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L’Amérique aurait-elle moins de pauvres avec moins de migrants ?

C’est la question qu’on se pose au moment où la police anti-clandestins ou anti-migrants de Trump met la pression dans la rue. On sait que Trump considère les gauchistes antifas comme une organisation terroriste, ce qui là-bas a des conséquences brutales.

 

Celui qui dégaine un portable peut se faire transpercer par les balles des flics ou des ICE. De l’autre côté de la barrière politique ou raciale, il y a cinquante millions de pauvres aux États-Unis, soit une France. Il faut vivre avec 700 dollars d’aide sociale par mois, sans possibilité de soins, dans sa bagnole ou dans une caravane, qui plus est dans des régions où le boulot est rare (Richmond, au pied des Appalaches). Et quand il y en a, c’est du bullshit job.

Là-dessus, ceux qui sont à la limite de la pauvreté – ou du précipice social – risquent chaque jour, après un retard de loyer de cinq jours seulement ! (punaise, nous on serait déjà à la rue), de se faire expulser. Là-bas, on part du jour au lendemain, parfois en laissant ses affaires sur place. Ensuite, il faut improviser. C’est là où le terme résilience prend tout son sens.

27,5 millions d’Américains ne disposent en effet pas d’Assurance maladie, 60 millions sont très peu couverts et la plupart des Américains mal assurés, 45 000 décès sont recensés chaque année par manque d’accès aux soins et 530 000 ménages se trouvent en situation de faillite en raison du coût des frais de santé. (Source)

Cette Amérique sous les radars n’apparaît pas dans les films, où on a affaire à ses super-bimbos et à des super-héros. La réalité est ailleurs : des pauvres, des gros, des déprimés, des alcoolos, des sans avenir. Mais c’est le pendant du rêve américain, qui donne à chacun selon ses possibilités. Ceux qui n’ont pas d’options, eh bien, qu’ils crèvent. Et ils crèvent, bien avant l’heure. La mortalité avant 65 ans a augmenté de 27 % en dix ans. C’est encore pire dans les régions dévastées par la crise industrielle, comme on va le voir en Virginie.

Les articles sur la pauvreté aux USA sont des marronniers, mais il est bon de rappeler l’envers du décor, au moment où de nombreux chefs d’État se réclament de Trump et du trumpisme. Il y a des paradoxes : beaucoup de pauvres Blancs votent Trump, même si ce dernier supprime des aides sociales. Oui, mais en désenclavant le travail, c’est-à-dire en baissant les charges patronales. Il n’est pas si con. La question, c’est est-ce que les patrons vont embaucher. Pour cela, il faut de la sécurité sur l’avenir, on appelle ça de la confiance en l’économie, qui n’est donc pas une science. Voilà pourquoi Trump, dans chacun de ses discours, vante l’Amérique, la croissance, les bénéfices, l’emploi. Cela peut paraître de la pensée positive à la con (on n’aime pas ça en France), mais ça consiste à dé-déprimer les gens. On ne sait pas si le verbe primer passe ici, mais c’est le sens.

 

 

Au fait, la question de départ : moins de pauvres si moins de migrants ? Pas vraiment, puisque les migrants vont là où il y a du boulot, même mal payé. Les Latinos ne débarquent pas à Richmond, où ils seraient mal reçus, pas forcément par racisme, mais parce qu’il y a déjà peu à partager. Ils vont en Californie, le premier État agricole des USA, qui est malgré tout en pénurie de main d’œuvre ! Normal, après une période d’esclavage et d’adaptation, ils migrent vers des petits jobs moins durs, moins exposés physiquement. La Californie compte 11 millions d’immigrés, 27 % de sa population est née à l’étranger, et 14 % est étrangère, des taux doubles par rapport au pays entier.

Il y a donc une crise du travail et du salariat aux États-Unis plus qu’une crise de l’immigration, ou du grand remplacement. On apprend dans Le Monde que Renaud Camus est très lu de l’autre côté de l’Atlantique. Le journal des lobbies et des marchés n’a pas pu s’empêcher du lui accoler le qualificatif « glaçant », le préféré d’Anne-Sophie Lapix quand un fait divers touche sa communauté préférée.

