The Economist, donneur de leçons illégitime
19 novembre 2012 12:43, par hang ’em highLa forme de l’article de The Economist est de toute évidence caricaturale.
Mais il me semble qu’il faille plutôt s’en réjouir car celà lui enlève une part de crédibilité. Passé la première réaction épidermique, il faut s’interroger sur les objectifs visés. J’en vois deux :
En vertu du principe qui veut que "montrer du doigt est encore la meilleure façon d’être du bon côté du doigt", cet article vise à détourner le "monde des affaires" des problèmes Britanniques
Nous vivons la troisième grande crise du capitalisme depuis 150 ans et celle-ci se caractérise par une lutte acharnée entre pays déficitaires pour attirer les capitaux étrangers. A cet égard, caricaturer la France de la sorte vise à effrayer les éventuels prêteurs étrangers, et donc éliminer un concurrent supplémentaire (après l’Italie et l’Espagne) dans la course aux capitaux
The Economist et dernière ce journal très certainement le gouvernement britannique, savent que priver la France de financements étrangers c’est très certainement l’envoyer à la "faillite" faute d’un accord Allemagne/BCE pour monétiser la dette Française et l’impossibilité pour l’Allemagne d’assumer seule la garantie du système de solidarité financière de la zone. Si la France venait à tomber dans l’abîme, l’Allemagne n’aurait pas d’autres choix que de quitter l’Euro sauf à tomber elle-même avec les autres pays de la zone.
C’est donc l’Euro qui est visé derrière ce "french bashing" outrancié.
Maintenant, sur le fond les chiffres avancés par The Economist sont globalement difficilement contestables.
Malgré les efforts sur le déficit, la France sera en 2013 le premier emprunteur de la zone Euro avec 170 Milliards d’Euros à lever !
http://francois-d-alancon.blogs.la-...
Si la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui est très critique, nous le devons qu’à nous mêmes ou plus exactement à la quirielle de députés godillots et inconséquents qui ont votés années après années depuis plus de 30 ans des budgets en déficits (pour satisfaire des intérêts privés et leur re-élection) sans s’inquiéter des conséquences financières à long terme.
Et le long terme, c’est maintenant.
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