Alain Soral – Jean-Luc Godard

3 décembre 1930 : naissance du cinéaste à Paris

Publié le : samedi 3 décembre 2022
Mots-clés : ; ; ;
Commentaires : 56
Nombre de vues : 34 058
Source : ERTV
126 votes

Le vingt-et-unième épisode de Soral a (presque toujours) raison
est disponible !

 

En exclusivité, un quatrième extrait gratuit de SAPTR #21 :
« Mort de Jean-Luc Godard, et la Nouvelle Vague »

Soutenez E&R avec odysee.com
(Si la vidéo ne s’affiche pas correctement, la visionner ici)

 

Au sommaire
de ce SAPTR #21 :

 

00:28 – Deux ans d’exil ! Quel bilan ?

04:17 – Quelles prédictions pour l’hiver 2022 des Français ?

12:24 – Du féminisme féminisant au féminisme masculinisant, ou le triomphe du masculinisme par les femmes

35:22 – Errances du féminisme : la dérive LGBTQ+

55:20 – La destruction de la raison : marxisme culturel & French Theory

58:42 – De Boas à Butler : du relativisme culturel au relativisme sexuel

01h08:15 – De l’appropriation culturelle

01h12:41 – Un avis sur l’affaire Dieudonné/Bigard ?

01h20:16 – Mort de Daria Douguine

01h24:00 – Mort de Jean-Luc Godard, et la Nouvelle Vague

02h02:24 – La Grande Peur des bien-pensants : Édouard Drumont

02h20:43 – La Grande Peur des bien-pensants : Georges Bernanos

02h40:53 – Conseils de lecture

 

Visionnez SAPTR #21 en intégralité (2h53)
et en haute qualité via Kontre Kulture :

 

en vous rendant sur la page de paiement direct (à partir de 3 €) !

(cliquez sur l’image)

Après votre achat, cliquez sur « Mon compte » en haut à droite du site Kontre Kulture puis sélectionnez l’onglet « Mes VOD ».

 

Ou procurez-vous
La Grande Peur des bien-pensants de Georges Bernanos
chez Kontre Kulture

Pour tout achat de La Grande Peur des bien-pensants, cet épisode de Soral a (presque toujours) raison vous est automatiquement offert !

 

Ou devenez contributeur
au financement associatif d’Alain Soral (à partir de 20€/mois)
et accédez immédiatement à la vidéo et à ses bonus

 

 

Soral a (presque toujours) raison !

Soral a (presque toujours) raison – Épisode 21

Disponible pour tous en vidéo à la demande !
Le vingt-et-unième épisode de Soral a (presque toujours) raison est disponible ! En exclusivité, un premier extrait gratuit de 17 minutes : « Errances du féminisme : la dérive LGBTQ+ » Soutenez E&R avec odysee.com(Si la vidéo ne s’affiche pas correctement, la visionner ici) En exclusivité, un second extrait gratuit de (...)

Soral a (presque toujours) raison #20 – Le judéo-nazisme : immonde et absurde ?

Disponible pour tous en vidéo à la demande !
Le vingtième épisode de Soral a (presque toujours) raison est disponible ! En exclusivité, un premier extrait gratuit : « Le wokisme ou la destruction de l’intelligence occidentale » Soutenez E&R avec odysee.com(Si la vidéo ne s’affiche pas correctement, la visionner ici) En exclusivité, un second extrait gratuit : « L’esprit des peuples (...)

Soral a (presque toujours) raison #19 – Épisode spécial "Intervention russe en Ukraine" !

Disponible pour tous en vidéo à la demande !
Le dix-neuvième épisode de Soral a (presque toujours) raison est disponible ! En exclusivité, un extrait gratuit de 15 minutes : « Synthèse sur l’Ukraine » Soutenez E&R avec odysee.com(Si la vidéo ne s’affiche pas correctement, la visionner ici) En exclusivité, un autre extrait gratuit de 15 minutes : « POUTINE/HITLER, les points communs et les (...)

Soral a (presque toujours) raison – Épisode 18

Disponible pour tous en vidéo à la demande !
Le dix-huitième épisode de Soral a (presque toujours) raison est disponible ! Le dix-huitième épisode de Soral a (presque toujours) raison est désormais disponible en vidéo à la demande, c’est-à-dire accessible en paiement direct par carte bleue. Rappel : les abonnés au financement participatif d’Alain Soral à partir de 20€/mois ont pu accéder en avant-première à cet épisode. Au sommaire de ce (...)

Soral a (presque toujours) raison #17 – Au Festival de la réconciliation !

Reconfinement, vaccination obligatoire, élection de Trump : la rentrée sera chaude
Le dix-septième épisode de Soral a (presque toujours) raison est disponible ! Enregistré au premier Festival de la réconciliation, le dix-septième épisode de Soral a (presque toujours) raison est désormais disponible en vidéo à la demande, c’est-à-dire accessible en paiement direct par carte bleue. Rappel : les abonnés au financement participatif d’Alain Soral à partir de 20€/mois ont pu accéder en (...)

Soral a (presque toujours) raison – Épisode 16 (édition spéciale disponible pour tous !)

Arrestation, garde à vue et la suite...
Le seizième épisode de Soral a (presque toujours) raison est disponible ! Visionner ici « SAPTR #16 – Arrestation, garde à vue et la suite... » : Soutenez E&R avec odysee.com Vous souhaitez soutenir Alain Soral et E&R ? Visionnez SAPTR #16 en haute qualité via Kontre Kulture : en vous rendant sur la page de paiement direct (à partir de 3 €) (...)

Soral a (presque toujours) raison – Épisode 15

Première partie (1h41) en libre accès !
Le quinzième épisode de Soral a (presque toujours) raison est disponible ! Le quinzième épisode de Soral a (presque toujours) raison est désormais disponible en vidéo à la demande, c’est-à-dire accessible en paiement direct par carte bleue. Rappel : les abonnés au financement participatif d’Alain Soral à partir de 20€/mois ont pu accéder en avant-première à cet épisode. Au sommaire de ce SAPTR #15 (...)

