Le PSG flamboyant dégoulinant de stars, qui n’a gagné que des titres nationaux mais aucun titre continental, a laissé place à un PSG de travailleurs communistes inconnus unis dans un même projet : des mineurs de fond, des stakhanovistes.
Il a fallu attendre Luis Enrique, son talent et son autorité face à la politique du chèque, pour que le PSG laisse un entraîneur décider de la stratégie et du recrutement. À l’arrivée, une vingtaine de mecs inconnus, mais complémentaires, écrasent toute l’Europe.
C’est une leçon de collectivisme, pris dans sa bonne acception, sur la folie de la starisation, donc de l’individualisme. Il est étrange que dans ce domaine ultra concurrentiel et ultralibéral, le foot de très haut niveau, un esprit foncièrement communiste vainque avec la manière.
On a une pensée émue pour les clubs anglais richissimes et farcis de talents que les Parisiens ont éclatés depuis deux ans. Même s’ils ne gagnent pas la finale du 30 mai contre Arsenal, la leçon de football et d’organisation de l’Espagnol restera. Et déborde du cadre footballistique.
On pense, dans la nouvelle économie de l’information sur le Net, aux personnalités qui consolident leurs sites, et à juste titre, diversifiant leur offre (radio, télé, presse, humour) et qui seront probablement les grands « titres » de demain : Houdiakova, Marcel, Aberkane, Rivoire, Lapierre, Poussard, etc.
L’argent et les dons affluant, la tentation est grande de pratiquer la politique du chèque et du clinquant de Nasser al-Khelaïfi, pourtant, l’avenir appartient aux centres de formation, et E&R est le premier d’entre eux, même s’il forme des talents qui vont fleurir ailleurs, et c’est la loi du genre. La station Europe 1, du temps de sa splendeur, a tenu ce rôle ingrat mais glorieux dans les années 70.
Le combo gagnant, c’est le centre de formation couplé à une politique de développement. Car il faudra toujours de nouvelles têtes, c’est l’exigence de la nouvelle économie. On le voit avec Doué (20 ans), Barcola (23), Mayulu (19), Emery (20), qui n’ont pas été formés au club mais à qui le club a fait confiance en les jetant dans le grand bain. Et du grand bain on ne peut sortir que nageur ou noyé...
Le résumé du match
Luis évoque le contrôle des émotions
dans sa conférence de presse d’avant-match


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