Renaud Camus en est sûr : décision a été prise « en haut lieu » de nous envoyer pour finir de détruire sa réputation. Cette démarche est pourtant bien la nôtre. Sa mue donne le vertige. Ceux qui le vénèrent aujourd’hui, à l’extrême droite, l’ignorent pour la plupart, ou se gardent de le mentionner : Renaud Camus n’a pas toujours été des leurs. L’homme incarnait même tout ce qu’ils détestent : l’avant-garde artistique, le cosmopolitisme, un symbole de l’émancipation homosexuelle. En quarante ans, il est passé de Louis Aragon à Éric Zemmour. Des fuck-rooms de l’Anvil, la boîte sado-maso de New York, au rendez-vous de Rungis [Val-de-Marne], grand-messe annuelle de l’extrême droite radicale. Des pique-niques à la Factory d’Andy Warhol aux apéros « saucisson pinard » organisés par les identitaires.

 

Renaud est passé en quelques décennies de sale pédé à sale fasciste ! Mais les deux ne sont pas incompatibles. Vient la partie intéressante de ce portrait à charge (les gauchistes ne peuvent pas s’en empêcher, c’est vraiment une maladie), la contamination des élites américaines par le vieux châtelain de presque 80 ans. On sent déjà les auteurs de l’article trembler.

Mais c’est surtout la réélection de Donald Trump qui lui a donné une visibilité nouvelle. On ne compte plus les éminences MAGA (« Make America Great Again ») qui ont été reçues à Plieux ces derniers mois. Il y a d’abord eu le blogueur néoréactionnaire Curtis Yarvin, l’un des maîtres à penser des nouvelles élites trumpistes, proche du milliardaire fondateur de PayPal, Peter Thiel, venu discuter de la fin de la démocratie en mangeant des cannelés arrosés de champagne. L’excentrique personnage a fini sa journée chez les gendarmes, qui l’ont ramassé dans un champ après un accident de voiture. Puis, c’est l’intellectuel chrétien orthodoxe Rod Dreher, un ami du vice-président américain, J. D. Vance – il l’a accompagné lors de sa visite au nouveau pape, Léon XIV –, qui est venu prendre le thé au château. Dreher, qui s’est installé en Hongrie par soutien à la politique civilisationnelle de son Premier ministre, Viktor Orbán, apprécie les thèses de Camus sur le déclin culturel de l’Europe. Enfin, le suprémaciste blanc Jared Taylor est venu offrir au maître de Plieux une pierre taillée en hachoir, aux bords très acérés, d’époque archaïque amérindienne ; comme s’il accomplissait un rite païen voué à reconnaître en Camus un maître.

Pour nous faire excuser de ces emprunts interdits par la loi du Monde, on va citer le livre des deux compères, Gaspard Delhemmes et Olivier Faye, dont le titre nous a bien fait rire : L’Homme par qui la peste arriva, et dessous, Aux origines du « grand remplacement ». Tiens, ça nous rappelle ce bon vieux (Jérôme) Salomon, qui avait comparé le covid à la peste noire. Décidément, la peste est partout.

***

 

Après le portrait d’Elon Musk, Faits & Documents vous présente en détail les principaux protagonistes de la réforme globale de l’Amérique. Inévitable pour appréhender le monde qui vient…

 

Vous trouverez dans ce numéro :

- Portrait :
• J. D. Vance, vice-président des États-Unis
• Marco Rubio, secrétaire d’État
• Pete Hegseth, secrétaire à la Défense
• Scott Bessent, secrétaire au Trésor
• Robert Francis Kennedy Jr., secrétaire à la Santé

- Enquête : Blackstone & BlackRock, le capital privé et l’empire invisible

- Actualités : trois pages de brèves françaises et internationales,

 

 

(cliquez pour agrandir)

Renaud, notre Assurancetourix

 
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44 commentaires

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  • #3590198

    C’est donc ce pays-là qui nous sert d’exemple depuis 1945 ? Et bien ! Heureusement que j’entends dire qu’à choisir, il vaut mieux être sous parapluie américain. Deux erreurs dans cette dernière phrase : nous n’avons rien choisi du tout, et le parapluie, ils nous l’ont mis dans le fiak depuis fort longtemps.