Soral a (presque toujours) raison – Couillonavirus, la suite !

En libre accès sur YouTube (version non censurée en VoD !)
L’émission « Soral a (presque toujours) raison – Couillonavirus, la suite ! » est entièrement disponible gratuitement (durée : 1h37) ! La version longue non censurée de cette vidéo est disponible en VoD (vidéo à la demande), c’est-à-dire accessible en paiement direct par carte bleue (à partir de 3 euros). Rappel : les abonnés au financement participatif d’Alain Soral à partir de 20€/mois ont (...)

Soral a (presque toujours) raison – Réflexions sur le couillonavirus

Vidéo intégrale gratuite !
L’émission « Soral a (presque toujours) raison – Réflexions sur le couillonavirus » est entièrement disponible gratuitement ! Au sommaire de ce Soral a (presque toujours) raison : 00’45 - Comment se passe le confinement ? 02’53 - Couillonavirus 1 : L’Europe n’existe pas 04’46 - Couillonavirus 2 : Les frontières, c’est quand on veut ! 06’50 - Couillonavirus 3 : Du libéralisme libertaire au (...)

Soral a (presque toujours) raison – Épisode 12

Disponible pour tous en vidéo à la demande !
Le douzième épisode de Soral a (presque toujours) raison est disponible ! Le douzième épisode de Soral a (presque toujours) raison est désormais disponible en vidéo à la demande, c’est-à-dire accessible en paiement direct par carte bleue. Rappel : les abonnés au financement participatif d’Alain Soral à partir de 20€/mois ont pu accéder en avant-première à cet épisode. Pour bien commencer l’année (...)

Soral a (presque toujours) raison – Épisode 11

Disponible pour tous en vidéo à la demande !
Le onzième épisode de Soral a (presque toujours) raison est disponible ! Le onzième épisode de Soral a (presque toujours) raison est désormais disponible en vidéo à la demande, c’est-à-dire accessible en paiement direct par carte bleue. Rappel : les abonnés au financement participatif d’Alain Soral à partir de 20€/mois ont pu accéder en avant-première à cet épisode. Au sommaire de cet épisode : (...)

Soral a (presque toujours) raison – Hors-série de rentrée

Disponible pour tous en vidéo à la demande !
Pour la rentrée 2019-2020, ERTV vous propose un épisode hors-série de Soral a (presque toujours) raison ! Enregistré fin août 2019 à l’université d’été d’E&R dans les Pyrénées-Orientales et enrichi de post-production, cet épisode hors-série de Soral a (presque toujours) raison est désormais disponible en vidéo à la demande, c’est-à-dire accessible en paiement direct par carte bleue. Rappel : les (...)

Soral a (presque toujours) raison – Épisode 10

Disponible pour tous en vidéo à la demande !
Le dixième épisode de Soral a (presque toujours) raison est disponible ! Le dixième épisode de Soral a (presque toujours) raison est désormais disponible en vidéo à la demande, c’est-à-dire accessible en paiement direct par carte bleue. Rappel : les abonnés au financement participatif d’Alain Soral à partir de 20€/mois ont pu accéder en avant-première à cet épisode. Au sommaire de cet épisode : (...)

Les 1001 vies d’Alain Soral – Partie 3

Soral a (presque toujours) raison – Hors-série
ERTV vous propose un épisode hors-série de Soral a (presque toujours) raison ! ERTV vous propose un épisode de Soral a (presque toujours) raison – Hors-série en vidéo à la demande, c’est-à-dire accessible en paiement direct par carte bleue. Important : cet épisode est disponible en prix libre (de 0 euros à 50 euros). Cet épisode est le troisième d’une série de trois diffusés au rythme d’un par (...)

Les 1001 vies d’Alain Soral – Partie 2

Soral a (presque toujours) raison – Hors-série
ERTV vous propose un épisode hors-série de Soral a (presque toujours) raison ! ERTV vous propose un épisode de Soral a (presque toujours) raison – Hors-série en vidéo à la demande, c’est-à-dire accessible en paiement direct par carte bleue. Cet épisode est le second d’une série de trois qui sont diffusés au rythme d’un par semaine, pour un total de 2h20 de contenu. Précision : les abonnés au (...)

Soral a (presque toujours) raison – Hors-série

Les 1001 vies d’Alain Soral – Partie 1
ERTV vous propose un épisode hors-série de Soral a (presque toujours) raison ! ERTV vous propose un épisode de Soral a (presque toujours) raison – Hors-série en vidéo à la demande, c’est-à-dire accessible en paiement direct par carte bleue. Cet épisode est le premier d’une série de trois qui seront diffusés au rythme d’un par semaine, pour un total de 2h20 de contenu. Précision : les abonnés au (...)

Soral a (presque toujours) raison – Épisode 9

Le neuvième épisode de Soral a (presque toujours) raison est disponible ! Suite aux blocages définitifs des comptes PayPal et Stripe d’E&R et en attendant la réactivation du financement participatif d’Alain Soral et de son équipe multimédia, ERTV vous propose Soral a (presque toujours) raison – Épisode 9 en vidéo à la demande, c’est-à-dire accessible en paiement direct par carte bleue. Au (...)

Soral a (presque toujours) raison – Épisode 8

Le huitième épisode de Soral a (presque toujours) raison est disponible ! Suite aux blocages définitifs des comptes PayPal et Stripe d’E&R et en attendant la réactivation du financement participatif d’Alain Soral et de son équipe multimédia, ERTV vous propose Soral a (presque toujours) raison – Épisode 8 en vidéo à la demande, c’est-à-dire accessible en paiement direct par carte bleue. Au (...)

Soral a (presque toujours) raison – Épisode 7

Le septième épisode de Soral a (presque toujours) raison est disponible ! Suite aux blocages définitifs des comptes PayPal et Stripe d’E&R et en attendant la réactivation du financement participatif d’Alain Soral et de son équipe multimédia, ERTV vous propose Soral a (presque toujours) raison – Épisode 7 en vidéo à la demande, c’est-à-dire accessible en paiement direct par carte bleue. Au (...)

