Ça alors, les agriculteurs ne sont pas contents, alors que tout va bien. Les élites et l’État font pourtant du bon boulot, nous dit Le Monde. C’est la faute des populistes !
On pique gratuitement leurs bêtes malades, on les indemnise grassement, on abat tout le troupeau quand une bête commence à voter natio – c’est le concept de représailles préventives à l’israélienne –, on leur envoie des flics et des hélicos pour les protéger, on les gaze et les tabasse pour les calmer quand ils sont trop énervés, on leur offre de la vache surdopée du Mercosur et du poulet ukrainien à deux balles, et voilà que pour nous remercier, ils bloquent les autoroutes !
Le Macron, qui a menti à tout le monde, à la fois aux agriculteurs sur l’air de « on va adapter le Mercosur pour pas que vous souffriez trop », et à la Commission à qui il demande des délais pour calmer le peuple paysan, alors que tout est acté. On écoute France Info résumer le dilemme :
Une journée sous tension à Bruxelles. Des milliers d’agriculteurs manifestent dans le quartier des institutions européennes, jeudi 18 décembre, alors que les dirigeants des 27 États membres se réunissent en sommet. L’accord avec le Mercosur, que la présidente de la Commission européenne aimerait signer samedi, sera l’un des sujets au cœur des échanges. « Sur le Mercosur, nous considérons que le compte n’y est pas et que l’accord ne peut pas être signé », a déclaré Emmanuel Macron à son arrivée. « Nous demandons que le travail continue […] pour que notre agriculture soit respectée », a insisté le président de la République.
On peut dire que l’UE a tué Bruxelles. Avant, Bruxelles c’était ça :
Aujourd’hui, Bruxelles, c’est la dictature qui enfonce 450 millions d’européens (moins l’oligarchie européiste et ses 43 000 servants surpayés) dans une crise sans précédent.
Pour parler du malaise paysan, des petits éleveurs en particulier, Malherbe n’a rien trouvé de mieux que d’inviter le président de la FNSEA. C’est comme si, pour parler du génocide des Palestiniens, BFM invitait Olivier Rafowicz ou Enrico Macias.
Tiens, on a retrouvé ça. Les archives, ça a du bon, parfois.


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