Agriculture sans eau : un droit de réponse

Publié le : lundi 8 août 2022
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Source : E&R
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Nous avons relayé samedi dernier une vidéo du Parisien sur le travail d’un maraîcher qui cultive en région parisienne sans le moindre apport en eau de sa part. Une vidéo qui a suscité beaucoup de réactions, en partie positives, car le propos est conforme à la critique d’une agriculture devenue folle, industrielle, pleine d’intants, mais aussi négatives, car un peu trop caricaturale.

 

Voyons d’abord un droit de réponse d’un youtubeur-cultivateur, qui fait lui aussi pousser des légumes bio :

 

 

Le reportage du Parisien, c’est, comme en ont l’habitude les journalistes, probablement quelques heures sur place, de longs entretiens, pour au final trois minutes de reportage, dont quelques dizaines de secondes pendant lesquelles le maraîcher s’exprime. Peut-être son propos était-il un peu moins caricatural que ce que le montage en a fait.

Voyons maintenant un autre reportage, plus ancien, et moins orienté, qui ne tente pas de nous dire que lorsqu’il n’y a pas d’eau, eh bien il suffit de faire sans (et le secret pour sortir de la pauvreté, ça doit être d’avoir de l’argent…), mais se contente d’exposer le travail d’un maraîcher qui vit se son travail :

 

 

On en sait déjà un peu plus. En fait, le modèle économique est sans doute viable, grâce notamment à des dépenses réduites : pas de couverture du sol à gérer, pas d’apports en eau… Soit un manque à dépenser. Une vente directe aux consommateurs parisiens, donc une absence de manque à gagner à cause de la présence d’intermédiaires. Ce qui permet au cultivateur d’encaisser les années sans, grâce à des années avec qui sont très bénéfiques. On apprend ainsi qu’il ne réussit ses tomates qu’une année sur trois. Donc si cette année remarquablement sèche il peut montrer des tomates croissant sans arrosage, c’est, comme le fait remarquer le youtubeur, grâce à des précipitations de printemps et de début d’été (juin) favorables. Les longues racines de cette plantes lui permettant d’aller chercher l’eau qui reste encore en profondeur. Et si l’on voit le maraîcher planter des semis de salades, c’est sans doute parce que sa manière de faire et de gagner sa vie permet d’encaisser un probable échec, à moins que des pluies ne surviennent (ce qui n’a pas été le cas !). Une pratique culturale qui ne valide guère le propos de la vidéo du Parisien, qui voudrait nous faire croire qu’un plant de tomate peut croître dans une terre totalement sèche.

Ce qui peut énerver un autre maraîcher, qui ambitionne de nourrir la population avec des produit sains, c’est aussi ça : quand il explique à ses clients qu’il faut faire avec la nature et qu’en conséquence, quand il n’y a rien, eh bien il n’y a rien et il faut faire sans. Ce qu’il fait d’un point de vue économique, mais que celui qui doit s’alimenter ne peut accepter. Sauf à aller voir un autre producteur, qui lui fera autrement, que ce soit en bio, ou en « conventionnel ».

Le reportage n’était donc pas inintéressant, mais remarquablement partiel, et partial. Au final, le message est donc plutôt négatif pour l’agriculture biologique, laissant entendre que telle qu’elle ici pratiquée (avec un amalgame implicite avec l’ensemble de la bio), elle n’est pas à même de nourrir le monde, ce que lui reprochent tous les promoteurs de l’agriculture industrielle. Cela ressemble aussi à une promotion à peine déguisée pour la pénurie et le rationnement, qui caractérisent dorénavant le monde que les médias nous vendent.

 

Le reportage du Parisien, sur E&R :

L’agriculture sans eau

D’abord, on a cru à une blague. Ensuite, on a vérifié : août 2022, donc pas un 1er avril. Enfin, on a regardé. Parole de paysan ⚡️⚡️⚡️ pic.twitter.com/f8NNBP4DXB — JDLM (@NicolasPichot6) August 2, 2022
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Le 8 août 2022 à 20:14 par tchek
#3006602

Ecoutez Pascal Poot sur youtube. Il cultive dans la zone la plus aride de France.

Le 8 août 2022 à 21:14 par Alexis
#3006629

Il fait de la semence !!! Donc pas de préoccupations sur le rendement. Ce Poot c’est vraiment un brave type qui sert de fantasme à ribambelle de permaculteur en herbe. La réalité est tout autre.

Le 8 août 2022 à 21:55 par Avlula
#3006648

Oui, la vidéo en parle tout le temps, sans dire son nom (les "graines magiques", le type seul dans son coin qui ferait mieux que la recherche scientifique mondiale...). Donc tu ne découvres pas l’eau chaude, il est au centre du débat.

Le 9 août 2022 à 05:57 par Cédric
#3006721

La seule fois où j’ai vu des plants de tomates pousser tout seul dans la nature (=subspontané), c’est sur les bords d’un ru, presque les pieds dans l eau ! Quasiment toutes les plantes cultivées sont des plantes surproductrices de matières, il n’y a qu a voir la différence de volume entre les variétés sauvages et les variétés domestiquées d’une même espèce (blés, pommes, carottes, blettes,......), "c’est multiplié par 10". Le végétal : circulation de la sève et des matières nutritives grâce (mécaniquement) à l évaporation par les feuilles de l eau.

Le 8 août 2022 à 20:26 par Louise
#3006608

Peut être qu’il y a un problème d’espèces aussi ? Un problème de choix d’alimentation, hérité de l"approche coloniale ? Est-ce que le mais ou la tomate on raisonnablement leur place en europe ?

On voit tous ces cultivateurs qui ont hérité des codes alimentaires des 16/17e siècles,( imports du nouveau monde) sans porter de jugement.

Est ce que nous ne devrions pas simplement manger du seigle,sorgaux des racines dures, et piquantes etc ? On s’acharne a cultiver des espèces venant de l’equateur (sauf la banane, champion des fruits, merçi les DOM).

Comment on peut se faire champion des méthodes raisonnées en cultivant de la salade sur Mars ? Il y a là un problème d’éducation des consommateurs, et de sensibilisation des professionels.

Non, une tomate commercialement viable ne pousse pas en ardèche... sans un apport massif d intrants ! Pas plus que le reste des 80% de votre production n’est endémique ou adaptée ou climat malgré tous les "cultivars".

C’est un fait.

Le 8 août 2022 à 22:44 par Cyprien
#3006663

Bien dans ce cas on abandonne, pomme de terre, aubergine, courgette, courge, tomate, concombre, cornichon, melon, pastèque, fraise (oui les fraises actuelles viennent d’un croisement avec une variété sud américaine), les haricots, pois, maïs et autres… Sachant que ces variétés sont très largement acclimatées à l’Europe et à ses nombreux biotopes, pourquoi s’en priver, par volonté anti coloniale, anti mondialiste, anti impérialiste ? Je vous met au défi de retrouver les variétés originales importées et endémiques au XVIe siècle et surtout de vous en nourrir tous les jours…

Le 8 août 2022 à 23:58 par Saïd
#3006675

Commentaire très judicieux... Merci.