Soral a (presque toujours) raison – Épisode 6

Le sixième épisode de Soral a (presque toujours) raison est disponible ! Suite aux blocages définitifs des comptes PayPal et Stripe d’E&R et en attendant la mise en place d’une alternative concernant le paiement par carte bleue, ERTV vous propose cet épisode en accès libre. Pour aider Alain Soral et faire un bras d’honneur à PayPal, rendez-vous sur notre page de soutien ! Au sommaire de (...)

Soral a (presque toujours) raison – Épisode 5

Le cinquième épisode de Soral a (presque toujours) raison est disponible ! Premier extrait gratuit de #SAPTR5 : Second extrait gratuit de #SAPTR5 : Troisième extrait gratuit de #SAPTR5 : Au sommaire de cet épisode : 2’48 – Le choix d’une défense de rupture 9’30 – Une première victoire dans l’affaire (...)

Soral a (presque toujours) raison – Hors-série

La dernière conférence d’Alain Soral au Théâtre de la Main d’Or avant sa fermeture !
Samedi 31 mars 2018, Alain Soral a tenu une conférence exceptionnelle à Paris. Exceptionnelle par sa portée symbolique : ce fut l’ultime conférence d’Alain Soral au Théâtre de la Main d’Or avant sa fermeture, après quinze ans de collaboration. Exceptionnelle par son contenu : « La France dans l’Empire...et son déclin inéluctable » est une synthèse des analyses du président d’Égalité & Réconciliation (...)

Soral a (presque toujours) raison – Épisode 4

Le quatrième épisode de Soral a (presque toujours) raison est disponible ! Premier extrait gratuit de #SAPTR4 : Second extrait gratuit de #SAPTR4 : Troisième extrait gratuit de #SAPTR4 : Au sommaire de cet épisode : 00’24 – Persécutions 1 : viré par les GAFA ! 6’59 – Persécutions 2 : condamné (...)

Soral a (presque toujours) raison – Épisode 3

Soral a (presque toujours) raison est la nouvelle émission d’ERTV, qui vous est proposée mensuellement. Le troisième épisode est désormais disponible ! Premier extrait gratuit de #SAPTR3 : Second extrait gratuit de #SAPTR3 : Au sommaire de cet épisode : 00’18 – FN : Marine sans Philippot ou l’abandon du souverainisme sérieux 07’29 – FN : qu’est-ce que la dédiabolisation ? 10’49 – FN (...)

Soral a (presque toujours) raison – Épisode 2

Soral a (presque toujours) raison est la nouvelle émission d’ERTV, qui vous est proposée mensuellement. Le deuxième épisode est désormais disponible ! Alain Soral vous en dit plus : L’éviction de Pujadas ou la chasse au mâle blanc de plus de 50 ans – Extrait gratuit de #SAPTR2 : À la découverte de la Corée du Nord – Second extrait gratuit de #SAPTR2 : Le souverainisme mélenchonien et (...)

Soral a (presque toujours) raison – Épisode 1

Alain Soral lance son financement participatif !
Soral a (presque toujours) raison est la nouvelle émission d’ERTV, qui vous sera proposée mensuellement. Ce premier épisode est également l’occasion de lancer le financement participatif d’Alain Soral ! Alain Soral vous en dit plus : Deux extraits gratuits du premier épisode de l’émission Soral a (presque toujours) raison : Au sommaire de cet épisode : 1’59 – Après la défaite, la (...)

 

Rendez-vous sur kontrekulture.com
pour découvrir l’intégralité de l’œuvre d’Alain Soral
56 commentaires
Alerter

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

  • Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
  • Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
  • Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

Suivre les commentaires sur cet article
Le 3 décembre 2022 à 17:41 par SOCRADE
#3073592

J’avais acheté le bouquin de Soral sur la mode à sa sortie et l’intelligence déployée m’avait sidéré, par ex. qu’on puisse expliquer pourquoi la patte d’éléphant c’était éblouissant.

Sinon Godard c’est juste un nul qui s’assume en tant que tel. il est incapable de créer une histoire mais s’en tape : devant sa cam il met des acteurs connus, des jolies actrices, fait sortir leurs nichons, saupoudre avec des clins d’oeil d’érudit du cinéma et puis c’est tout, c’est de la merde pure, pas très loin de l’art contemporain, mais le gars est très content comme ça, son auto-satisfaction d’autiste suinte à chaque image.

Le 4 décembre 2022 à 05:11 par Eddie Constantine
#3073801

Vous êtes beaucoup moins subtil sur Godard que ne l’est Soral.

Le 4 décembre 2022 à 22:17 par Je passe
#3074185

Jamais vu un "nichon" chez Godard, mais de la détresse intellectuelle dans ce que vous dites, oui

Le 3 décembre 2022 à 17:47 par Aristarque
#3073594

Ceux qui aiment le cinéma à 100% ce sont les handicapés mentaux . Dans le Voyage Bardamu médecin dans une clinique psy emmène régulièrement les "petits crétins" au cinéma le Rex . "Les nuits de Cabiria", c’est très beau, c’est touchant, on remercie Fellini, mais quel Français a lu le roman éponyme dont le film n’est qu’une mise en images ?

Le 3 décembre 2022 à 17:48 par !
#3073595

Très intéressant ! On l’écouterait des heures durant. Il y a un abîme avec les Identitaires ignares ( Roshedy, Conversano, Le Raptor, Papacito…) qui ne tiendraient pas 5 mn en débat avec lui…

Le 4 décembre 2022 à 15:56 par Occlusion intestinale
#3074011

Papacito, Conversano, et toute la clique, sont en fait des gauchiasses Et pas du tout des défenseurs de l’identité française Comme les gauchistes les droitards sont des idiots utiles, des gros con a la solde de la banque,des multinationales, des lobbies Soral c’est le bon côté de la gauche et de la droite ainsi qu’un esprit libre et un anar C’est Sorel Evola Bakounine Maurras Bardèche Marx Proudhon... Conversano Papacito etc... c’est des gauchiasses frustrés passé a droite ,mais la droite du capital Ils auraient mieux fait de rester proche de Soral et continuer sa ligne... malheureusement ils ont pété plus haut que leur cul Les vrais sont de Brague, Poussard Daudet Béa Bach Lounès Darbois et tous les autres Papacito Conversano c’est des mineurs isolés adolescents pré pubère de 40 piges Force et honneur a E&R

Le 3 décembre 2022 à 17:57 par toto la ciboulette
#3073599

"Moi j’ai vu toutes ces merdes", bravo Alain Soral, quelle abnégation, j’ai du voir deux films de Truffaut à chaque fois cela démarre avec un plan d’action et d’un seul coup on a droit à la vision de toute l’équipe du film, c’est insupportable.