    Il faudra au minimum une génération pour espérer que l’économie américaine remonte du gouffre où elle se trouve ; avec des élections tous les quatre ans et des mid-terms tous les deux ans, on peut douter que cela arrive. Les chiffres de l’analphabétisme explosent, les ingénieurs et les chefs de projets manquent, les diplômés se font la malle dans des pays où ils peuvent exprimer leur savoir-faire. C’est une société vivant uniquement sur la financiarisation et les métiers de service. Or, on ne fonde pas une société viable là-dessus. C’est bien pour cela que Donald se dépêche de piquer tout ce qu’il peut : quand on n’a plus de richesses, on s’octroie la richesse des autres par la force.

    C’est la même chose en Europe, sauf que comme nous nous sommes coupés de tous les pays désignés comme infréquentables, pour nous mettre à la remorque des amerloques qui ne nous le rendent pas, l’effondrement sera encore pire, si cela est possible.

    En attendant, entre une guerre civile et des Etats qui ne verraient pas d’un mauvais œil de faire sécession, il y a quand même un risque véritable d’éclatement des Etats-Unis. J’ignore si nous verrons cela de notre vivant – ce serait une véritable déflagration ; il y a sans doute plus de chance que l’on assiste à l’éclatement de l’Europe. L’un dans l’autre, ce sont des empires qui ne reposent sur rien et partant, sont d’une nocivité crasse pour les peuples. Leurs disparitions ne seront pas regrettées par grand-monde, du moins dans un premier temps.

     

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    • #3591492

      L’Amérique était un projet d’exploitation parasitaire qui s’est fait sur le dos des autochtones. Et comme tous les parasitismes, ça fini par tuer l’hôte sur lequel le parasite s’est installé. Du coup, le parasite américain cherche à phagocyter les autres organismes qui l’entourent pour tenter de survivre.
      On vit la même chose en France, et dans toute l’Europe. Nos parasites à nous aussi ont tenté de prolonger leur survie en phagocytant d’autres nations qui nous entouraient ("le devoir de coloniser et de civiliser les races inférieures" de Jules Ferry). Ce projet parasitaire là ayant raté, les parasites ont essayé de phagocyter les nations "inférieures" qu’on appelait "pays de l’Est", comme une expression utilisée pour désigner une maladie honteuse ; ça a donné la Communauté Economique Européenne, devenue par un tour de passe-passe législatif l’U.E. (qui n’est plus économique , ni démocratique)

      Nos système capitalistes sont condamnés à péricliter, car comme pour le communisme ce ne sont pas des système pérennes ; ce sont des systèmes de prédation ou le riche enfant gâté, rejeton d’une dynastie de pillards de pères en fils, règne par la loi du plus fort, de la magouille et de la corruption en fonction de ses caprices.
      Et bien sûr, c’est le salaud de pauvre, l’inutile, le seul vrai et unique parasite puisqu’il faut s’en occuper en lui jetant des miettes pour calmer sa faim et sa soif de révolte, qui est le responsable de toute cette goinfrerie entropique.
      Aux U.S.A. on le parque dans des réserves, en Israël, dans le camp de concentration de Gaza. Et chez nous, ou ont-ils prévus de nous parquer ?

      J’ai bien peur qu’à part une poignée d’autochtones destinés à finir dans une réserve Disneyland ou comme aux USA, ils feront le spectacle pour les touristes, dansant et gesticulant autour d’un feu, affublés de leurs oripeaux de sauvages : baguette sous le bras et bérêt ou canotier façon Maurice Chevalier, j’ai bien peur qu’ils n’aient pas l’intention de nous parquer nulle part, mais de nous faire crever de diverses manières toutes plus lucratives les unes que les autres.
      Pandémie, Guerre Mondiale, Guerre Civile, famine, suicide démographique ou suicide assisté remboursé par la sécu ; les moyens ne manquent pas pour faire de l’optimisation et de la rentabilité, dans la gestion de la crise des inutiles.
      La seule question qui nous préoccupe : leur système s’éffondrera t’il avant qu’ils nous aient tous fait disparaitre ? Je pense que oui.

  • #3590207
    Le 27 janvier à 17:56 par Sturmgehwer-Kalachnikova

    Ce que beaucoup de droitards ont du mal à intégrer, c’est qu’aux Etats Unis les noirs sont américains pas des migrants ou en petit nombre. La plus part des entrants sans papier sont mexicains. Pour ces zemmouristes les magrébins sont des palestiniens, et les mexicains représentent une menace. Des djihadistes peut-être ?