Le 9 août 2022 à 15:32 par Mas ’s
#3007171

Le maïs est introduit en 1493 en Europe par Christophe Colomb la tomate première preuve de sa présence en Europe 1580 ... alors oui..on peut tout refoutre en question, mais du coup la foi ,Constantinople/Byzance , la philosophie grecque, l’astronomie, les math, Jésus Christ... On peut aussi redevenir des gaulois, ou revenir au néolithique ! Mais c’est pas déjà assez casse couilles que tout bouge, c’est pas assez instabilisant, insécurisant tout ce mouvement en permanence Le mariage pour tous, le trouple, le transgenrisme, méthode globale, Vatican 2, les écoles mixtes, la mode, l’Europe des 6, des 8, des 15...etc... les limitations de vitesse , 90 puis 80 puis re 90, puis au bon vouloir du préfet... Ce mouvement permanent qui nous empêche de nous fixer, de nous projeter La bourse, le climat, les ingérences, les vaccins, la bouffe, immigration, les frontières, la monnaie... Cette agitation constante ou rien n’est fixé , un coup oui ,un coup non, un coup peut-être, puis re oui, ou on ne peut plus avoir de vision a long terme, prévoir , se projeter dans l’avenir ?? Tout ça vous casse couilles La tomate, le maïs sont là, est-ce 400 000 agriculteurs qui posent réellement problème et pas les multinationales, la finance, la bourse, le libre échange, l’immigration irrégulée, n’est-ce pas plutôt cette écologie débile éolienne et photovoltaïque alors qu’on a des cours d’eau sur tout le territoire, fleuve, rivières, ruisseau , canal..? Pourquoi avons nous arrêtez les barrages, pourquoi avons nous vendu nos centrale hydroélectrique, pourquoi les millions de litres d’eau de la Garonne se jettent ils dans l’ estuaire de la gironde pour finir dans la mer, pourquoi on a pas de système de tout a l’égout (eau potable, eau des chiottes) on nous parle de marcher, vivre voyager dans l’espace, mais on chie dans de l’eau potable et le problème c’est 400 000 agriculteurs...vous n’avez pas l’impression qu’on vous encule en vous faisant croire que c’est rien juste une petite démangeaison , alors que vous avez un double fistfucking dans le rectum ? Vous avez pas l’impression de vous faire avoir ??? le mégot de Notre Dame, le 11 septembre, le covid19, le SIDA , la variole du singe, la crise, l’histoire, la viande ? Le problème c’est les chasseurs, les agriculteurs, les gilets jaunes, les artisans, les mâles blancs, l’église catholique, Soral, Dieudonné...? Vous voyez pas qu’on vous manipule ?

Le 9 août 2022 à 20:32 par Adrien B.
#3007364

@Louise Avez vous un potager ? Pour ma part il est plus facile de cultiver le maïs, la tomate ou le haricot que des légumes de "chez nous" comme le choux, la carotte, le panais etc. Les semis sont bien plus sensibles aux conditions météo et au type de sol et aux ravageurs comme le campagnol. J’ai de bien meilleurs rendements sur certaines cultures d’origine américaine (et je ne parle même pas de la courge). J’habite en savoie. Commencez par essayer de faire pousser quelque chose, vous verrez que ce n’est pas si simple.

Le 10 août 2022 à 06:22 par Salade Abdel Slip
#3007517

A la base on habité dans des cavernes aussi On pouvait tuer un faible pour prendre sa femelle si on était assez fort Pas sûr ma p’tite Louise, que ça te plairait Et puis je vois mal ma femme allumer le chauffage au silex

Le 8 août 2022 à 21:32 par Frater Hilarius
#3006637

Vidéo bien éclairante, attention toutefois de ne pas caricaturer le Moyen Âge (1000 ans d’histoire ! ) dont la face sombre est véhiculée et amplifiée comme on le sait par la propagande républicaine anticléricale depuis la Révolution française, et même déjà avant par les Lumières. Il y a eu des périodes de prospérité au Moyen Âge (le XIIIe siècle par exemple) et des crises sociales, géopolitiques et sanitaires comme dans d’autres périodes de l’Histoire et bien-sûr à notre époque dans d’autres parties du globe...

Le 9 août 2022 à 00:08 par Saïd Rachid
#3006676

Vidéo bien éclairante, effectivement. Ce monsieur m’a l’air assez complaisant, en ce qui concerne les engrais chimiques, qui eux par contre, ont fusillés la santé d’une grande partie de la population mondiale. Le cancer, qui n’existait pas au moyen-âge, a pris des proportions inquiétantes, ainsi qu’aujourd’hui sur les enfants...

Le 9 août 2022 à 09:45 par giuo
#3006850

Quel rapport ?? Au fait on vivait longtemps avant l’arrivée des engrais ? Vous voulez mourir de vieillesse à quel age ?

Le 8 août 2022 à 21:32 par Julien
#3006638

Je suis maraîcher bio et bien sûr qu’il est impossible de cultiver sans eau, ce reportage du Parisien est de la foutaise !! D’ailleurs il n’y a qu’à voir sa vidéo : on est au mois d’août et il n’a toujours pas de tomates mûres (et ses rendements semblent très très faibles cette année), ses patates douces ne donneront rien s’il ne pleut pas. J’aurai préféré voir la vidéo quand il ramassera ses 10kg de tomates et ses énormes patates douces mais je sais bien que ça n’arrivera pas car sans eau, c’est juste impossible, quelles que soient les variétés.

Le 8 août 2022 à 22:39 par goy pride
#3006662

Le terme "maraîcher" vient de marais. Traditionnellement on installait les potagers à vocation commerciale sur des terrains hydromorphes ! Ce qui en soi révèle les besoins en eau important des légumes qui par ailleurs ayant un cycle de vie cours ne peuvent pas développer un réseau racinaire aussi étendu et profond que les plantes pérennes qui se développent sur des années... En ce qui concerne les patate douces, effectivement elles ont besoin de flotte pour développer leurs tubercules ! Elles résistent à la sécheresse dans le sens que les plants survivront au manque d’eau, mais ils ne produiront pas ! Toutefois faute d’informations complètes j’accorde le bénéfice du doute à ce paysan. Son sol est peut être très hydromorphe et de ce fait est capable de stocker beaucoup d’eau durant la saison des pluies, eau qui sera restituée par capillarité lors de la sécheresse. Avec un travail de sélection approprié ses variétés de légumes ont peut être développé un réseau racinaire plus vigoureux que celui des variétés habituelles...mais quoiqu’il en soit c’est vrai que c’est assez surprenant et suspicieux quand on voit l’état de son sol qui est sec comme les couilles à Taupin, nu exposé aux rayonnements du soleil, semble totalement dépourvu de matière organique d’activité biologique..en gros on dirait qu’il fait du conventionnel mais sans eau, ce qui une aberration et impossibilité ! Il y a beaucoup de questions en suspens sur sa pratique et ses résultats demandant clarification !

Le 9 août 2022 à 00:14 par Saïd Rachid
#3006678

Peut-être, mais il a l’air droit dans ses bottes. Et je ne pense pas que ce soit lui qui est allé chercher le Parisien... La filière " bio" me semble aujourd’hui assez suspecte, en ce qui concerne la véracité du label " bio"...

Le 9 août 2022 à 00:59 par Rimkus
#3006689

Avec de l’eau jean de florette serait encore vivant...