Je ne savais pas que cette truffe avait insulté Audiard qui était un admirateur de Céline comme quoi le triptyque peinture, cinéma et littérature est possible même si ces arts ne sont pas au même niveau.

Malgré ma culture, la votre est vraiment phénoménale et vous disséquez avec finesse ce que l’on comprends instinctivement, des trois réalisateurs seuls les Chabrol sont regardables.

La plupart des bons films sont inspirés de la littérature, c’est une rareté qu’un bon film soit tiré d’un scénario original. Le blade runner est une adaptation du "Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques", malgré le "mercérisme" qui es une religion avec les boites à empathie et la fin Hollywoodienne du héros amoureux alors que le tueur n’en a aucune pour aucun des répliquant. Il y a aussi "Vol au dessus d’un nid de coucou" qui lui est l’exacte réplique du livre de Ken Kesey

Et pour rendre à César ce qui est à césar, un bon film peut se voir souvent, le votre "Confession d’un dragueur" en fait parti

Le 4 décembre 2022 à 18:26 par Eric
#3074082

On pourrait aussi évoquer « L’exorciste » de Friedkin tiré du livre de William Peter Blatty. S’agissant du film de Milos Forman (que Kesey n’appréciait pas démesurément, notamment par l’importance insuffisante apportée selon lui au personnage de l’indien), même s’il est vraiment très bon, le livre de Kesey est bien au-dessus et c’est un classique méconnu (au sens de peu lu, du moins en dehors des États-Unis, malgré le succès et la reconnaissance du film). On ne m’ôtera pas de l’idée qu’effectivement un chef d’œuvre littéraire vaudra toujours plus qu’un grand film. Kesey a dû sortir rincé par ce livre (comme Truman Capote après son « De sang-froid »), d’ailleurs il n’a jamais pu rééditer un tel exploit comme s’il avait tout mis dans celui-là. Mais quelle importance après un tel « one-shot » ! Je crois avoir eu l’occasion de le dire ici, mais pour la « petite » histoire, Kesey était un costaud et il avait été un champion universitaire de lutte Gréco-romaine à l’université de l’Oregon. Le livre dit de roman-journalisme de Tom « The Electric Kool-Aid Acid Test » (sobrement traduit « Acid Test » pour l’édition française) de Tom Wolfe évoque cette période hippie des Merry Pranksters (les joyeux lurons) qui sillonnaient les routes américaines en bus peinturluré et diffusant par des haut-parleurs de la musique psychédélique (Grateful Dead et Cie). Inutile de préciser que la drogue n’était pas vraiment interdite. Kesey injecta au fil de ces pérégrinations psychédéliques beaucoup de l’argent que le succès de son livre lui avait permis d’engranger. Firent partie de l’aventure d’autres personnages comme le fameux Neal Cassidy, inspirateur du Dean Moriarty de Jack Kerouac, mais aussi Hunter S. Thomson (et « ses » Hells Angels), etc., ceci pour faire aussi le lien avec Easy Rider évoqué par Alain Soral. Une page de l’histoire américaine avec ses rêves et ses désillusions. Sinon, grand merci à Alain Soral pour le partage de son érudition et surtout, car c’est ça le plus important, de ses analyses et de ses réflexions. Ce n’est pas très original mais ce n’est pas une raison pour ne pas le dire et le répéter.

Le 5 décembre 2022 à 08:28 par Eric
#3074292

Désolé pour le caractère brouillon de mon intervention. Je suis sur mon tel et ne me suis pas relu correctement. Sur le thème de la transposition cinématographique d’œuvres littéraires, si l’on ouvrait un « chapitre » sur P.K. Dick il faudrait à mon avis dire que certains de ses ouvrages sont carrément inadaptables (comme Ubik par exemple) ou du moins que ce serait une très mauvaise idée que de vouloir s’y frotter. Par contre certaines tentatives d’adaptation pourraient être intéressantes, déjà au sens de curiosité pour les lecteurs qui seraient aussi des cinéphiles. Je pense notamment à deux romans, « La vérité avant-dernière » et « Les clans de la lune alphane ».

Le 3 décembre 2022 à 18:02 par Maddle
#3073604

Magnifique, explosive démonstration d’un érudit et amoureux du/de cinéma.

Message personnel à Alain Soral : Giù la testa...

On se comprendra.

Le 3 décembre 2022 à 18:08 par Cat33
#3073608

Très intéressant Très pédagogique

Le 3 décembre 2022 à 18:36 par lookinglass
#3073622

Il y a quelque chose de génial, au sens propre du terme, chez ce garçon(Soral). En effet, "de là où" il filmait, Godard ne pouvait pas faire de Cinéma... Les italiens pouvaient ; nos "amis américains" l’ont bien vite compris. Et après la guerre... Ce cher Monsieur Godard aussi s’en est aperçu assez rapidement "quand même"...

Le 4 décembre 2022 à 01:09 par Lone Star
#3073764

Splendide vidéo de Monsieur Soral.

Bien qu’assez brève, c’est à mon avis la meilleure vidéo sur Jean-Luc Godard et la Nouvelle Vague que j’aie vue. Quelle clarté d’expression et de vue ! La fin est magistrale et aussi merveilleusement signée.