    On verra, au delà des quelques bavures graves de ICE, quels sont les statistiques à mi-mandat de baisse d’entrée de migrants ainsi que les sanctions adressés aux employeurs de ces sans papier. Le nombre d’entreprise qui ont fermé faute de ne plus avoir cette main d’œuvre bon marché. Les droitards français rêvent d’un Trump pour la France comme il rêvait d’un Sarkozy, l’homme au T-shirt NYPD et au Karcher.

     

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  • #3590210

    ’ Aux USA’ par rapport a qui ou a quoi ?

    On parle de chiffres au final...
    Et les chiffres Francais, Chinois, Russes, ils sont ou ?

    Les chiffres de la pauvreté des pays cités, ca fait rire tout le monde,
    on sait trés bien que tout ne peut qu’aller vers le mieux,
    Et que les chiffres négatifs, même sur 5 ou 10 ans d’affilés, ne sont
    qu’un épisode malheureux vers le plus grand bonheur
    pour tous et le paradis terrestre.

    Ce sont des cultures ou le déclin, et la faillite systémique ne sont
    tout simplement pas concevables, et encore moins avouable.

    Donc bon les chiffres Américains (et la réalité Américaine), cela
    a le mérité d’exister .
    Alors que la pauvreté Francaise, Russe ou Chinoise... ca n’existe pas
    vraiment , n’est-ce pas ? en tant que réalité ?

    C’est juste un contre-temps, un probleme a régler.... par la redistribution
    ou le le marché... un économie planifiée...un nouveau leader...

    Idem pour la drogue, et la dynamique socio-économique en général.
    Le seul tort des USA c’est de donner les chiffres sans les commenter,
    sans les excuser.

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  • La France aurait-elle moins de délinquants en prison, et d’agressions en tout genre avec moins de migrants ? Pas sûr... Au début du XXeme siècle, on ne peut pas dire que la France faisait face à des hordes de migrants... pourtant les prisons (et les bagnes) étaient pleins et la délinquance sûrement plus importante qu’aujourd’hui...

     

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    • #3590310
      Le 28 janvier à 08:44 par sérieux.... ouvrez les yeux un peu.

      "sûrement plus importante qu’aujourd’hui.."

      Sûrement ... ou pas. Je pense que tu dis des bêtises. De deux, les prisons étaient pleines ? T’es sûr ?
      Et crois-moi que si on rétablissait le bagne, il te faudrait trois iles aux Diables au lieu d’une.
      Enfin, pour conclure le débat très simplement : que les prisons françaises soient remplies de français n’a rien de dérangeant. Quand elles sont remplies d’étrangers, c’est là le problème.

      Quand ton frère fout le bordel dans ta baraque, tu réagis de la même façon que si c’était le voisin ? Si tu dis oui, c’est pas la peine de répondre, parce que ça sera le signe que t’es un traître dans le sens premier du terme.

    • Ok et alors ? Moi ce qui me gêne, c’est leurs origines qu’ils soit français de papiers ou pas, ce ne sont pas des français… Je trouve légitime de savoir pour qui vont mes impôts, et non seulement de subir leurs méfaits je dois casquer pour les engraisser en prisons, leurs construire des pistes de karting et autres amusements.

    • Au début du XX : pas de RSA, pas de CMU, pas de CAF, pas de banque alimentaire, pas d’Emmaus, pas de Restos de cœurs, travail journalier, pas de chômage..... Bref il y avait de bonnes raisons de voler, de cambrioler, de chaparder, de squatter..... Quelles sont les excuses aujourd’hui pour se trouver en tôle ?

    • A une époque il y avait une rubrique sur le con du mois. Dandy a un énorme potentiel dans la catégorie.

  • #3590259

    Les hausses des taxes à l’importation pénalise les plus pauvres. Les petites entreprises vont fermer faute de main d’œuvre bon marché de sans papiers.

     

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    • #3590394
      Le 28 janvier à 18:04 par Général Pinochet

      @ al Aqsa

      en effet, c’est le risque... j’ai ouï dire que Trump veut contre-balancer cela par une baisse des charges et taxes intérieures (notamment sur l’énergie). On verra bien...

