Comment réussir quand on est con et pleurnichard ?
29 mars 17:15, par ScreenagerCon, je ne sais pas, mais pleurnichard est devenu une condition sine qua none pour être en haut de l’affiche.
On fait désormais des stars avec du néant : « J’ai été harcelé petit parce que j’étais gros, parce que j’étais noir, parce que j’étais des cités, parce que j’avais un pif disproportionné, parce que j’étais un futur homo, parce que je n’étais pas comme les autres. » On ne demande guère plus comme talent à ces hommes ou femmes que de « représenter » une cause ou un mouvement, qui sera pris pour de l’art, alors que ce sera seulement de la merde.
Alors certes, on peut avoir eu des moments difficiles dans sa vie, mais ça ne donne aucunement accès audit talent. Bukowski a décrit dans « Souvenirs d’un pas grand-chose » la jeunesse terrible qu’il a vécu, mais l’a écrit sans pathos, et sans en faire la centralité de son œuvre, il avait bien d’autres choses à écrire, avec un feu sacré et un humour ravageur.
Des personnes comme Barbara Butch, Judith Godrèche, ou Ivan Attal, pour ne citer qu’elles, ne basent leur « art » que sur de la pleurnicherie et des larmoiements ; et si une portion notable de la population les trouve vides et sans intérêts, ces « stars » se plaignent alors d’être stigmatisés, incomprises, voire victime de racisme. Et pendant qu’elles hurlent leurs jérémiades, on attend toujours qu’elles nous pondent un chef d’œuvre, ou même une création qui mérite le nom « d’œuvre ».
Alain Soral et E&R
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