Je vais la regarder à nouveau, avec crayon et papier en main, pour prendre des notes et me regarder tous ces bons films à nouveau, et découvrir ceux qui m’ont échappé.

Quant au parallèle avec Boulez, en tant que musicienne, je le trouve super bien vu aussi.

Le 3 décembre 2022 à 18:40 par moktar
#3073627

il ne faut jamais oublier que J.L Godard a toujours été du côté des palestiniens, d’où sa phrase:les Israeliens sont dans la fiction et les Palestiniens sont dans le documentaire....

Le 3 décembre 2022 à 19:00 par Picaros
#3073636

Remarque sur Belmondo déclarant qu’il aime une fille qui a une très jolie nuque (vers 13’00) . Comme l’explique Alain Soral, les plans de la jeune femme promenée en décapotable sont montés sans souci des coupures . Un certain fondu est assuré par le commentaire continu de Belmondo, posé sur les images, qui rend évident le fait que la voix n’est pas captée en direct mais enregistrée séparément et ajoutée en off . Quand le commentaire cède la place au dialogue de Belmondo avec la fille, le son est raccord : on en conclut que ces paroles sont elles aussi enregistrées et ajoutées aux images . A ma connaissance, c’est tout le boulot de ce qu’on appelle la postproduction et le mixage . Observation qui est la raison de ce commentaire : cet aspect de la fabrication des films est rarement évoqué . Mais un grand merci pour cet extrait passionnant de SAPTR .

.

Le 3 décembre 2022 à 20:51 par Alain Soral
#3073684

On pourrait effectivement continuer le commentaire sur la question du son. Le son, c’est à dire l’oreille, ne supporte absolument pas ce que peut supporter l’œil, en terme de coupes, de raccords, d’irréalité... C’est pourquoi, tous les monteurs le savent, on monte d’abord avec le son et pour le son, et on adapte ensuite l’image au son, avec les plans, les coupes, les raccords... L’étrangeté du cinéma, c’est que c’est une pratique absolument artificielle, mais que le spectateur lambda perçoit comme de la réalité. C’est sans doute à partir de ce postulat que Godard est parti dans des expérimentations de plus en plus formelles, sans doute pour cacher que sur le plan du fond, il n’avait pas grand chose à dire, pas d’histoires à raconter, et surtout pas d’histoire à raconter mieux que ceux qui l’avaient précédé... C’est pourquoi on peut dire qu’Antonioni a réussi - renouveler formellement le cinéma sans en sortir, s’en exclure et nous exclure - tandis que Godard n’a fait qu’en parler dans ces commentaires sur ses films, mais malheureusement pour lui, sa postérité et les spectateur, jamais dans ses films eux-mêmes ! On peut faire le même parallèle dans la musique savante avec Pierre Boulez... AS.

Le 4 décembre 2022 à 10:51 par La Rochejaquelein
#3073887

Le cinéma a duré un siècle, ce n’est pas si mal pour un art mineur. La nouvelle vague fut son chant du signe.

Le 3 décembre 2022 à 19:43 par Eric
#3073656

Pas grand-chose à ajouter à cette synthèse lumineuse peu Télérama compatible. La Nouvelle Vague annonce le cinéma LGBT des années 2020 et donc sa mort. Godard se demandait d’ailleurs si le cinéma se sera qu’un art du XXeme siècle. La réponse semble oui. On peut retrouver les critiques des Cahiers de l’époque en regardant les critiques sur le communautaire AlloCiné. Ces intellectuels trouvaient Il était une fois dans l’Ouest ou Le Bon la brute et le truand comme du cinéma grossier de cow-boy illettrés.

Le 3 décembre 2022 à 20:51 par Jim
#3073683

D’accord avec une grande partie de l’analyse faite par AS. En revanche, je ne limiterais pas l’innovation du montage godardien au seul À bout de souffle. Toute sa filmographie, dont certains segments certes assommants, est une longue expérimentation sur le sens de deux images accolées et de ce que ce résultat produit (ou pas). De ce point de vue, ses réflexions sur les images comme valeurs marchandes, télévisuelles, historiques (simulacres), sont très fécondes ; en plus des procédés formels qu’il a développé ou reconfiguré (faux-raccord, jump-cut…). Dommage de ne pas avoir mentionné son sens de la formule et des petites phrases !

Le 4 décembre 2022 à 05:08 par Eddie Constantine
#3073800

Très juste. L’analyse d’AS est intéressante et bien développée mais malgré tout incomplète car Godard a réussi des choses formellement au-delà du jump-cut de circonstance d’À bout de souffle, ne serait-ce que comme styliste. Cela dit c’est vrai que Godard a beaucoup plus excellé dans le commentaire sur le cinéma et les images en interviews que dans ses films. Si on le prend globalement il n’était ni un très grand artiste ni un grand intellectuel mais quelque chose comme un éclaireur et enseignant sur le sens des images et des mots.

Le 3 décembre 2022 à 20:56 par machin
#3073687

Les inconnus ont réalisé un sketch sur le cinémas de la nouvelle vague avec "Le doutage" avec une introduction d’un extrait d’Alphaville, un film de Jean-Luc Godard. https://www.youtube.com/watch?v=kpVnkCa9Ov4

A noter que Robert Bresson voulait reproduire la peinture au cinéma tout en voulant le refonder. Il était en quelque sorte affilié à la nouvelle vague.

