L’ouverture du Net depuis les années 2000 (surtout 2005, avec l’arrivée de YouTube et Dailymotion) ressemble à la libéralisation des fréquences des radios libres en novembre 1981. Le pouvoir socialiste, sous la pression, met fin au brouillage systématique des radios pirates.
On écoute Ambre Chalumeau, « fille d’Arielle Saracco, ancienne directrice de la création originale de Canal+, et de Laurent Chalumeau, journaliste, scénariste, dialoguiste, critique littéraire et écrivain français », écrit Wikipédia.
La différence entre les « fréquences » du Net et celles de la bande FM, c’est la chronologie du brouillage : celui du Net est venu après la libération. Effectivement, vingt ans après les installations sauvages sur la Toile, la censure a frappé tous ceux qui ne pensaient pas droit. Le Net, qui était anti-mainstream au départ, par définition et par logique complémentaire – dire tout ce qui n’était pas dit sur les médias classiques –, devient lentement, sous la pression des autorités, mainstream. Mais un mainstream qui, comme le rock, doit sonner anti-mainstream. Un peu de provo, un peu de sexe, un peu de clash, et le tour est joué.
Pour les tenants de l’information pure, celle avec 0 % d’intérêts oligarchiques dedans, les choses se corsent. L’arrivée du faux libéral Macron à la tête du pays, placé là par les forces occultes, coïncide paradoxalement avec le durcissement du brouillage. Un brouillage qui n’est plus technique, mais médiatique : soit on coupe à la racine ce qui dérange, soit on invisibilise ce qui a poussé trop vite. C’est le cas d’E&R.
L’émission de Yann Barthès nous fait croire que la liberté est acquise, alors que c’est tout le contraire : on y vante la libération de la parole en radio, alors qu’elle est durement attaquée sur le Net. C’est une liberté leurre. Dernière attaque oligarchique en date, celle du site Off Investigation, qui fait de l’investigation poussée parfois au-delà de la ligne rouge. Certes, ce n’est pas Macron ou la Banque qui attaquent Rivoire et son équipe, mais des proxys. On ne se salit pas les mains, quand on fait croire qu’on incarne la démocratie. Il y a des officines pour ça. Et StreetPress, cette coquille vide, n’est qu’un des nombreux relais du pouvoir profond.
Il faut imaginer une idiote mandatée de moins de 25 ans parler ainsi à de vrais pros de l’info : c’est l’image parfaite du maccarthysme français actuel. Le 6 janvier 2026, la rédaction pond un communiqué maison. Le 4 janvier, elle avait réagi à l’attaque en ces termes :
Pendant les fêtes, Off Investigation et des pigistes ont été contactés par une journaliste de StreetPress. Elle a expliqué préparer un article sur certains journalistes « un petit peu chelous de Off Investigation ». « Chelous » parce que classés trop à droite selon la doxa StreetPress.
On imagine le niveau de la gonzesse, qui s’adresse tel un juge rouge à un accusé fabriqué de toutes pièces. C’est le monde à l’envers ! Les escrocs du journalisme qui surveillent et punissent tout ce qui n’est pas médiocre et corrompu. Car Off est tout le contraire de la médiocrité et de la corruption, que l’on retrouve mécaniquement dans tous les médias validés par le pouvoir, profond ou visible. En Macronie, les deux pouvoirs, le vrai et le leurre, ont tendance à se confondre : il n’y a plus de bla-bla, plus d’écran. La Banque ne se cache plus.
On ne résiste pas à envoyer une autre tranche de maccarthysme :
Il est 15h30 ce jeudi 18 décembre. C’est l’effervescence chez Off Investigation : nous nous apprêtons à accueillir les premiers invités et leurs familles à la fête que nous organisons pour célébrer le succès de nos audiences et notre installation dans nos nouveaux locaux. Je ne connais pas le numéro qui s’affiche mais je décroche : « Bonjour, je m’appelle L.B.* Je suis journaliste chez StreetPress et je prépare un papier sur Off Investigation. Je m’interroge sur certains profils qui écrivent chez vous… » Les préparatifs de notre fête battant leur plein, j’abrège la conversation et demande à mon interlocutrice de m’envoyer un mail.
Par acquis de conscience, je « googlise » le nom de L.B. Surprise, elle est très jeune et même encore en formation puisqu’elle est étudiante au Centre de formation des journalistes (CFJ). Et elle est en alternance chez StreetPress. Je m’étonne que ce média envoie en première ligne contre Off Investigation une si jeune consœur encore en formation [1].
Le monde est à l’envers quand les virus attaquent les globules blancs en les désignant comme « chelous », ou dangereux. StreetPress qui attaque Off Investigation, c’est la preuve que le Système, au bout du rouleau, s’appuie sur la médiocrité et le mensonge pour se maintenir. Sa répression de plus en plus absurde est signe de panique. Bientôt, comme aux États-Unis, le réel va revenir. N’en déplaise à Caroline Yadan.
La liberticide proposition de loi « Yadan » bientôt devant les députés
La proposition de loi visant à renforcer la négation du génocide du peuple palestinien et plus généralement à réprimer toute critique d’Israël, initiée par la députée ultra-sioniste Caroline Yadan, sera examinée à partir de la semaine prochaine par l’Assemblée nationale.
Co-signé par 120 députés, principalement des macroniens avec le renfort de quelques « socialistes », dont François Hollande et l’inévitable Jérôme Guedj, le projet a été déposé sur le Bureau de l’Assemblée en novembre 2024.
Il sera discuté, d’abord en commission des Lois le 14 janvier prochain, puis en plénière le 19 janvier, sous l’intitulé trompeur de projet « Visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme ».
Le texte vise à inscrire et à élargir dans la loi, les consignes de répression, notamment de « l’apologie du terrorisme » données par le gouvernement à tous les parquets de France, et qui se sont traduites depuis octobre 2023 par de très nombreuses mises en examen, plus de 800 selon certaines sources.
Mais pas autant, loin s’en faut, de condamnations, les juges appréciant les faits dans bien des cas de manière indépendante, sans se plier aux injonctions du gouvernement et du lobby pro-génocide en France.
L’une des astuces imaginées par Yadan et ses acolytes consiste alors à rajouter dans les textes de loi existants, le mot « indirectement », pour qualifier tel ou tel délit supposé.
Par exemple, s’agissant de la déjà liberticide loi de 2014 sur l’apologie du terrorisme, le texte actuellement en vigueur sanctionne la provocation « directe » à des actes répréhensibles ou à leur apologie. En ajoutant le mot « indirecte », on élargit à l’infini le champ potentiel de la répression. De même, est prévue une disposition interdisant d’utiliser le terme « résistance » à propos d’entités dont on aura préalablement décrété qu’elles étaient « terroristes ». (Source)
Puisqu’on parle maccarthysme, écoutons les communistes


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