Les mots nous manquent, le choc est rude. Le catho sionard de droite Bolloré, qui possède plein de médias – un titre à chaque doigt et un doigt dans chaque pays – vient de limoger Olivier Nora, l’éditeur chéri des bien-pensants.
Conséquence, la maison Grasset a perdu 170 auteurs irremplaçables, historiques. Parmi nos préférés : Beigbeder, Springora, Liberati, Horvilleur, Bruckner, Bronner, Weitzman, Askolovitch, BHL, Abécassis, Zalberg, Bursztein, Chalandon, Daam, Enthoven, Génestar, Reichstadt, Rosencher, Guez, Venner, Prazan, Minc, des qui osent tremper leur plume dans leur sang pour nous rappeler la souffrance d’un peuple sûr de lui et exterminateur.
On ne comprend pas que les Français ne descendent pas par millions dans les rues pour protester contre cette montée du RN dans l’antre de la république des lettres. Alors que le RN c’est la mort, la torture, la déportation, enfin, c’est ce que nous raconte la presse, très noraphile.
La liste de Nora
Eliette Abécassis, Laure Adler, François-Xavier Albouy, Metin Arditi, Claude Arnaud, Claude Askolovitch, Michka Assayas, Lila Azam Zanganeh, Elisabeth Barillé, Jean-Luc Barré, Frédéric Beigbeder, Anne Berest, Jean-Marc Berthon, Laurent Binet, Maïtena Biraben, Evelyne Bloch-Dano, Adelaïde Bon, Dominique Bona, Julie Bonnie, Hugo Boris, Pierre Briançon, Geneviève Brisac, Elvire de Brissac, Gérald Bronner, Pascal Bruckner, Doan Bui, Rosa Bursztein, Anna Cabana, Edouardo Castillo, Claire Castillon, Catel, Sorj Chalandon, Laurent Chalumeau, Georges-Olivier Chateaureynaud, Louis Chevaillier, Anne Cibron, Grégory Cingal, Jérôme Clément, Adelaïde de Clermont-Tonnerre, François de Closets, Annick Cojean [journaliste au Monde], Laetitia Colombani, Thierry Consigny, Oscar Coop-Phane, Delphine Coulin, Nadia Daam, Jean-Michel Décugis, Pauline Delassus, Julien Delmaire, Virginie Despentes, Nathan Devers, Ananda Devi, François Dosse, Pauline Dreyfus, Alexandre Duval-Stalla, Salma El Moumni, Camille Emmanuelle, Jean-Paul Enthoven, Dalie Farah, Stéphane Faure, Valentine Faure [journaliste au Monde], Annie Ferret, Balla Fofana, Dominique Fortier, Caroline Fourest, Patrice Franceschi, Dan Franck, Thierry Frémaux, Romuald Gadegbeku, Fabrice Gaignault, Raphaël Gaillard, Victoria Gairin, Anne F. Garétta, Alain Genestar, Florent Georgesco [journaliste au Monde], Hélène Gestern, Catherine Girard, Anne Goscinny, Philippe Grimbert, Romain Gubert, Pauline Guéna, Olivier Guez, Cécile Guilbert, Nicolas Guilbert, Maïram Guissé, Jean-Baptiste Harang, Félicité Herzog, Florence Heymann, Delphine Horvilleur, Maïa Hruska, Claudie Huntzinger, Vincent Jaury, Philippe Joanny, Oriane Jeancourt Galignani, Laurent Joffrin, Laurent Joly, Manon Jouniaux, Nelly Kaprièlian, Gaspard Koenig, Mériam Korichi, Andreï Kozovoï, Isabelle Lacoue-Labarthe, Dany Laferrière, Philippe Lafitte, Alexandra Laignel-Lavastine, Emilie Lanez, Maria Larrea, Viktor Lazlo, Elise Lépine, Marc Leplongeon, Bernard-Henri Lévy, Simon Liberati, Laure Limongi, Bruno Lus, Johanna Luyssen, Richard Malka, Andrea Marcolongo, Bruno Meyerfeld, Alain Minc, Tania de Montaigne, Julie Neveux, Laurence Nobécourt, Gaëlle Nohant, « « « « Véronique » » » » Olmi, Christophe Ono-dit-Biot, Christine Orban, Jean-Noël Orengo, Simon Parcot, Bruno Patino, Anthony Passeron, Judith Perrignon, Michelle Perrot, Yann Plougastel, Séphora Pondi, Didier Pourquery, Michael Prazan, Paul Preciado, Charlotte Pudlowski, Sonia Rachline, Léonor de Recondo, Rudy Reichstadt, Patricia Reznikov, Jennifer Richard, Patrick Roegiers, Anne Rosencher, Adèle Rosenfeld, Baptiste Rossi, Gilles Rozier, Eric Sadin, Jean de Saint-Cheron, Colombe Schneck, Maren Sell, Antoine Sénanque, Abnousse Shalmani, Anne Sinclair, Stephen Smith, Seynabou Sonko, Vanessa Springora, Sylvie Tanette, Aude Terray, Alexandre Tharaud, Sandrine Treiner, Martin Untersinger [journaliste au Monde], Fiammetta Venner, Thierry Vila, Marc Weitzman, Laurent de Wilde, Yseult Williams, Carole Zalberg.
La presse noraphile, après un moment de sidération, s’est mise en branle pour relayer au risque de sa peau les tribunes de collectifs d’auteurs moralement détruits par la violence bolloréenne. Maintenant, ce sont les auteurs Stock qui, dans Le Monde, assistent « consternés à la destruction de notre maison-sœur, Grasset ». C’est un véritable tremblement de terre, plus important que les contractions orgasmiques du détroit d’Ormuz. Pour France 24, la fronde est « fulgurante ».
En vérité, le grand remplacement chez Grassouillet c’est pour faire de la place à la droite sioniste, faut pas se leurrer. La gauche sioniste – antiraciste – est passée de mode, elle ne cadre plus avec la violence d’État israélienne, qui enchaîne depuis 2023 les massacres en Orient comme les nazis à l’été 1941 en URSS. Certes, les auteurs maison sont souples, ils sauront changer casaque si la maison-mère (Israël) l’exige.
Ce changement est une bonne chose, les auteurs Grasset commençaient à tourner en rond avec leurs histoires de nombril et de cul, Bolloré a balayé tout ça, c’est le moment d’investir la deuxième grande maison derrière Gallimard. Qu’on se le dise !


et
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