Le 4 décembre 2022 à 00:17 par Palm Beach Post : "Cult !"
#3073758

Blow-Up, film britanno-italo-américain de Michelangelo Antonioni, sorti en 1966 : un personnage principal photographe de mode très antipathique, le tout dans le Swinging London dégueulasse (expression rendant compte de la vitalité culturelle de Londres dans les années 1960, devenue une capitale de la culture pop et de la mode. Menée par les jeunes, elle valorise la modernité et l’hédonisme) des scènes de presque galipettes inutiles avec des gonzesses à chier (dont Jane Kirbin) le mec se promène dans un parc, et croyant assister à un meurtre, l’enregistre avec son appareil photo, développe la photo, l’agrandit : ce qu’il croit être un cadavre à l’horizontal n’est qu’une tache, et il va nous casser les couilles jusqu’à la fin avec sa tache parce que le film est trop long pour ce qu’il a à proposer

le seul truc qui m’a plu, c’est lorsqu’il fait remarquer que la présence de nouveaux habitants homosexuels dans le quartier va faire grimper les prix de l’immobilier

Le 4 décembre 2022 à 09:36 par R
#3073859

Visiblement cher ami vous n’avez pas compris grand-chose au film et semblez assez peu sensible à l’idée d’avant-garde. Le cinéma n’est pas seulement un art de divertissement dominical pour gros bourrins dans votre genre, il est aussi une matière à rêve et à réflexion. Et il y a dans Blow-up, par son caractère contemplatif, par sa musicalité et ses silences, mais aussi par sa maîtrise remarquable du cadre et des couleurs, quelque chose de proprement génial ; en plus du message dont la profondeur, vraisemblablement, vous a totalement échappé. Tout dépend de ce que vous attendez d’une œuvre : qu’elle vous satisfasse ou qu’elle vous émeuve.

Le 4 décembre 2022 à 12:29 par Alain Soral
#3073935

Il semblerait que tu n’as pas tout compris au film. Mais c’est amusant comme ce sont toujours les plus cons qui croient avoir les moyens de faire les malins ! AS.

Le 5 décembre 2022 à 04:40 par Mon nom est personne
#3074241

J’ai beaucoup apprécié le Blow Out réalisé par Brian De Palma avec John Travolta, Nancy Allen.. j’ai malheureusement pas vu le Blow Up de Antonioni Mais je suis pas un grand cinéphile, et je ne connais pas grand chose à l’art le 7 ème comme les autres  Musique, peinture, littérature, cinéma...un peu plus l’architecture, car j’ai bossé avec des compagnons, mais sans plus En tout cas merci Alain, quand tu expliques une chose ça devient plus lumineux pour les simples gens comme moi Merci pour le boulot que tu fais

Le 6 décembre 2022 à 16:26 par Palm Beach Post : "Cult !"
#3074933

comme tu dis, Alain, "ce sont toujours les plus cons qui croient avoir les moyens de faire les malins !" Merci, et vafanculo

Le 6 décembre 2022 à 21:06 par quidam
#3075067

@R « Le cinéma n’est pas seulement un art de divertissement dominical pour gros bourrins dans votre genre, il est aussi une matière à rêve et à réflexion. » Merci. D’autres cinémas existent, que leurs audiences soient minces ne les rend pas moins légitimes que le cinéma pour un large public. C’est comme la littérature, elle ne se résume pas aux romans et aux articles de presse, la poésie y a toute sa place, même si très peu de gens la lise.

Le 4 décembre 2022 à 02:18 par Frater Hilarius
#3073773

Toujours un plaisir d’entendre la verve efficace du père Soral qui n’a pas volé le titre de "maître du logos" avec déjà ses "...hein !" mythiques, du temps où il avait encore des cheveux et pas une ride !

Le 4 décembre 2022 à 02:25 par Sedetiam
#3073774

Si j’aime bien toutes les autres, c’est, à l’école soralienne, la demi-heure de cours qui s’offre à ma matière préférée : non pas le cinéma ou ses protagonistes que j’aime assez bien, non ; mais l’explication des gravures... Impeccable si nous les avons eues sous les yeux et attisant notre curiosité si l’on est passé à côté. Merci Monsieur Soral : si l’on vous souhaite d’atteindre les 92 piges, l’on ne vous les souhaite pas reclus en Suisse, tricard, sur votre canapé. Forza !

Le 4 décembre 2022 à 02:47 par André Meloche
#3073775

« Les camps, ça a été filmé par les Allemands. Ça existe quelque part. » Et si les films n’existent pas, est-ce parce qu’ils sont introuvables, ou parce que les camps n’existaient pas ? En philosophie, il faut savoir poser les bonnes questions. Sinon, la philosophie, elle aussi, n’existe pas ! Merci infiniment Alain Soral pour cette analyse qui me réconcilie avec la pensée et les vraies questions que personne n’ose poser. Vous m’avez donné une idée de génie que je compte bien « exploiter » en mentionnant son origine...

Le 4 décembre 2022 à 05:39 par lio
#3073808

Alain en grande forme !

Le 4 décembre 2022 à 08:10 par R
#3073833

Merci de la mise au point, et de la distinction entre "film culte" et "chef-d’œuvre" ! C’est vrai qu’il y a aujourd’hui une ringardise et une légèreté assez exaspérantes dans les films de la Nouvelle vague française (en comparaison de la Nouvelle vague italienne ou allemande, dont les films ont bien plus de profondeur), hormis peut-être Les 400 coups de Truffaut qui traite de l’enfance éternelle. Personnellement je n’ai rien contre l’intellectualisation du cinéma, dans la mesure où c’est un art pluriel qui combine l’image, le son et le texte, mais encore faut-il se donner les moyens de la longévité de son œuvre par l’expression d’un certain génie, sinon narratif, au moins esthétique ou réflexif. Sans quoi, dans le piège de l’embourgeoisement, on se retrouve à faire des films excluants, produits éphémères d’une tendance, avec pour seul objectif de séduire l’actrice principale ou de répondre à une interview, ce qui est un peu le cas de Godard me semble-t-il.

Le 4 décembre 2022 à 11:16 par paramesh
#3073903

échangerais 20 Godards contre un Pasolini, faire suivre au journal qui transmettra

Le 4 décembre 2022 à 12:14 par Tartarin de Tarascon
#3073933

L’occasion de me rappeler une vanne un peu méchante mais somme toute réaliste : "Jean-Luc Goddard vient de sortir un nouveau film. Comme d’habitude personne ne l’a vu mais tout le monde en parle..."

Le 4 décembre 2022 à 12:56 par Jean
#3073942

Magistral critique de Godard. Antonioni et Fellini les vrais maîtres. Merci.