Le 8 août 2022 à 21:43 par goy pride
#3006642

L’agriculture comme la médecine est un art. Chaque paysan a son expérience qui lui est propre, ses techniques, ses appréciations toute personnelles de ce qu’il considère être un rendement acceptable, ses astuces pour encaisser financièrement les échecs...chaque paysan travaille sous des conditions climatiques, pédologiques...différentes...de ce fait il est effectivement très difficile de se faire une idée juste et exacte du travail d’un paysan juste en ayant des informations incomplètes. Ceci étant dit insistons bien que le rôle d’un paysan est en premier lieu nourrir la communauté et pas seulement lui même et sa famille. Donc un gars qui aurait trouvé la technique pour rentrer dans ses frais en produisant 10 fois moins de la moyenne des rendements normaux n’accomplit pas sa mission de paysan. Son activité n’est pas nourricière. Ce qui ne veut pas dire que son activité est sans intérêt ! Par exemple ce maraîcher a peut être fait une sélection de variétés très tolérantes au manque d’eau, et peut être que si ces dernières étaient cultivées sous de meilleures conditions elles auraient une productivité exceptionnelle (ou pas d’ailleurs ! Peut être qu’elles craindraient l’humidité et seraient aisément malades !) Peut être que les méthodes développées par ce maraîcher permettraient d’améliorer les rendements des paysans travaillant sous des conditions qui ne sont pas autant défavorables que les siennes...enfin bref si ce mec a mis au point des pratiques innovantes efficaces, a sélectionné des variétés présentant un fort potentiel il a pour devoir de transmettre cela.

Le 9 août 2022 à 00:24 par Saïd Rachid
#3006680

Aujourd’hui, les informations sont facilement accessibles sur Youtube, si on a des notions sur l’agriculture. Il n’a peut-être pas beaucoup de temps à refiler les informations... Si des gens sont intéressés, le mieux, c’est de se mettre en contact avec lui. Je propose au dixième intervenant qui a voulu réagir aux propos de ce maraîchers, de le contacter...

Le 9 août 2022 à 08:31 par giuo
#3006804

La seule chose qui compte quand on écoute un garsqui parle d’agriculture est de voir ce qu’il fait. Les discours : on s’en fout ! Et là on a un gars qui nous raconte que son sol est vivant mais qu’il laboure, et pas un pet de matière organique en surface. Donc déjà 95% de sa crédibilité a éxplosé. Libre à ceux qui veulent fouiller dans les 5% restants, mais il y a bien plus intéressants à suivre qu’un commerçant !

Le 9 août 2022 à 08:32 par goy pride
#3006806

@Said

Youtube, Internet...c’est bien gentil mais cela ne vaut pas l’expérience pratique et le savoir transmis par des gens qui ont une expérience de terrain. Tu ne deviens pas charpentier, maître soudeur...en regardant des vidéos sur Youtube (exception faite de certaines personnes qui ont un don et sont capables de maîtriser un métier en pur auto-didacte, mais ce n’est pas la norme.) J’ai commencé l’agriculture en ayant pour ainsi dire appris par cœur toutes les bibles de la permaculture : Fukuoka, Mollison...j’avais regardé toutes les vidéos de Geoff Lawton...ah putain ! Qu’est-ce que je me croyais intelligent à l’époque ! Et pourtant j’ai fait absolument n’importe quoi les 5 premières années ! Pourquoi ? Parce que faute d’expérience pratique il y a beaucoup d’informations théoriques que tu ne comprends pas ou interprètes mal. Parce que tu ne comprends pas qu’une méthode exposée dans un bouquin sera peut être valable sous certaines conditions climatiques, sur un sol particulier...mais pas sur d’autres...parce que tu pétri d’idéaux tu vas aussi adopter une attitude excessivement dogmatique qui va te freiner, genre "en perma on arrose pas (Un paysan m’avait mis en garde contre ça !) C’est pour toute ces raisons que la transmission du savoir pratique d’homme à homme est absolument indispensable et constitue le seul moyen pour faire changer les choses rapidement. Beaucoup d’agriculteurs ne changent pas leurs pratiques parce qu’ils ont peur que cela foire, et ils ne peuvent pas financièrement se permettre d’expérimenter des trucs susceptibles de foirer et de les foutre financièrement sur la paille. D’où l’importance que de gens ayant une expérience de terrain fassent le job pour guider leurs collègues.

Le 8 août 2022 à 21:54 par Russiaforce
#3006646

Les français ont un gros problème, ils passent leur temps à critiquer, c’est maladif. Si le gars dit qu’il cultive sans eau moi je le crois , l’eau arrive du sol , le gars à l’expérience c’est tout.

Le 9 août 2022 à 00:25 par Saïd Rachid
#3006681

Tout à fait...

Le 9 août 2022 à 05:23 par mistermoon
#3006710

Si l’eau arrive du sol ou par l’humidité ambiante , ce qui est bien expliqué par la personne très courtoise , il ne peut pas dire qu’il cultive sans .

Le 9 août 2022 à 07:26 par Avlula
#3006758

Il n’a évidemment pas dit qu’il cultive sans eau, par "eau" il entend "apport d’eau", c’est plus clair dans le reportage plus ancien. Vous faites exprès de ne pas comprendre ou quoi ?

Le 9 août 2022 à 08:18 par pseud
#3006794

C’est le mini reportage du parisien qui lui fait dire ça. Il ne cultive pas sans eau, mais sans système d’irrigation. Ce n’est pas pareil et il en paye les conséquences sans broncher en perdant 2 recoltes de tomates sur 3. Sa pratique du maraîchage est juste bcp moins lucrative que les autres. C’est un ovni mais lui cracher à la gueule juste parce que le Parisien a coupé son propos et déformé son message, ou faire le gogol dans une réponse youtube par un mec qui se dit lui meme « influenceur » et pas paysan et qui n’a pas compris ce qu’il voulait dire, franchement y’a des claques qui se perdent. L’autre qui chialerait presque quand on dit que les paysans sont fénéants…et ma famille gna gna gna.. on dirait un devoir de memoire ! Il veut une pièce ? Bordel !

Le 9 août 2022 à 08:33 par giuo
#3006808

Ben les français ont un autre problème, ils croient tout savoir et donc, même quand le matériel du savoir est défaillant, ils donnent un avis. Pas un seul agriculteur ou pratiquant de jardinage ne lui accorde beaucoup de crédit, ça ne pose pas question ??

Le 9 août 2022 à 09:17 par Marie Claude
#3006831

Je pense que le maraicher de Marcoussis s’est mal exprimé car en Île de France, il pleut souvent, il a plu dernièrement suite à des orages nocturnes. D’après moi, il aurait dû dire qu’il cultive sans arrosage et non sans eau, toutes les plantes ont besoin d’eau... Par ailleurs, il a commis la grave erreur d’insulter ses pairs, ce qui le discrédite et le met en porte à faux vis à vis de sa clientèle. Les journalistes du Parisien ne l’ont pas choisi au hasard, ce monsieur étant très bavard et fier de sa notoriété, il devient un bouc émissaire. Entre pénurie alimentaire, le soi-disant manque d’eau provoqué par les manipulations climatiques, les querelles et les divisions vont se multiplier. Les grands médias sont toujours là pour créer un conflit...

Le 8 août 2022 à 21:54 par Boucherie sans eau
#3006647

Voir culture sur motte. Et aussi pourquoi ne pas stocker une part des importantes pluies des trois saisons hors été ? De nombreux peuples soit disant peu avancés ont pratiqué la chose sans attendre que la sécheresse les envoie au cimetière.

Le 8 août 2022 à 22:05 par maraîcher bio
#3006654

"Au final, le message est donc plutôt négatif pour l’agriculture biologique, laissant entendre que telle qu’elle ici pratiquée (avec un amalgame implicite avec l’ensemble de la bio), elle n’est pas à même de nourrir le monde, ce que lui reprochent tous les promoteurs de l’agriculture industrielle. Cela ressemble aussi à une promotion à peine déguisée pour la pénurie et le rationnement, qui caractérisent dorénavant le monde que les médias nous vendent."

