Histoire du premier déclin français – Partie IV : La guerre de Sept Ans, le front européen
4 novembre 2025 04:26, par AnnwnLa fondation de la Pennsylvanie comme colonie britannique remonte à 1682, année où William Penn a débarqué pour la première fois sur cette Terre nouvelle qui lui avait été octroyée par Charles II. Or 1682 est également l’année où la Louisiane française fut fondée par Robert Cavelier de la Salle.
On peut établir un parallélisme intéressant entre la Louisiane française et la « Sainte Expérience » de Pennsylvanie. Dans l’un et l’autre territoire, les relations entre colons et Indiens furent exemplaires, si on les compare à ce qui se passait dans les autres colonies britanniques. Il s’agissait, dans l’un et l’autre cas, d’une colonisation pacifique. W. Penn et R. Cavelier de la Salle avaient tous les deux pris la peine d’apprendre la langue des Indiens avec lesquels ils étaient en relation, et ils avaient gagné leur confiance. Mais ce qui est tout aussi intéressant, et bien mal connu, c’est la nature exceptionnelle des relations entre la Pennsylvanie et l’Amérique française tout au long des guerres franco-britanniques…
Les Français ignorent à quel point leur propre histoire a été mêlée à celle des Quakers, la « Société des Amis », en Amérique du Nord. Ils ont adopté les mêmes « grands hommes » que les Anglo Américains : G. Washington et B. Franklin, tous deux francophobes actifs pendant la guerre de sept ans, et ils ont oublié William Penn, partisan d’une co-existence pacifique entre Indiens, Anglais et Français en Amérique du Nord.
Les Quakers qui émigrèrent en Amérique du Nord au XVIIe siècle voulaient créer un Nouveau Monde Spirituel dans le Nouveau Monde. Ils furent combattus, voire persécutés par les autres colons britanniques. Leur histoire aurait pu constituer une épopée. Elle a été en partie gommée. C’est bien parce que cette histoire a été en partie gommée que des erreurs d’appréciation ont été commises dont la plus flagrante fut bien d’avaliser l’imposture de B. Franklin pris pour un quaker par les Français.
Enfin, nous voudrions attirer l’attention sur le fait que la Tradition met en relation le « pouvoir de la Foudre » avec l’Initiation. Or, n’est-il pas étrange que B. Franklin ait dû, précisément, sa réputation au « détournement de la foudre » ?
Rappelons que Jean et Jacques sont appelés « Boanerges » par le Christ, ce qui signifie « Fils du Tonnerre » et se traduit aussi par « fils de l’Energie » ; il semble donc que les deux « Boanerges » aient disposé d’une sorte de maîtrise de la foudre, véhicule d’information divine.
Alain Soral et E&R
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