Hidalgo défigure la capitale, Grégoire invente le « droit au beau »
13 mai 09:18, par SevTout observateur aguerri aura remarqué que le modernisme est bien une dé-civilisation qui, depuis le 18ème s. (début de l’industrialisation) puis le 19ème s. (accélération du processus) et jusqu’à nos jours, a consciencieusement fait de la laideur son moteur.
Les "reseteurs", spécialistes des tabula rasa au profit de "nouveau paradigme", destinent Paris à une seule fonction : être le musée à ciel ouvert pour tous les businessmen apatrides et fortunés de leur nouveau monde sans nation.
Problème... entrer dans un musée parisien exige d’être un adeptes des QR-codes et des résas-en-ligne. Il faut aussi avoir du pognon comme pour les places de ciné. Les affichages de photos grand format sont devenus courants, mais... peu de gens s’arrêtent vraiment. A Paris, comme dans toutes les grandes cités, le regard est saturé, les oreilles aussi et le cerveau est en hyper vigilance épuisante.
Hidalgo, tout comme l’insignifiant Grégoire, était un instrument utile au re-formatage de la capitale destinée à n’être plus qu’une étape "loisirs" dans le bougisme des nomades fortunés sus nommés.
Quand on compare l’élégance vestimentaire parisienne des années 50 avec l’avachissement actuel, on ne s’interroge même plus sur l’objectif du système. Ajoutons-y la laideur achevée des corps tatoués, cloutés, alourdis de quincaillerie grossière et on constate cette dé-civilisation où la mocheté est érigée en "art".
Alain Soral et E&R
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