Je regrette que lorsqu’une personne découvre la non-infaillibilité de tout outil sociétal humain (car comme sa structure humaine, il est vivant , mouvant , instable de fait) , elle se projette bien trop facilement dans la caricature de celui-ci.
Même si c’est forme légitime pour pousser plus avant dans le débat et la confrontation d’idées, cela reste une maladresse car le parti pris en découlant n’implique pas que l’on fit une réelle part des choses, une réelle synthèse des acquis propre à chaque différente approche, mais bien que l’on s’arrête alors aux carcans de la polémique. Car au final , après ces analyses , qu’est-on alors en position de proposer ?
Je pense qu’il est bien de déceler les failles d’un système d’autant qu’en réalité elle portent en elles-mêmes la source des solutions, reste à perfectionner toujours tant que possible celles-ci , car à trop vouloir analyser les défauts d’une charpente qui fera que la maison ne durera pas mille ans mais deux cents , qu’il faudra en plus s’enquérir des fuites du toit et des invasions régulières des rats par la cave (etc etc) : Alors on ne construit plus rien.
Aucune des inventions ou bien découvertes que les humains ont pu faire n’est parfaite, et toujours il faut les travailler et les retravailler, c’est pourquoi je donne à Chouard le crédit d’essayer, et ce de manière sérieuse.
Quand bien même l’exemple principal auquel il se réfère a été lui aussi faillible jusqu’à avoir disparu, rien n’empêche de reprendre les travaux et de s’y atteler, améliorer , enrichir , optimiser (je suppose que cela nécessite plus d’efforts et de temps concernant l’optimisation et l’harmonisation de la société humaine que pour améliorer toujours le fonctionnement du fil à couper le beurre, à la vue des paramètres en jeu).
Le chemin vers notre propre émancipation est sans fin, c’est pourquoi le débat y étant lié le sera de même.
Mais précieux sont ceux qui travaillent vraiment aux solutions , d’autant qu’ils sont très notablement plus rares que ceux qui travaillent à la critique pourtant pertinente.