Merci E&R, vous êtes vraiment perspicaces. Je ne comprenais pas le but du reportage, diffusé aux heures de grandes écoutes, traitant du maraîchage sans arrosage.

Le 9 août 2022 à 00:29 par Saïd Rachid
#3006682

Si c’est le cas. Le gars n’a rien à voir dans ce vice... N’oubliez pas que les médias se servent parfois, de certaines vérités pour avancer leurs pions...

Le 9 août 2022 à 00:52 par Nicolas
#3006687

Je trouve le réponse du maraicher de la ferme de Cagnolle plus intéressante que celle d’Olivier : https://www.youtube.com/watch?v=pxhpSdgsAqU&ab_channel=LaFermedeCagnolle

Le 9 août 2022 à 00:54 par Sedetiam
#3006688

Chez ceux qui ont marché sur la lune avant les Ricains, nous connaissions la boucherie Sanzot, mais l’exploitation agricole Sanzeau, non : même Tournesol n’avait pas osé... Maintenant, si mes souvenirs sont bons, le gaillard du premier témoignage parlait de ne pas amener d’eau depuis la surface, c’est à dire sans irriguer : en somme « sans eau » apportée de la main de l’homme : voilà la nuance qui ne nécessitait pas de droit de réponse, sauf pour les ballots réactifs mais inattentifs ; pour une raison, selon moi, et qui semble être la mode : se sentir visé et s’offusquer, le pathos prenant les devants sur le logos. Ainsi même si votre interlocuteur vous nargue, écoutez le fond, pas la forme, surtout si vous n’êtes pas en tête-à-tête pour la lui faire rabattre. Quant au journalope, il n’a pas fait son travail de précision et d’exactitude. Nous le dirons au Prof. : l’autre... (RIP)

Le 9 août 2022 à 08:25 par pseud
#3006798

Merci, enfin un commentaire pertinent.

Y’en a pas mal qui semble-t-il n’ont pas regardé le reportage plus long avant de commenter, comme nos deux youtubeurs.

Le 9 août 2022 à 01:12 par Anonyme
#3006691

Le maraîcher du sud critique la vidéo du Parisien sur le maraîcher du nord.

La vérité est entre les deux.

Pour le sudiste : c’est bien de rappeler qu’une sécheresse dans le nord, c’est pas la même chose que dans le sud ... Le même mot ne dit pas la même chose, et la solution ne sera pas la même.

Pour les autres points, le gars du nord nous dit ce qui marche chez lui, et c’est bon à savoir si l’on est sous le même climat que lui.

Je regrette que le gars du sud ait découpé le texte du gars du nord en petits morceaux pour faire plus de critiques : Quand on voit la vidéo du gars du nord en un bloc, on voit bien qu’il ne pense pas que le métier est facile, c’est juste que par erreur, il a dit que c’était facile de tout donner à la plante, mais il voulait dire "facile intellectuellement", car il sait que physiquement, c’est du travail.

Le 9 août 2022 à 18:47 par guibus
#3007307

ça s’appelle tout simplement de la mauvaise foi. Le mec se sent acculé remis en cause dans son système de croyance (pour moi l’agriculture estampillée bio n’est jamais sortie du système productiviste, c’est à dire faire le plus possible mais avec un cahier des charges sans pesticides) et ne peut s’empêcher de cracher sur le voisin. Perso j’ai arrêté d’arroser mon jardin fin mai (handicapé et ras le bol), et je suis surpris car certaines plantes poussent, voire très bien même (par exemple des très belle blettes). C’est sûr les fraises sont cramées, par contre la vigne qui n’a pas eu d’eau à par trois gouttes, absolument sublime (les oiseaux se sont régalés bien avant moi). La question du sud/nord est aussi totalement biaisée : j’habite aujourd’hui dans le Tar (le sud donc) avec 1050mm/an alors qu’en Touraine (le "nord") d’où je suis originaire il pleut 650mm/an.

Le 9 août 2022 à 04:42 par Questions
#3006702

Le problème constaté cette année en particulier : les feuilles des plantes grillent malgré une humidification du sol adéquat. Certains prennent des coups de soleil. Quels impacts des substances épandues par voies aériennens génèrent-elles ? Tant au niveau du rayonnement que sur le sol. Quelles modifications cela engendrent sur les micellium et le système racinaire ?

Le 9 août 2022 à 10:11 par Cédric
#3006878

Des feuilles qui grillent cela peut être de l araignée rouge ! Vérifies, elles sont petites mais visibles sur le dessous des feuilles.

Le 9 août 2022 à 05:34 par goy pride
#3006713

Je pense avoir peut être trouvé comment il fait si son truc est authentique. Je suppose que son sol doit être relativement drainant sur les 2 ou 3 premiers mètres pour ensuite être argileux et imperméable. Sachant qu’en France selon les régions il tombe entre 500 et 800 litres d’eau par m², si cette eau ne ruisselle pas ni n’est drainé trop en profondeur elle restera stocké dans le sol à proximité de la surface en quantité suffisante pour hydrater les cultures en remontant par capillarité. Or justement le fait que son sol soit nu cela doit être délibéré afin de faciliter et d’accélérer la remonter de l’eau par capillarité en asséchant la surface du sol. Le phénomène de capillarité dans le sol c’est comme avec une éponge : une éponge humide n’absorbe pas l’eau, en revanche si elle est sèche elle s’imbibera d’eau...Donc en asséchant le sol en surface en le laissant exposé au soleil, l’énorme quantité d’eau située plus en profondeur remontera vers le haut par capillarité et pourra être captée par les racines des plantes... Je ne suis pas sûr de ma théorie mais bon j’aurai essayé !

Le 9 août 2022 à 10:34 par fajs
#3006906

En admettant que ton raisonnement soit juste, il n’explique pas la variation dans la production constaté par certains et nié par les autres.

Avec ta théorie, il n’y aurait pas de variation de production de raisin en cas de canicule. Or même si la vigne plonge ses racines jusqu’à deux mètres de profondeur(et même parfois 10m), il y a bien une variation.

Bref, le Parisien nous a pondu un "marronnier de la canicule" et on c’est tous fais avoir !

Le 9 août 2022 à 12:50 par jeremy
#3007052

C’est à peu près cela, vous avez raison en gros ! Même si cette technique va épuiser son sol en minéraux, car l’eau remontra par évaporation bien avant que les racines puissent absorber la totalité... A mon avis, ces gens utilisent aussi de la dolomie comme substitut à la paille ; c’est ce que j’ai fait avec des tomates pour éviter de les arroser (tous les jours). Cela fonctionne plutôt pas mal, mais ce n’est pas miraculeux non plus. Il ne fait pas oublier d’apporter des oligo-éléments suivant si vous avez de la terre de remblai - dans ce cas, il faut remettre du terreau par dessus pour apporter des nutriments. Je reste dubitatif sur les aléas d’une telle production, car j’ai déjà vu des gens adopter cette technique, mais elles érodent le sol.

Le 9 août 2022 à 07:10 par qsr23
#3006749

merci pour la premiere video je suis tout a fait d’accord pas d’eau pas de vie

Le 9 août 2022 à 07:11 par Marcel
#3006750

Il faut nuancer les propos du reportage et contextualiser (pluviométrie locale...) : je suis maraicher, bien sûr que je recherche à diminuer les arrosages au maximum, en aidant le sol à se reconstituer en sol forestier, en cultivant en lasagnes, en paillant beaucoup, en endurcissant mes plantations d’années en années. Toutefois, s’il ne pleut pas, je suis obligée d’arroser un minimum sinon tout grille.