Le 4 décembre 2022 à 15:19 par Vinteuil
#3073990

Louis Malle (dont les films ressortent en ce moment au ciné) a bien mieux vieilli que beaucoup des types de la Nouvelle Vague, dont il a plus ou moins lointainement fait partie. Le Voleur, Le Souffle au coeur, Le Feu follet... sur l’ennui de la bourgeoisie, c’est assez brillant.

Le 4 décembre 2022 à 15:38 par Nuit blanche
#3074001

Un point de vue critique très juste sur Godard, je recommande vivement.

Le 4 décembre 2022 à 17:30 par Olivier Besancenot
#3074043

Beaucoup de gens connaissent les acteurs année 50 60 , mais très peu de gens connaissent les auteurs et metteur en scène des mêmes années ...

Le 4 décembre 2022 à 19:58 par Geoffrey
#3074128

Bonsoir Patron.

Je voudrais savoir ce que vous pensez du film : "il était une fois dans l’ouest". La vidéo est passionnante comme toujours… Merci pour votre travail de Résistance et de Réinformation. Vous êtes le meilleur.

Le 4 décembre 2022 à 20:04 par M. G
#3074130

Topic intéressant ; surtout à propos de ce fameux contre sens propre à Godard qui est de chercher à faire du cinéma, art mineur et composite, un mouvement intellectuel à placer au rang des lettres, de la peinture ou de la musique. J’aurais aimé des avis et plus particulièrement celui d’Alain Soral à propos de l’ancêtre du cinéma ; le Théâtre qui n’ayant pas soucis de la photographie, du montage et de tous les paradigmes cinématographiques se consacre à la scène et s’adresse au public sans jamais ne pouvoir l’exclure. Théorisez donc s’il vous plaît sur ce qui sépare artistiquement un nain comme Godard d’un géant comme Shakespeare.

Le 5 décembre 2022 à 00:26 par Karim
#3074218

Vraiment excellent ! Petite précision, les soviétiques ont parfaitement adapté les grandes oeuvres littéraires russes. Guerre et Paix par Sergei Bondertchouk Les frères Karamzov par Ivan Pyriev Crime et châtiment par Lev Koulidjanov, Les tziganes montent au ciel par Emil Loteanu Et bien d’autres.

Le 5 décembre 2022 à 18:03 par Mandale Roide
#3074545

Le petit myope ridicule à 33:55 t’as le clown A. De Baecque qui vient parler de film sur les camps. Soral n’a pas pensé ajouter que les Russes eux ont tout filmés. Déjà le petit De Baecque était déjà bien entrainé et conditionné à sauter et éviter la réalité, Aussi Soral ne semble pas saisir que seulement nommer sans montrer est le meilleur moyen de manipuler autrui et permet au receveur d’un récit de s’imaginer tout par lui même, ainsi le récit se voit souvent grandit, exagéré et plus susceptible d’être approprié par le receveur. C’est donc une technique de manipulation que ’’ soral ’’ ne pige pas ... Dommage, le constat dans son pays de merde a tant de promesse ...

Le 5 décembre 2022 à 23:16 par Alain Soral
#3074679

Traduit en français intelligible, ça donne quoi ? Pas sûr que tu le saches toi-même. Mais l’important c’est que tu aies pu envoyer ton petit crachat. Si tu te sens mieux après ça et que tu as un peu la sensation d’exister, c’est l’essentiel ! AS.

Le 7 décembre 2022 à 19:59 par ProtégeonslaPalestine
#3075564

« Soral n’a pas pensé » + « Soral ne semble pas saisir » + « Soral ne pige pas » +

Moi, je trouve la rime en « pas » « pas » « pas » un peu pauvre. L’industrie pharmaceutique devrait cesser, une fois pour toutes, de couper les psychotropes avec du sable.

#ProtégeonslaPalestine#

Le 5 décembre 2022 à 19:40 par rougette
#3074592

D’accord avec l’essentiel. Chabrol étant le seul "regardable". Les turpitudes bourgeoises, le jeu de ses acteurs fétiches, me ravisent. Le cinéma Italien de ces années-là est d’une toute autre trempe, c’est certain. L’épisode Mussolinien y est sans doute pour quelque chose. Je note vers la fin la tête de crapaud de Marguerite Duras, triste laideur. PS pour Alain : traiter les cons de cons c’est violent et ça n’arrange rien. Je le sais d’expérience. Mais bon, on ne se refait pas.

Le 6 décembre 2022 à 06:07 par Surnom
#3074744

J’en ai plus compris sur ce cinéma avec Soral, qu’avec des heures d’émissions ou de lecture à la con. Merci M. Soral !

Le 8 décembre 2022 à 21:53 par Juliette
#3076178

Vaut mieux voir les films : de Godard, Vivre sa vie, Alphaville, Tout va bien, sont des films géniaux.

Le 6 décembre 2022 à 07:55 par Clara
#3074771

Alain est un grand connaisseur puisqu’il est lui-même cinéaste. À travers ses mots, ses phrases... nous sentons une véritable passion.

Je constate que le cinéma dont nous parle si bien Alain a disparu au profit d’un autre cinéma, pas très français...

Nous constatons que notre cinéma est désormais entre les mains d’une élite pas très catholique. Depuis, nous avons un cinéma "français" médiocre et ennuyeux.

Alain dit bien - le montre - que Gaudard est tombé dans l’oubli parce qu’il avait osé émettre une critique sur cette fameuse communauté.

Alain n’a pas été éjecté du cinéma français juste comme ça.. C’est que le "CNC" communautaire n’a pas apprécié son cinéma engagé (sociologie + politique).

Mais ça n’est pas si grave puisque finalement il a pu rebondir à travers ses écrits.

Vive le cinéma français des années 50/60/70... que je regardais aux côtés de mon défunt père - qui était né en 1947. Il avait de l’admiration pour Jean Gabin, Fernandel, Belmando, Bourvil, Pierre Richard, De Funès et Galabru...

Le 6 décembre 2022 à 13:17 par Roland Culé
#3074880

Comme disait Audiard. La "nouvelle vague" était plus vague que nouvelle.

