La grande escroquerie de la variété gauchiste
24 mai 03:46, par fureur de vivreIl y a quelque chose de nouveau dans la rage des groupies-Bruel.
Les fans de Claude François ou des Beatles ou des Rolling Stones ne hurlaient pas de colère, mais d’enthousiasme. C’était aussi plus sexuel.
Ces groupies des sixties, sans problème économique apparent, souvent vierges encore, donnaient libre cours à leurs jeunes hormones, dans une sorte de communion sauvage ou païenne, quelque chose qui vient de loin, que l’Europe a connu il y a deux mille ans. Elles riaient, acclamaient, comme au foot.
Les groupies Bruel apportent un autre élément : la fureur des esclaves. Elles hurlent contre Bruel, dirait-on ; elles lui font une scène de ménage. Que signifient ces hurlements stridents, qui se cassent dans l’aigu ?
Je t’aime, et tu ne m’aimes pas !
Tu es riche et je ne le suis pas !
J’admire tes joujoux miroitants, ton statut artificiel, ta gueule arrangée, et tu méprises mon physique ordinaire (autant que le tien) et mon seul bien, toute mon âme !
Pour une heure moi aussi je serai toi, moi aussi je serai diable ! Tiens prends ça , ma fureur de petite prolote présente et future ! La fureur de ne pas vivre !
Le tout très inconsciemment bien sûr.
Alain Soral et E&R
E&R en vidéos
Revues
Bonnes adresses
International
Alain Soral
Kontre Kulture

et
!