Le 9 août 2022 à 07:29 par calal
#3006760

la question de la production est delicate : comment mesurer un rendement d’une production agricole ? parce que le poids en eau d’un aliment et son poids en nutriments c’est deux choses differentes... Le maraicher "sans eau" produit moins mais si une seule de ses tomates contient plus de vitamines que 4 achetees dans un supermarche, ben le consommateur final est gagnant... Il faut etre mefiant de tous les messages sur les medias mainstreams car la propagande va etre cruciale pour maintenir les foules dans l’obeissance : va t on manquer d’oeufs pas cher dans nos supermarches alors que les rayons de biscuits sales sucres et autres "calories vides" seront toujours disponibles ? si cela arrive un jour,cela prouvera que nos dominants se footent de notre gueule...

ps merci er pour la qualite objective de vos remarques et de votre suivi du "buzz".

Le 9 août 2022 à 08:28 par driss
#3006800

première remarque : avec le nommé eric- dupont moretti , le parlement français s’est transformé en une sorte de tribunal-parlementaire puisque le nommée éric-dupont moretti réponds aux questions et arguments de l’opposition sous forme de jugement-tribunal et non sous forme d’argument objectifs .

***** deuxième remarque : l’anti-sémitisme de la NUPES ou de la gauche est un anti-sémitisme falsifié basé sur l’enfumage verbal trompeux afin d’élargir leur portion d’électeur pour les élections ( les arabes de la banlieue ou les français nationaliste naif )

Le 9 août 2022 à 09:15 par Patrie Haute
#3006828

Bonne idée que ce droit de réponse.

Ce paysan mélange lui même un peu tout. Il parle de rendre les agriculteurs feignants alors que ,clairement, ce sont les plantes qui deviennent feignantes quand on leur apporte tout, il le dit par ailleurs mais surtout, il précise qu’il plante puis ne touche absolument plus rien du tout. Donc en terme de feignantise...

Pour ce qui est de planter sans eau, là pareil, c’est sans arrosage/irrigation. Ou plus probablement avec peu.

Et là on a 2 agriculteurs très classes, sachant bien parler et semblant posséder une science solide, dans le sud, le paysan du reportage est parisien, qui ont effectué un droit de réponse. Je remarque pèle mêle que :

La tomate ne semble pas tant craindre la chaleur que le soleil. Ce qui est planté dans le sud crame littéralement sous le cagnard. Il y a une différence notable d’hygrométrie entre le BASSIN parisien et le sud. Effectivement les racines ne se formeront pas sans eau. La question est : Est-ce que l’eau de rosée suffit à fournir assez d’eau. Cela ne me semble pas impossible. Les rendements ont l’air assez faibles finalement. Quand le parisien parle de10kg par pied il ment un peu car chaque enracinement constitue un pied et finalement ce sont plusieurs pieds reliés qui constituent une plante.

Pour ce qui est du rendement, il est de l’aveu du paysan, faible, forcément directement proportionnel à l’eau reçue.

On dilue le goût des légumes avec l’eau. Bon là aussi, c’est un monsieur qui mélange un peu tout et ne fait pas dans la nuance. C’est le genre de mec à laisser crever de soif son 2eme fils parce que le premier s’est noyé...

Il est pétri de clichés et amalgame un peu tout. Il a clairement été instrumentalisé. Je penche plus pour une attaque de l’agrochimie comme l’analyse la ferme de Cagnolle. Le "naturel" aujourd’hui, ce sont des hommes cultivés et instruits. Les paysans d’antan sont respectables et s’adaptent bien à la nature, mais sont désarmés face à l’armée de putains qui les induisent en erreurs et les manipulent à coup de sophismes. Les 2 messages limpides :

Les agriculteurs sont feignants et même sans eau ils sont responsables de leurs malheur.

Le naturel produit très peu et est meilleur : C’est du luxe et ça ne peut nourrir tout le monde.

Donc VIVENT LES INGÉNIEURS DE L’AGROCHIMIE !

Seul petit côté positif de ce "reportage", donner l’idée à ceux qui ont du terrain inutilisé, de planter sans rien faire, il en retireront toujours plus que sans rien planter du tout ...

Le 9 août 2022 à 09:29 par s
#3006837

La partie sur le moyen-âge est completement fausse je crois, puisque que les gens avaient par exemple des cerises toute l’année, les famines auraient été provoqué par vous savez qui et vendant les récoltes de blé à l’étrangé.

Le 9 août 2022 à 09:49 par Maurice
#3006856

Il y a quelques années, j’avais entendu une émission de radio où un ingénieur agronome par ailleurs militant vert préconisait les jardins secs.

S’adressant aux particuliers, il les incitait à aménager des jardins d’agrément pouvant se passer d’arrosage.

Il nuançait son propos quant il s’agissait du potager ou du verger. Pour reprendre ses mots le potager et le verger sont des usines. Leur but est de nourrir, là, selon son propos, l’irrigation nécessaire est justifiée.

Pour "rafraîchir" l’ambiance dans les jardins secs, il préconisait aussi les bassins d’ornement.

Le 9 août 2022 à 10:29 par Jérômeproudhon
#3006899

C’est très philosophique, un c’est dieu qui décide, et l’autre c’est le système économique de l’homme et les besoins du marché . Par contre, je vois tellement de faienasses de plus en plus dans tout les métiers, ils sont pas touché les agriculteurs ?

Le 9 août 2022 à 10:45 par tchek
#3006920

Bon moi je ne suis pas un specialiste en agriculture, loin de la ; j’ai deja fait un commentaire en faisant reference a Pascal Poot. ...mais il me semble que la philosophie de cette agriculture (qui renvoi a Masanobu Fukuoka etc...), c’est que la terre doit etre riche, et l’apport humain doit etre modéré (mais pas absent). Je pense que la philosophie du "non-agir" ne doit pas etre pris a la lettre. Le contraire du "non-agir", c’est l’hyper-ingenierie, c’est a dire les OGM et le transhumanisme. Ce principe de la non-intervention humaine, on le retrouve dans la Bible (le "Shmitah" qui veut dire "laissez faire") et dans le confucianisme (le "Wuwei"). Aujourd’hui on etouffe la terre de produit chimique et d’apport exogene et Big Agro s’en mets plein les poches. Une terre pauvre, plantes exigeantes (qui ne se reproduisent pas) qui dependent du marché de Big Agro, c’est ça qu’ils veulent. Au fond c’est similaire a la médecine et a Big Pharma. Plus le terrain du corps est en bonne santé (comme la terre), moins il doit dependre d’apport exterieur. Plus le corps reçoit de l’exterieur, plus il est dependant, et c’est pareil pour les plantes. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne doit pas y avoir d’apport exterieur ! Mais qu’il doit etre modéré ; l’homme doit cultiver la nature, mais il ne doit pas etre ingénieur de la nature (ce qui est de l’hubris prométhéen).

Le 9 août 2022 à 12:42 par giuo
#3007043

Soit on apporte trop de chimie ou trop de travail du sol. Quand je vois le sol nu de ce maraicher, franchement pas de quoi faire croire que le gars apporte une solution. Son sol en plein cagnard monte à 60° pour passer à 15° la nuit. Quelle vie peut tenir dans ces conditions, tout simplement ??