Le 6 décembre 2022 à 17:02 par Rasta Monolithe
#3074949

Merci Alain Soral pour ce décryptage de différents moments de reformulation des tendances dans le cinéma. Effectivement, c’est un art collectif d’esbroufe et de captation, produisant parfois des résultats admirables. Ainsi, les incursions faites dans la science-fiction par trois réalisateurs de l’époque de la Nouvelle Vague me semblent encore regardables.

- "La Jetée" (1962) de Chris Marker, réalisé en images fixes avec un scénario très efficace, repris en partie dans "L’Armée des douze singes" (1995) de Terry Gilliam ;

- "Alphaville" (1965) de Jean-Luc Godard, avec l’émoustillante Anna Karina et un dur à l’ancienne, incarné par Eddy Constantine dans le rôle du détective Lemmy Caution ; un film beaucoup moins verbeux que ses autres productions ;

- "Fahrenheit 451" (1966) de François Truffaut, d’après le roman de Ray Bradbury ; film qui bénéficia des moyens efficaces du cinéma fantastique britannique.

Le 6 décembre 2022 à 18:36 par Karim
#3075000

Je crois que si Soral avait joué le jeu du système il serait imbattable, livre, cinéma (avec un budget), mode et beaucoup plus encore.

D’une certaine manière il y’a beaucoup de gâchis.

Le 6 décembre 2022 à 22:46 par Temet Nosce
#3075088

Tres belle analyse de Soral. Merci. Il y a aussi les films cultes qui sont, en plus, des chefs-d’oeuvre, les films d’Antonioni et surtout de Fellini, mais aussi Citizen Kane, je trouve qu’Orson Welles est un peu le Godard du cinema américain, mais nettement plus intelligent et talentueux sur le plan technique et photographique. Comme Godard, Welles a aussi un côté mystificateur, le cinéma étant avant tout une invention d’ingénieurs facétieux, de prestidigitateurs et d’illusionnistes (on pense au train des Lumière et bien sûr à Méliès). C’est le seul art qui a débuté par des blagues. Encore davantage que la photo, le cinéma vise à tromper, grâce aux effets spéciaux (encore plus aujourd’hui avec le numérique) et surtout au montage. En fait l’art divulgue et le cinéma trompe (Lénine disait qu’il était le plus important de tous les arts, grâce à sa capacité de tromper et convaincre la populace)...c’est donc le contraire de l’art.

Citizen Kane (dont le nom renvoie au cain de la Bible, envieux, corrompu par le désir) est un film extrêmement dense comparé à n’importe quoi de la Nouvelle vague...et qui reste très actuel, le personnage de Kane est le portrait de différents oligarques de son époque mais qui représente encore très bien des mecs comme Musk. Pas nécessairement méchants, mais contrôlants et "corrompus" par l’argent (on pense pour Musk à ses projets de voyages vers Mars ou au Neuralink). Musk a aussi moussé la carrière de ses femmes au talent médiocre (Amber Heard et Grimes en particulier), comme Kane. On remarque dans Citizen Kane l’importance du pouvoir malsain de la Presse sur le public, qui est encore plus vrai aujourd’hui.

En comparaison de Citizen Kane, tous les films de la Nouvelle vague sont désuets, sinon ringards. Même les amourettes de Rohmer ne fonctionnent plus, puisque les relations hommes-femmes se sont complétement transformées (pour le pire). Un film comme le Genou de Claire est impossible à réaliser aujourd’hui, les féministes et leurs "zalliés" auraient aussitôt la peau du réalisateur l’accusant de promouvoir la culture du viol. Par contre " l’Amour l’après-midi "demeure intéressant, le personnage principal, assez exceptionnel pour l’époque, est aujourd’hui le portrait-type du bourgeois actuel, fasciné par la marginalité anti-famille. Mais aujourd’hui, ils quittent leurs femmes et enfants au contraire du héros du film. Au final, le plus moderne de cette vague fut le vieux catho un peu pédo.

Le 7 décembre 2022 à 08:22 par Faisal
#3075164

@ A.SORAL

Merci pour cette critique de la nouvelle vague, vous aviez déjà mentionné ce "retournement bourgeois" du cinéma populaire français dans une autre de vos interventions. Je voudrais vous interroger sur Claude Sautet. Seriez-vous d’accord pour dire qu’il opère d’une certaine manière un retour de la question de classe et de l’univers populaire dans le cinéma des années ’70, notamment avec Vincent François Paul et les autres ?

Merci d’avance pour votre réponse !

Le 8 décembre 2022 à 21:52 par Juliette
#3076177

Je trouve ce commentaire faiblard : en quoi ses films (je pense aux premiers surtout) sont-ils ratés ? Pas d’argument, sauf que Godard a remplacé l’ouvrier joué par Gabin par la jeunesse bourgeoise, sauf qu’un peu plus loin AS célèbre Antonioni auquel on pourrait faire exactement le même reproche ! AS manque totalement l’approche matérialiste du cinéma de Godard, qui adorait l’enregistrement, le document, et qui se servait du cinéma de masse pour filmer le réel, pas au sens sociologique mais phénoménologique. Il le dit lui-même : il fait de la recherche. Seul le capitalisme veut que ça ne soit pas intéressant. Dans une société qui ne reposerait pas sur le culte de l’argent, Godard serait peut-être considéré comme un véritable génie.

Le 9 décembre 2022 à 10:02 par Sempervirens
#3076349

Faire du cinéma pour le pognon, la baise de filles du papier glacé, tuer les figures tutélaires issues du prolétariat, qq citations, arrogance de classe de fils zapapa. Je comprends mieux pourquoi je détestais à bout de souffle.

Le 22 décembre 2022 à 02:28 par jpgrillon
#3083716

Ces films français sont purement insupportables, toujours les même scènes homme + femme avec dialogue prise de tête, une vraie caricature des Inconnus. Insupportable ! De vrais tête a claques. Les films de Gabin, Bebel ou Fernandel étaient captivant eux, des la première minute.