Oui, ça fait deux barbarisme dans le titre, mais nécessité fait loi. Nous partageons une chose avec les femmes indiennes, qui, elles, le vivent au sens propre, nous au sens figuré : le dégoût du vitriolage, ces jets d’acide au visage.
Il s’agit de punir à coups d’acide sulfurique le désir pour un autre homme, ou l’adultère ; pour nous, la position antisioniste à coups d’acide sionidrique. Dans les deux cas, les visages sont marqués à vie, là encore au sens propre et au sens (dé)figuré.
Car ensuite, on ne peut plus vivre normalement : toutes les administrations, les boulots, les banques, les amis, la famille nous ferment leur porte. On vit autrement, en parias, en résistants. Rassurez-vous, on ne va pas vous demander de l’argent en pleurnichant, assis dans la rue : on agit. La persécution est un bon ressort d’action, et de pensée. Il n’y a plus d’hypocrisie, de faux-semblant, d’écran : c’est la violence du Système direct en pleine poire.
L’attaque à l’antisémitisme, c’est-à-dire à l’acide sionidrique, est une ignominie que tout le monde devrait condamner, puisque tous les non-juifs y passeront un jour, quoi qu’ils aient pu penser ou dire : ils sont virtuellement et potentiellement coupables de ne pas être juifs, donc susceptibles d’être, au fond de leur âme, des antisémites, c’est-à-dire des nazis. On ne s’embarrasse pas de nuances, dans le camp d’en face.
Cependant, on remarque qu’on y survit et que, comme dirait Fritz, on en devient plus fort. Pour les survivants, l’acide sionidrique (on va rester sur le sens figuré) devient une espèce de cape d’invincibilité. Nous sommes défigurés, socialement, mais plus rien ne peut nous arriver. On peut nous jeter des fioles d’acide sionidrique au visage, ça ne nous fait plus rien. Mieux, il y a une esthétique du visage sionidrisé : signe d’insoumission, de résistance, et de courage suprême, cela devient une valeur.
Après cette petite séance d’autocongratulation, on va passer aux choses sérieuses, la lenteur de la justice française, qui a en main depuis 2019 les listes des amis d’Epstein en France, et qui a du mal à se mettre en route. C’est marrant, pour nous, ça a été beaucoup plus rapide.
Eh, parmi les crapules qui ont choisi ce psychopathe, les oligarques qu’il l’ont financé, les magistrats qu’ils ont fait élire, personne pour lui rappeler que normalement il est le garant des institutions ? (Et au passage que son comportement de petit télégraphiste de Netanyahou… pic.twitter.com/MOV9D2as2U
— Régis de Castelnau (@R_DeCastelnau) February 15, 2026
Les caddies se vident, les frigos se vident, les Français vont bientôt se réveiller et comprendre que la paupérisation ne tombe pas du Ciel, mais des côtés : c’est une persécution, une répression, une punition. Mais de quoi les Français sont-ils coupables, demandent les naïfs ? De rien, juste de commencer à se réveiller pendant que des inconnus fouillent leur maison à la recherche de valeurs...
L’allégorie du jour : soutien à nos sœurs indiennes


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