Le 9 août 2022 à 11:02 par tomates en jardinière
#3006943

Curieux paradoxe : on serait à l’apogée du Progrès, mais on n’y comprend toujours rien en agriculture - comprendre : nous n’arrivons pas à trouver la recette miracle ! Du rendement oui, mais si la terre ne le veut pas ? C’est alors qu’il faut peut-être un peu moins d’orgueil et se soumettre à la nature du sol. L’agro ne devrait pas être une science, on peut chercher à améliorer, mais il ne faut pas penser en terme de système universel adaptable à tous les sols, pour obtenir un même fichier Excel, pratique pour la compta, mais le Vivant ne relève pas de l’"égalité", mais de la diversité qui fait sa richesse en produisant d’innombrables variétés, à tel endroit mais pas à un autre, selon telle méthode, tel climat etc. ! La jalousie ou la condamnation n’ont rien à faire ici : il s’agit de comprendre et de rester humble face à la Création !

Le 9 août 2022 à 11:03 par becalme
#3006944

C’est quoi cette histoire d’agriculture sans eau ? Bill Gates, y’a pas longtemps est passé par là, hasard ? Admettons ! Le reportage fait par le Parisien, étrange non ? Après le pass sanitaire, nous voilà dans un satanisme sans eau.

Dieu Dit : Et Nous Avons Crées toutes choses vivantes à partir de l’EAU.

Le 9 août 2022 à 14:48 par Carson
#3007141

Je connais ce type (le potager d’Olivier) qui sous ses airs sympathiques, est soit complètement con, soit de mauvaise foi.

Quand on parle d’agriculture sans eau, on parle évidemment d’agriculture sans ou presque sans irrigation artificielle. Evidemment que les légumes sont constitués d’eau mais soit c’est le jardinier qui l’apporte avec tous les problèmes de dépendance et de maladies que ça génère, soit ce sont les plantes elles-mêmes qui vont la chercher en développant un puissant système racinaire. Et ça marche aussi dans les climats bien plus chauds que son patelin comme le sud de la Grèce.

Quant au discours sur les agriculteurs (pardon, exploitants agricoles), c’est un peu caricatural et provoquant mais l’idée est néanmoins valide et taboue (pas touche aux agriculteurs !), leur responsabilité est énorme : remembrements, déforestation, disparition des haies, labourages à outrance, pesticides... C’est tout un système qui in fine, provoque l’érosion des sols, la sécheresse, les phénomènes climatiques intenses, la pollution, la disparition des oiseaux et j’en passe.

Je ne dis pas qu’ils sont les seuls coupables de ce désastre mais il ne faudrait pas non plus les absoudre sous je ne sais quel prétexte fallacieux du genre "les agriculteurs sont sympas, ils bossent dur eux". On s’en fout ducon que ta grand-mère ne partait pas en vacances, c’est pas le problème.

Le 9 août 2022 à 21:09 par Katia c.
#3007390

"Complètement con ou de mauvaise foi" je crois qu’ il faut redescendre d’ un cran. Un tout petit peu d’ humilité ne vous ferait pas de mal. A moins que vous soyez un expert dans le domaine...Je suis le potager d’ Olivier depuis qqes mois voire années, et c’ est qqun qui est toujours prêt à se remettre en question et qui ne vend pas du rêve. C’ est une figure de référence dans le potager amateur ++

Le 9 août 2022 à 22:20 par Carson
#3007420

@ Katia c.

Je connais aussi son travail chère madame et j’en suis beaucoup d’autres depuis quelques années. Ce n’est pas parce que c’est une "référence" qu’il a raison tout le temps et sur tout. En l’occurence, son intervention n’a aucun intérêt (les légumes sont constitués d’eau gnagnagna) Donc oui, il est soit complètement con parce qu’il ne comprend les idées véhiculées par les mots, soit il fait semblant de ne pas comprendre. C’est typique chez les jardiniers qui croient avoir la science infuse ("moi j’ai toujours fait comme ça donc ça ne peut pas marcher autrement") et qui n’acceptent pas d’autres discours, d’autres méthodes. Pour la remise en question, vous faites dans l’inversion accusatoire.

Cordialement et bon jardinage !

Le 10 août 2022 à 03:33 par giuo
#3007472

Oui la responsabilité des agriculteurs est énorme : Nourrir 10 fois plus de monde avec 100 fois moins de mains d’oeuvre ! faire avec toujours moins de terres arables et malgré tout augmenter la surface boisée (les chiffres sont là !), retirer les outils qui marchent . Et le tout pour un salaire de misère et se faire cracher à la gueule par des gens qui croient s’y connaitre. Et bien allez y faites mieux, il y a plein de terres à reprendre ! Mais bon quand vous allez enfin prendre conscience que la baisse de production alimentaire est due à tout un héritage de lutte contre les agriculteurs, il y a peut être une chance que certaines personnes pourraient se poser de bonnes questions !

Le 10 août 2022 à 04:52 par Salade Abdel Slip
#3007495

remembrements, déforestation, disparition des haies Y’a bien longtemps que c’est finit Aujourd’hui on plante des haies c’est même subventionné depuis des années, déforestation aussi c’est faux et c’est même le contraire avec la perte petit à petit des terres agricoles et le rachat par les sociétés de chasses et les particuliers quant au remembrement arrête un peu le discours mensonger de l’Adear et de la confédération paysanne..En France, la grande période des remembrements correspond à l’accélération de la modernisation de l’agriculture entre 1955 et 1975 regarde le code rural, les avancées, le changement de politique agricole (et attention aux excès de malhonnêteté entre foncier agricole et foncier agricole transformé en urbanisme ce qui n’est pas le fait des agriculteurs) Toutes ces spéculation ce n’est pas l’agriculteur qui les fait SAFER chambre d’agriculture, ministère je vois pas d’agriculteurs passer des lois décrets ou autres normes obligations , cadastres...l’agriculteur en grande majorité les subit

Le 10 août 2022 à 05:18 par Salade Abdel Slip
#3007498

@carson pas touche aux agriculteurs J’espère que tu n’es pas sérieux Partout le discours anti agriculteurs bat son plein Ici même sur les commentaires, dans le milieu Adear, Confédération Paysanne, chez les néo ruraux, tous les jours à la télé et radio (documentaires Arte, Aymeric Caron, antispecistes, Solveig Halloin, Étienne Liebig, internet et les MSV, Civam, les Bourguignon...) Attali lui-même est cité par des néo ruraux, des antispecistes Les associations L214, association Brigitte Bardot, 269 Libération animale et 269life Les vegans et Antifas Vegans Chez certains natios et même chez les catholiques traditionalistes ( j’ai vu une petite conne faire une conférence pour des tradis sur internet) Je passerai sur les lobbies, avec Yann Arthus Bertrand Etc, etc... Les Agriculteurs pas touche, c’est une plaisanterie ?

Le 10 août 2022 à 12:24 par Zouzou
#3007713

@Salade Abdel Slip et @giuo : merci de vos interventions. Quand je lis les conneries d’un Carson et que je constate qu’elles se répandent et sont reprises jusqu’ici, j’ai envie de me pendre... Heureusement que ma religion me l’interdit.

Le 10 août 2022 à 13:15 par Carson
#3007744

@gluo "Nourrir 10 fois plus de monde avec 100 fois moins de mains d’oeuvre !" C’est bien le fond du problème : mécanisation à outrance, esprit de rentabilité économique au détriment de tout le reste et à commencer par le lien social.

