Qu’un avocat juif défende un juif, rien de plus normal : réflexe communautaire basique qu’on peut certainement vérifier dans de très nombreuses affaires, probablement la très grande majorité des affaires de ce type.
Qu’un non juif opposé à un juif défendu par un juif choisisse de se faire assister par un avocat non juif, cela paraît tout aussi normal. Prudence élémentaire...qui, dans la logique du MRAP risque pourtant de passer pour une discrimination raciste.
Qu’un non juif, assisté par un avocat non juif, dans une affaire l’opposant à un juif assisté d’un avocat juif refuse d’être jugé par un juge juif ne me paraît pas illogique : c’est la conséquence du communautarisme juif qui atteint actuellement des sommets dans notre société au point qu’un français non juif est fondé à ressentir une quasi parenté avec les palestiniens.
Le communautarisme pourrait aussi conduire la partie juive à récuser un juge non juif : évidemment le franchissement de la limite républicaine aurait été patent. Aurait-il été dénoncé avec la même vigueur que la récusation du juge Lévy ? Pas sûr, par les temps qui courent.
Que deux parties juives assistées par des avocats juifs récusent un juge non juif, voilà qui pourrait bien se produire : dénoncerait-on aussi cette mise en cause avec la même vigueur que celle du juge Lévy ? Encore moins sûr.
Faut-il que les responsables des tribunaux prennent désormais en compte cette composante communautaire dans l’organisation de la justice alors qu’il apparaît que le lobby juif a déjà investi ce domaine stratégique de l’organisation républicaine ? Ou bien faut-il considérer que l’appartenance à une communauté est pour les juges un facteur d’illégitimité devant les conduire à se démettre d’eux-mêmes dans les affaire où leur impartialité pourrait-être suspectée.
Non, certainement pas, car ce serait accorder une existence officielle au communautarisme et donc saper les fondements de la République.
Mais qu’un avocat ne puisse pas demander la récusation d’un juge au regard des doutes sur son impartialité, quels qu’en soient les causes, n’est pas acceptable. En effet ce n’est pas lui qui décide. C’est la hiérarchie judiciaire. Mme Taubira n’est pas son rôle de blâmer l’initiative de l’avocat ; en revanche c’est à elle de s’assurer que l’indépendance de la justice est bien assurée. Qu’elle assume ses responsabilité en qualité de ministre de la justice de la République Française.
Alain Soral et E&R
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