Défense mosaïque
La « stratégie de défense en mosaïque » iranienne – une défense décentralisée où la souveraineté opérationnelle réside dans des commandements locaux capables de poursuivre le combat en cas de destruction du commandement national – est attribuée par de nombreux analystes au général Mohammad Ali Jafari. Avant sa nomination à la tête du Corps des gardiens de la révolution islamique (2007-2019), il dirige le Centre d’études stratégiques où il formalise, à partir de 2005, une doctrine de défense flexible, décentralisée et en couches, en tirant les leçons de la guerre Iran-Irak (durant laquelle il a servi au sein des forces spéciales bassidjis) et des invasions américaines de l’Afghanistan et de l’Irak en 2003. Dès 2005, chaque commandant provincial se voit doté d’une grande autonomie de décision en cas de crise.
L’autre atout majeur de l’armée iranienne réside dans ses drones Shahed-136, lancés par milliers au-dessus des eaux du Golfe depuis le début de l’attaque israélo-américaine. Ces engins auraient un coût réel de production de seulement 6 000 euros selon la revue de géopolitique Le Grand Continent.
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Menace iranienne
Joe Kent, le directeur de la lutte contre le terrorisme (National Counterterrorism Center) aux États-Unis, a démissionné le 17 mars. Il a déclaré dans sa lettre officielle, publiée sur son compte X : « Je ne peux pas en toute conscience soutenir la guerre en cours en Iran. L’Iran ne représentait aucune menace imminente pour notre nation et il est clair que nous avons déclenché cette guerre sous la pression d’Israël et de son puissant lobby américain. »
Ancien officier des forces spéciales, ancien paramilitaire de la CIA, Joe Kent a perdu sa femme Shannon (cryptologue de la Navy), tuée lors d’un attentat de l’État islamique en Syrie en 2019. Soutien historique de Trump et de la ligne « America First », il avait été nommé directeur du NCTC en juillet 2025. Il était jusqu’alors le principal conseiller du président sur la lutte antiterroriste. Opposé à l’aide à l’Ukraine dans le conflit avec la Russie, il a refusé la vaccination contre le Covid et a déclaré en 2021 : « Le vaccin, c’est un test de docilité ; Big Tech, l’outil qui permet de le surveiller. »
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SFR à la découpe
Altice France, la société mère de l’opérateur SFR, a annoncé vendredi 17 avril l’ouverture de négociations exclusives avec Bouygues Telecom, Iliad et Orange. L’objectif est la cession potentielle de SFR conjointement aux trois opérateurs, sur la base d’une offre révisée à 20,35 milliards d’euros. Jusqu’à présent, le groupe n’avait jamais accepté de signer une offre d’achat. L’accord porte sur l’essentiel des actifs d’Altice France et confère aux trois opérateurs rivaux une période d’exclusivité jusqu’au 15 mai 2026.
Une première offre de 17 milliards d’euros avait été refusée par Altice en octobre 2025, mais selon Actualité juive, Christel Heydemann, directrice générale d’Orange, poursuivait activement ses négociations avec Patrick Drahi, le fondateur franco-israélien d’Altice.
Christel Heydemann est née à Clamart le 9 octobre 1974. Son grand-père paternel, juif, avait fui l’Allemagne avant de s’installer en France et d’y créer une entreprise de torréfaction de café. Elle a été nommée Young Global Leader du Forum économique mondial en 2012. À la tête d’Orange depuis 2022, elle est devenue la deuxième femme à la tête d’une entreprise du CAC 40 après Catherine MacGregor (Engie).


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