"faire avec toujours moins de terres arables et malgré tout augmenter la surface boisée (les chiffres sont là !)" Les reboisements sont de piètre qualité et à visée purement économique. Il ne suffit pas de planter un arbre pour créer une forêt. Vous parlez d’ailleurs à juste titre de surface boisée.

"Et bien allez y faites mieux, il y a plein de terres à reprendre ! " C’est exactement ce que je fais. Mais n’espérez pas trouvez chez moi des tracteurs et de la monoculture sur des hectares pour essayer de gratter des subventions.

@Salade Abdel Slip Je parle du discours sur les agriculteurs qui vise à les caricaturer en un groupe uniforme et les déresponsabiliser totalement sous le prétexte qu’ils bossent dur et gagnent mal leur vie. Pour le reste, rien à redire.

Le 10 août 2022 à 18:44 par giuo
#3007912

Ben se dire agriculteur ou vivant de sa terre, selon moi, faut avoir fait quelques cycles pour s’en prévaloir... Et puis c’est bien les gars qui font sans tracteurs et sur des petites surfaces mais bon, ils ne nourrissent qu’un millième de la population (une micro niche) donc c’est bien de les écouter mais aussi de les replacer dans le poids qu’ils pèsent ! Les agriculteurs doivent endosser la piètre qualité des plantations d’arbres, ben je comprends que c’est une profession qui se plaint beaucoup : ils seraient responsables de tout y compris du taf des forestiers !! Oui l’eau est importante et on ferait moins chier avec des reglementation, on pourrait même implanter des cultures sans aucun travail, valoriser une culture en plein cagnard simplement par un semis sans travail de sol et un bon coup d’irrigation, mais vu qu’on est dans le tabou (car oui on cogne en permanence sur les agriculteurs) ben on limite un gars pour bien lui dire que ce qu’il fait c’est de la merde. Franchement , dans ces conditions, les gens ne méritent pas de manger à la qualité à laquelle ils disposent. On parle mécanisation. Alors au bout de 20 ans de métiers, je commence à changer de stratégie et me dire que d’investir pour avoir de la main d’oeuvre n’est pas compatible avec notre époque, je suis contre la robotisation, mais le choix est-il possible (quand on a été employeur pendant 10 ans on peut commencer à répondre) ? Ah oui aussi la mécanisation, ça permet de fideliser un salarié, si le gars a accès à un tracteur qui ne le casse pas en deux à la fin de la semaine, il en tiendra compte. Donc merci de parler de ce que vous connaissez, vous vous mettez dans une niche, c’est très bien mais cela ne nourrira pas tout le monde, voire si peu de gens. Apprenons d’abord à cohabiter avant de se bouffer le pif entre producteur (mais bon pour certains, c’est LA motivation première de cogner sur la minorité !).

Le 10 août 2022 à 19:19 par Salade Abdel Slip
#3007930

@Carson Je suis agriculteur, je produits légumes, miel et des cochons.. (et c’est pas juste quelques cageots) si on se mécanise pas on crève, nous c’est pas un hobby, c’est un travail qui fait vivre nos familles Je produis plusieurs tonnes de légumes semaine Et mon épouse fait les marchés On travaille 7/7, 365 jours par an, donc venir nous faire la leçon c’est fort de café Nous on a ni choisit les choix de l’UE, de la PAC, on a rien choisi ni le cahier des charges, ni les lois, ni les décrets, ni nos obligations, normes, réglementation... C’est pas parce que tu débutes que tu dois cracher sur ceux qui font ça depuis toujours et toute une profession, quand tu auras quelques décennies de boulot, que tes fils aussi là on pourra te prendre au sérieux Nous on t’insultes pas, de grâce fait pareil Merci

Le 10 août 2022 à 21:26 par Agricult’E&R
#3007971

Déjà vu son étale, et le narratif, j’y crois pas Le reportage : 21000 pieds de tomates, lui parle de 10 kilos par pied, donc 210 000 kilos de tomates Ouai 210 000 kilos sans traitement, sans eau, sans apport , mais bien sûr Vu le coût du gasoil, le coût d’un tracteur, le coût des charges, le coût d’un camion , le temps/coût/travail...le type plante 21 000 pieds de tomates plus le reste à côté, et prend le risque de tout perdre Mon cul Même en bio on traite, et croire que monsieur s’il y a une sécheresse comme cette année ne va pas arroser et risquer de perdre 210 000 kilos de tomates Mais oui !

Le 10 août 2022 à 22:55 par Carson
#3007995

@giuo et @Salade Abdel Slip

On peut très bien cohabiter tout en ayant des échanges virils, je ne vois pas où est le problème. Je n’insulte personne et chacun fait ce qu’il peut avec ses moyens. Tout le monde est prisonnier d’un système qui est malade. Je connais très bien le problème, c’est le même pour tout le monde : comment payer ses factures à la fin du mois ?

Mais je me permets de poser quelques questions : comment concilier dans ce système de dingue impératif économique et fertilité des sols ? Pour qui cette question est-elle pertinente ? Le fait que le nombre d’agriculteurs en France n’ait cessé de baisser est-il un progrès ?

Chacun verra naturellement midi à sa porte et ces questions en soulèvent bien d’autres mais il ne faut pas s’étonner des conséquences quand on chérit les causes.

Bon courage et bonne continuation.

Le 12 août 2022 à 06:49 par giuo
#3008626

Effectivement pas d’insulte mais du dénigrement. La chose à prendre en compte est le recul qu’a un gars, cela change beaucoup de choses. Donc un nouvel arrivé dans le métier qui sait que son système est beaucoup mieux que les autres qui ne comprennent rien, ben désolé, c’est du mépris. L’agriculture n’a pas besoin de ça , venant d’un autre agriculteur.

"Mais je me permets de poser quelques questions : comment concilier dans ce système de dingue impératif économique et fertilité des sols ?" L’agriculture de conservation le permet (et elle se fait cogner sur la tronche par des manières détournées, via le glyphosate, et ce sont les mêmes personnes qui ont tout instrumentalisé) "Pour qui cette question est-elle pertinente ?" Pour n’importe quel agriculteur consciencieux. Je suis passé en bio pour des raisons économiques , et je vois bien la différence (sur les deux plans, techniques et financiers), maintenant, les mêmes ordures veulent casser l’élevage (toujours les m^mes à la sale besogne). "Le fait que le nombre d’agriculteurs en France n’ait cessé de baisser est-il un progrès ?" Oui pour tous ceux qui se sont barrés des campagnes, mais il faut différencier le confort du long terme et le prix de ce confort, là c’est autre chose !!

Chacun verra naturellement midi à sa porte et ces questions en soulèvent bien d’autres mais il ne faut pas s’étonner des conséquences quand on chérit les causes.

Le 9 août 2022 à 15:14 par JL29
#3007166

Très franchement, je pense que le monde végétal reste très mystérieux dans sa façon d’occuper la surface du globe, j’habite en milieu rural depuis 2015 où j’ai acheté une petite maison à l’époque, et j’ai la nette impression que les plantes et moi ont passé comme un pacte de non-agression réciproque, un genre de vivre-ensemble si vous voulez, bien sûr de temps en temps je suis obligé de sévir, notamment avec le roncier qui ne laisse pas de m’étonner dans ses capacités défensives. Je précise que je ne suis pas un agriculteur dans la nécessité de gagner sa vie en vendant fruits et légumes aux marchés locaux, activité que je serais bien incapable de mener à bien, simplement je finis par me demander si les végétaux n’ont pas une âme qui leur soit propre, à l’instar des animaux.

