Les ennemis de mes ennemis ne sont, pour le coup, pas mes amis. Hier soir, j’ai traversé ma ville de long en large ; il fallait le voir pour le croire : dans certains quartiers, on se serait cru en Afrique noire ou dans un souk du Sahel. Aucune personne ne parlant le français, que des commerces « du pays », les gens habillés comme au bled.
Il n’y a pas pire sentiment que de se sentir étranger dans son propre pays.
LFI, dont les discours sur l’immigration et le LGBT résument assez bien ce qu’ils veulent faire de la France (spoil : la détruire pour la noyer dans le multiculturalisme et la confusion « genrée ») est en passe de remporter les élections ? Je ne vais pas m’en réjouir parce que leurs idées tiennent la route sur la Palestine et l’Iran. Surtout qu’il s’agit d’élections municipales, qui ne concernent donc pas la situation internationale, mais des politiques locales, notamment le financement d’associations ou de projets artistiques. Autant dire qu’on imagine quelles activités ou manifestations seront promues sous le joug gauchiste.
Si l’extrême-droite n’avait pas le cul-merdeux sur à peu près tous les sujets, et notamment celui de Moyen-Orient, elle aurait pu tirer son épingle du jeu ; mais quand on voit que Bardella appelle à voter Dati, on a compris de quel bois est fait ce parti.
Quant à la droite, ce n’est pas avec des figures telles que la cruchasse Pécresse qu’elle fera barrage à la gauche ; c’est même l’inverse ; tout comme les médias qui pensent qu’en étant d’une mauvaise foi sidérante sur LFI, ils réussiront à faire élire une droite dont le slogan pourrait être « Plus conne, tu meurs ! ».
Alain Soral et E&R
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