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Argentine-Algérie : 3e round à Times Square

Superbe combat à Times Square, en plein cœur de New-York, entre les équipes de supporters argentine et algérienne, les Algériens ignorant que les Argentins étaient les Algériens de l’Amérique du Sud, c’est-à-dire des animaux à sang chaud. À noter une jolie patate-fusillade du daron albicéleste face à plusieurs fripouilles de l’Algérois.

 

 

L’arbitre NYPD a rapidement séparé les belligérants, les Algériens ayant à peine eu le temps de sauver l’honneur de leur pays, puni par un triplé de Messi dans la soirée.
Ensuite, sur les RS, ça a été un déferlement anti-algérien, chez les Algériens eux-mêmes, qui cherchent des coupables.

 

 

Luca Zidane a pris cher, avec ses gants troués, mais le vrai coupable de cette défaite, c’est une équipe d’Argentine bien rôdée, championne du monde et qui veut doubler la mise.

Et c’est évidemment Messi, le dieu vivant, sa sixième Coupe du monde et son seizième but, égalant le record de l’Allemand Klose. Kiki est à un but derrière, on sent pointer le match dans le match sur sept ou huit rencontres...

One two three, viva Leo Messi

 

On a passé une heure sur les TikTok marocains et algériens, et là, festival de vannes à sens unique. On préfère ne pas répéter les noms d’oiseaux qui ont fusé. Maroc et Algérie, qui sont tous deux frères de Maghreb, qui ont des racines communes et bien des familles mélangées, ne se ressemblent pas, politiquement parlant.

C’est à qui tirera la couverture à lui dans tel ou tel domaine : le Maroc tire 15 % de son PIB du tourisme ? Ce sont les larbins des Européens, dixit [dixerunt pour les puristes] les Algériens, qui préservent leurs plages (quand il n’y a pas de poubelles dessus) et ne veulent pas servir la soupe à d’éventuels anciens maîtres.

 

 

Ça nous rappelle la (petite) révolte en Guadeloupe des personnels de service des hôtels, pour qui servir le touriste étranger, même français, surtout français de métropole, était un rabaissement. Pas de service, sinon le minimum syndical, et pas de sourire.
En réalité, derrière cet écran anticolonialiste, il y a une réalité plus tangible, moins française : le personnel ne maîtrise pas l’anglais, et ce sont les anglophones qui ramènent le pognon.

 

 

La Coupe du monde, cette parenthèse de paix entre les peuples, n’échappe pas au racisme, aux règlements de comptes et aux nationalismes. On a regardé les tableaux pour voir si d’aventure on n’aurait pas un Iran-USA ou un Algérie-Maroc en 16e de finale...

On pourrait même établir le top 10 des pays qui ont des griefs ou des revanches à prendre contre les autres. Dans ce registre, la France n’est pas mal du tout. Quant à l’Amérique, cette nation aux cent guerres en un siècle...

La France a été en guerre contre l’Angleterre, l’Italie, l’Espagne, la Turquie, l’Autriche, la Hollande, la Tunisie (Tripolitaine), – au diable les articles – Pologne, Suisse, États-Unis (en 1798), Danemark, Norvège, Suède, Tyrol, Russie, Algérie, Belgique, Maroc, Tahiti (!), Argentine, Viêt Nam, Hawaï, Chine, Kabylie, Cochinchine, Mexique, Corée, Prusse, Tunisie, Madagascar, Dahomey, Siam, Brésil, Ouaddaï, Allemagne, Bulgarie, Hongrie, Syrie, Thaïlande, Indochine, Cameroun, Égypte, Tchad, Djibouti, Irak, Serbie, Afghanistan, Libye, Mali, Centrafrique.

On n’oublie personne ? Dans le tas, il y a de quoi faire un match-revanche à tous les stades jusqu’en finale : on a fait la guerre à 22 des 48 pays qualifiés aux USA.

L’amour du maillot

La Coupe du monde vue par E&R