Le 9 août 2022 à 16:08 par Falacha
#3007193

Dans les 2 vidéos c’est le même type non ?

Le 10 août 2022 à 03:38 par giuo
#3007475

Oui il s’agit bien du même, mais avec deux discours et à deux époques.

Le 9 août 2022 à 16:49 par Bébert
#3007215

Il passe à côté de l’essentiel dans cette vidéo, la ferme du maraîcher Maschetti a brûlée, et il dit qu’il a perdu 30 ans de travail. A votre avis pouquoi il ne dit pas qu’il a perdu 1 an de travail mais 30 ? Il a tout simplemment sélectionné les graines de ses légumes de façon à ce que les générations successives s’adaptent à un milieu plutôt sec !

Le 9 août 2022 à 21:46 par guibus
#3007404

donc sa ferme a brûlé après ce reportage .... bizarre bizarre .... c’est une chose qui doit en arranger certains, et pas des plus pauvres.

Le 10 août 2022 à 03:37 par giuo
#3007473

A cette période de l’année, si ses semences sont dans un hangar, ce gars là a un gros problème... Une seule année sans récolte et c’est tout le travail de semenciers qui est mort, alors quand le gars te dit qu’une perte de récolte ce n’est pas grave, alors il ne travaille pas sur ses semences. J’ai eu un atelier qui a brulé (je suis agriculteur) et bien que ce en soit que de la ferraille, je te confirme que c’est une carrière qui est détruite.

Le 10 août 2022 à 07:12 par Coquillages et crustacés
#3007534

Excellente remarque. Les agriculteurs qui ont 700 hectares pratiquent aussi cette sélection, désormais. Ils choisissent une parcelle test, où ils plantent 4 ou 5 variétés différentes de colza par exemple, pour sélectionner celle qui donnera le meilleur rendement même en conditions difficiles. Et année après année, ce sera cette variété là, la plus résistante, qui sera semée ailleurs. De plus en plus d’agriculteurs pratiquent aussi le semis de plantes de couverture, des adventices qui permettent au sol de se régénérer, d’être moins.sec et plus riche, entre 2 semis. De même, ils ne labourent plus qu’en surface (3 cm) au lieu de retourner complètement la terre sur 40 cm, ce qui est nuisible à tout l’écosystème. Il ne faut pas croire : les agriculteurs changent leurs pratiques. C’est lent, il y a encore beaucoup de récalcitrants qui aiment leur champs nus et "propres" entre 2 semis, mais la baisse des rendements aura raison des rétifs : ceux qui auront changé leurs pratiques auront bientôt fait la démonstration qu’ils avaient raison. Une exploitation agricole, c’est beaucoup d’inertie et du temps long pour parvenir à un équilibre. Il n’y a pas de graine magique ni de pratique magique qui permette de concilier rendement et environnement du jour au lendemain. D’où la nécessité vitale d’accompagner les agriculteurs dès maintenant pour avoir des pratiques plus saines dans 5 ou 10 ans.

Le 12 août 2022 à 06:53 par giuo
#3008628

Coquillages et crustacées : Ce changement de pratique (agriculture de conservation est grandement menacés par la mise sur la sellette du glyphosate (si les basses manœuvres étaient connues sur ce dossier, on croitrait une conspiration), et toujours la mise dos à dos des conventionnels contre les bios, donc on peut changer les pratiques mais il faut faire gaffe aussi quand on veut interferer dans ces histoires très techniques.

Le 9 août 2022 à 19:54 par Thib maraîcher bio
#3007344

Bonjour à l’équipe d’ER, et merci d’avoir pousser un peu plus l’analyse et d’avoir su garder votre esprit critique quand à ce sujet de l’agriculture et plus particulièrement du maraîchage.

C’est un sujet que je connais bien, étant moi même maraîcher bio. Je ne rentrerais pas dans les détails à étaler ma pseudo-science sur le fait que oui ou non la rosée du matin, le taux d’hygrometrie, si une plante qui s’enracine à plusieurs endroits est considéré comme un pied où plusieurs, si paillage oui ou non ou peut être etc...

Non, ce que j’aimerais faire passer comme message, c’est svp ne faites pas comme tout ces "commerciaux" de la nouvelle agriculture, ces néo-paysans comme ils aiment à s’appeler, qui vendent des concepts et surtout du rêve à bon nombre de personnes qui.ne savent pas ce que c’est que le maraîchage diversifié, en parlant de "permaculture", de nouvelles méthodes de culture soit disant révolutionnaires et si simples ! Ces gens je les ai côtoyé, j’ai pu voir leur malhonnêteté. Je vous le dit d’avance, on ne peut pas être maraîcher et passer son temps à écrire des.bouquins, faire le tour de la France pour faire des conférences, des vidéos, des formations etc. Le maraîchage biologique diversifié est un métier qui demande beaucoup de temps de travail pour tout cela. Si il y à bien une chose à se mettre dans la tête c’est que le maraîchage N’EST PAS DU JARDINAGE ! C’est un MÉTIER (pour ma part un des plus beau). Un métier difficile, physiquement et mentalement, qui repose sur un modèle économique fragile, un métier dans lequel on ne compte pas ses heures, qui demande attention, rigueur, organisation au poil, un métier malheureusement peut valorisé par le peu de valeur ajouté qu’engendre la vente de légumes, qui nous remet d’ailleurs bien en face des yeux la dur réalité de ce qu’est le marché du légume frais... enfin voilà pourquoi beaucoup de petits.malins on compris qu’il était plus simple et plus lucratif de vendre des livres et des formations bidons, que du légume.

Donc oui en ce moment il faut arroser, sinon rien ne pousse et tout crame. Et pour ça en ce moment je me lève en pleine nuit pour changer les lignes d’irrigation par exemple...

Je serais ravi de vous apporter mon expérience réelle du terrain, afin d’éviter que cette image mauvaise et délétère du métier ne se propage.

N’hésitez pas à m’envoyer un mail si cela vous intéresse ce sera avec grand plaisir.

Continuez comme ça, cordialement.

Le 10 août 2022 à 03:39 par giuo
#3007476

Merci pour ce message, effectivement, un agriculteur ne se juge que par son travail avant le discours.

Le 9 août 2022 à 23:18 par Jean-Pierre
#3007442

Bonjour je connais la chaine de ce "jeune" influenceur qui a commencé en 2017 un potager pour sa famille, c’est bien qu’il s’y mette mais ses leçons me laissent perplexe à chaque fois, j’ai l’impression d’un débutant qui donne son avis sur toutes ses expériences. Pourquoi pas ? Il a le droit... J’ai appris de mon voisin de 90 ans, oui j’arrose quand il fait canicule, sinon jamais, j’ai ni entrant ni sortant, ça pousse bien et ça fait 25 ans...

Le 12 août 2022 à 21:10 par Morel
#3008993

Selon moi les besoins en matière d’irrigation varient en fonction du type de sol sur lequel on cultive, la zone géographique, la saison et bien sûr le type de légume...Allez donc faire pousser un céleri ou un chou dans le Var sur un sol superficiel en plein été ! La ou je travaille, nous récupérons 70m3 d’eau de pluie que nous stockons dans une citerne souple. Nous irriguons avec cette quantité un grand potager de 600m2 cultivé situé sur un coteau calcaire Normand durant la période sèche( de mai à septembre). J’ai cependant observé que les tomates n’avaient effectivement pas de gros besoins en eau, notamment en période de fructification... En revanche, leurs fruits tendent à devenir plus petit si on ne les arrose plus du tout.