      Ce qui est certain c’est que les entreprises qui dépendent d’une main-d’œuvre illégale et de redistribution étatique ne sont pas des entreprises réellement viables... Ce système d’immigration à bon marché entretient artificiellement en vie des entreprises non réellement rentables. Et cela encourage les secteurs les moins innovants du capitalisme...

      A long terme, cela entraine une baisse de la production collective de richesse... trop de fast-food clandestins et pas assez de Big Tech... Cette baisse se répercute, comme l’assistanat, dans toute la chaine de valeur... à la fin, c’est l’inflation (production de richesse réelle stagnante vs. augmentation de la masse monétaire et de la main-d’oevre).

      On touche là à des causes profondes de la stagnation des classes populaires occidentales.

      En supprimant la main-d’oeuvre clandestine, on forcera les capitaux concernés à aller s’investir dans des secters innovants et générateurs de vraie richesse.

      Enfin, il se pose la question lancinante de l’égalité devant la loi... le principe du capitalisme est que la loi est la même pour tous... si on accepte que certains ne sont pas soumis à la loi (les illégaux et leurs employeurs), alors c’est à terme tout l’édifice juridique et social qui va s’effondrer.

    • #3591493

      @ Pinochet
      Plutôt que de "supprimer la main d’oeuvre clandestine", ne vaudrait-il pas mieux supprimer les patrons des entreprises qui font du lobbying auprès des politiciens en payant leurs campagne électorale pour qu’en échange ils aient le droit d’importer du migrant bon-marché afin d’augmenter leurs bénéfices en pesant à la baisse sur les salaires ?

      Et une autre question :
      Si "on supprime la main d’oeuvre clandestine", est ce que ces entreprises, au lieu de délocaliser du migrant, ne vont pas se délocaliser elles mêmes pour aller chez le migrant bon-marché, afin d’augmenter leur bénéfices grâce aux salaires inférieurs et à l’absence de coût de protection sociale ?

      Et une constatation : est-ce les petites entreprises qui font du lobbying pour pouvoir importer toujours plus de migrants et de clandestins bon-marché pour survivre face aux gros, ou est-ce que c’est les multinationales apatrides bénéficiant d’aides de l’état, de crédit d’impôts et tout le toutim (genre Grand-Frais pour prendre un exemple récent et qui importe 85% d’Africains pour travailler dans ses entrepôts) ?

  • #3590320

    Qu’il s’agisse d’un organisme vivant ou de la société d’un pays, le parasitisme n’a jamais amené rien de bon.

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  • #3590337
    Le 28 janvier à 11:19 par Palm Beach Post : "Cult !"

    l’Amérique, c’est quasiment à la base que des migrants...

    c’est aussi le règne du pognon
    mais pas partout

    c’est un vaste territoire
    avec, en dehors des villes, de beaux paysages

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  • #3590357

    Mécaniquement, la réponse est dans la question.

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  • Les Etats Unis c’est marche ou crève, à partir du moment ou tu as du fric personne ne te fera remarquer si tu es blanc ou noir, chrétien ou musulman, petit ou grand,…
    C’est chacun pour soi, l’Etat assurant les fonctions régaliennes, pour le reste tu ne peux compter que sur ton compte en banque.
    Et c’est ce que la France est en train de devenir, seuls les plus riches, les plus forts, les plus égoïstes s’en sortiront.

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  • #3590400
    Le 28 janvier à 18:23 par Général Pinochet

    lorsqu’on fait venir de la main-d’oeuvre bon marché voire clandestine peu formée, cela signifie qu’on refuse de payer les métiers concernés au prix du marché...

    - d’une part il est comique de voir que c’est ouvertement une exploitation... on fait venir des racisés pour les exploiter... et la gauche appelle cela le nouvel humanisme !
    - sans cet afflux permanent, la hiérarchie des métiers serait probablement modifiée, et les services à la personne plus onéreux. Cela encouragerait probablement la natalité populaire endogène pour combler ce marché payé correctement. Bref, on aurait une authentique réduction des inégalités !
    - en outre, l’immigration pèse sur les infrastructures matérielles et sur la cohésion morale. Il y a donc des coûts externes que les employeurs d’immigrés font peser sur toute la société. Il y a donc privatisation des bénéfices et socialisation des pertes. Si les employeurs devaient réellement payer le coût total de cette main-d’œuvre immigrée, alors ce serait certainement moins rentable.

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