Tout pour la guerre, rien pour le patrimoine
20 novembre 2025 09:32, par SevJe reviens de Paname... après plusieurs mois d’absence de la cité, les changements sautent aux yeux. Voilà ce que j’ai observé...
Hidalgo avait (sans doute ?) un plan ; celui de transformer Paname en un musée à ciel à ouvert. C’est très avancé et ça laisse pantois. La quantité de rénovations et de "modernisation" de bâtiments, de musée, de squares, de boulevards est impressionnante. Où trouve-t-elle le pognon de dingue ? Nul ne le sait... Leu Rop ? les mécènes qataris, chinois ou les fonds privés ?
Hidalgo a fait de son "Grand Centre" (les 4 premiers arrondissements) la 1ère tentative de "smart city". On y croise essentiellement les vieux bobos friqués qui jamais ne quitteront Paris et beaucoup de touristes tout aussi friqués.
Cette année, ces touristes sont majoritairement américains. Il parait qu’ils sont re-tombés amoureux de la "plus belle ville du monde" et qu’ils se refilent les vidéos sur les RS ! Il y a indiscutablement moins de bruit puisque la circulation a diminué notoirement, mais le tiers des petits commerces a disparu remplacé par des "Mopnop city" et autres "Truc city". Il y a encore des cafés parisiens, nécessaires pour les toutous, mais faut raquer sec pour un simple kawa en terrasse. On ne parlera même pas des musées dont les tarifs s’envolent ni de ceux des brasseries & cafés, chers et dégeus. Dans les rues, patinettes et hordes de vélos ! Devant l’Hôtel de Ville, sans doute pour le plaisir de l’Annie Dalgo... une "jungle" devenue en peu de temps une poubelle à détritus que quelques petits bonhommes verts ramassent vivement tous les soirs. Ailleurs, non... y’a pas de petits bonhommes verts. On reste dans les poubelles ras la gueule.
Au-delà du centre, on trouve les parisiens qui ont réussi à rester en ville avec moins de blé. Dans cette zone, difficile de rouler vu que partout il y a des travaux. Les rues et carrefours sont transformés les uns après les autres en "espaces piétons". Le Corbusier aurait sans doute adoré...
Au-delà encore... on retrouve curieusement la vie dans tout ce qu’elle a de bordel. Sympa par ici, un peu angoissant par là. L’ONU de la base - comme disait l’inénarrable Giroud à propos du peuple - est là, mêlant le blanc, le beige, le noir, le jeune, le bistre. Ça vend dans des échoppes de guingois ou à la va-vite sur les trottoirs. Tout y est "made in China" à 3 balles.
Au-delà... les lieux mis au ban... froids et sans âme. Le monde d’aujourd’hui, quoi.
Alain Soral et E&R
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