Bruno Salomone s’est éteint. Il était comédien et débuta dans l’humour, dans la petite troupe Nous Ç Nous aux côtés de Jean Dujardin, qui deviendra une star. Nous en reparlerons plus bas.
Bruno fit plusieurs choses dans sa vie, on put l’apercevoir dans des nuits de poker sur Paris Première (si notre mémoire est bonne), mais surtout dans la série Fais pas ci, fais pas ça diffusée sur France 2, qui connut un réel succès, d’après Wikipédia.
À partir de 2007, il prête ses traits à l’un des personnages principaux de la série de France 2 Fais pas ci, fais pas ça, Denis Bouley, un père de famille recomposée tendre et attachant, aux côtés d’Isabelle Gélinas. La série connaît un large succès critique puis commercial. Le succès du programme lui permet de faire des choix à long terme.
Fais pas ci était une petite série d’avant JT au pitch incroyablement osé : elle oppose deux familles, l’une bobo, cool, sympa, avec des enfants attachants (mais quelques problèmes d’ados), l’autre catho pleine de défauts qui croit que l’éducation sévère mène au succès. Tout faux, les cathos ! Regardez ces deux gros cons, en plus bien hypocrites :
Sinon Salomone était la voix off du jeu Burger Quiz, d’Alain Chabat, une petite rigolade entre amis. On l’a même retrouvé dans un rôle d’animateur cynique sur France TV Slash, la télé pour ados avec du porno LGBT dedans, on a appris ça grâce à la commission Alloncle.
Bruno a débuté avec Jean, disions nous. Eh bien figurez vous – le hasard, c’est quelque chose – que Jean joue le méchant dans Les Rayons et les Ombres, un film qui dénonce la collaboration et Vichy. Naturellement, quand on dénonce le fascisme français dans un film qui sort le 18 mars, c’est-à-dire pile entre les deux tours au moment où le Front Nazional menace de rafler Marseille, histoire de mettre 300 000 Algériens dans les ferries direction Alger, on ne peut que passer dans l’émission de Lemoine & Liste Noire, une émission produite par Mediawan, qui engloutit chaque année 100 millions d’argent public.
On arrête là la digression et on regarde le chef-d’œuvre :
On a applaudi debout, chez nous, les larmes aux yeux, l’indignation de Lemoine face aux collabos qui boivent du champagne sur le dos des victimes du fascisme. Elle a trouvé les mots :
« C’est vrai, c’est assez obscène d’assister à ce monde lààà, qui vivait dans une bulle dans un monde à part, un Paris pourri, ce qui vous fait dire et j’aime bien cette expression que tout le film tousse, autant que votre héros, tout est sale. »
Jean acquiesce, du haut de ses quatre grammes d’alcool par litre de sang. Lemoine, cette collabo, ne se rend même pas compte que le film parle d’elle, des collabos d’aujourd’hui, qui gagnent des millions et qui trinquent sur le dos des « juifs » d’aujourd’hui ! Mais pas ceux de Netanyahou, ne vous méprenez pas.


et
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