Les Européens d’aujourd’hui qui se disent dissidents ne comprennent pas exactement ce que ce qualificatif veut dire. Il n’exprime en réalité que le désir d’un changement mais en braillant. La classe dominante est cependant sourde et elle le restera toujours tant que le seuil de la contestation de ses privilèges demeure au stade orale et lacrymal. Or, pour être une réelle menace à cette classe toujours parasite, il faut s’organiser avec les armes à la main et les mots portés sur les épaules des combattants. Pour ne parler que du présent je citerai le cas des Palestiniens et de ma communauté chiite au sud du Liban : Sans les armes et sans une organisation bien rigoureuse soutenue par une vision culturelle de la résistance, nos femmes et nos enfants se trouveront dans l’état honteux de l’esclavage. Nous sommes devenus aujourd’hui le symbole de la résistance à travers la planète. Et malgré toutes les avanies des colons sionistes, nous avancons la tête bien haute. Nous mourrons, mais toujours debout. Et si les Francais ne décident pas de renverser la table, la gradation de l’oppression sioniste les mènera inéluctablement au même état colonial qui sévit maintenant en Palestine. La révolution c’est avant tout l’oeuvre d’une minorité. Après viendra la phase de la prise de conscience via l’instruction générale. L’inverse n’est pas praticable : C’est comme vouloir descendre d’une montagne qui n’a jamais été escaladée auparavant.
Alain Soral et E&R
E&R en vidéos
Revues
Bonnes adresses
International
Alain Soral
Kontre Kulture

et
!