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Tiens, j’ai une question à tous ceux qui entendent décridibiliser Jean-Luc Mélenchon à l’aune de son parcours politique, spécialement de sa position de sénateur PS pendant 30 ans et de sa position de ministre (de l’enseignement professionnel) dans le gouvernement Jospin : si le parcours politique d’une personnalité politique est à ce point rédhibitoire, que dire de celui de Marine Le Pen ? Députée européenne depuis 2004 et surtout membre (non élue) depuis 1997 du comité central puis vice-présidente depuis 2003 du parti le plus ultralibéral de France, favorable à la suppression de tout âge légal de départ à la retraite ("retraite à la carte"), de la privatisation de toutes les fonctions "non-régaliennes" de l’état (tout sauf l’école, la police, l’armée et la justice), de l’annualisation et de l’augmentation du temps de travail, etc., voilà qui témoigne à tout le moins d’un engagement idéologique fort et constant, qui devrait peser au moins aussi lourd que celui de Mélenchon, qui fut toujours largement minoritaire au PS (le mieux qu’il a fait, ça a été 21% au congrès du Mans, c’est dire) et a au moins en une occasion été suspendu de ce parti pour en avoir contesté la ligne sociale-libérale. C’était en 1992, quand après avoir donné comme tous les dirigeants du courant La Gauche Socialiste sur insistance de Mitterrand et de Jospin son accord de principe sans l’avoir lu au traité de Maastricht, il s’est ravisé et a porté un texte d’opposition dans différentes sections... la suspension a été levée sur insistance de Mitterrand en échange du respect de la "discipline de parti" par Mélenchon, c’est-à-dire de faire campagne pour le "oui".
Et puis tiens, tant qu’on y est de son fameux passé "ouiste" au traité de Maastricht (qui est donc un poil plus compliqué qu’une adhésion pleine et entière, et à propos duquel il n’a quand même pas hésité depuis 2005 - et même avant - à dire qu’il s’était trompé et n’aurait pas dû le soutenir)... là encore, la comparaison avec certains engagements de Marine Le Pen en particulier et du FN en général est au moins aussi gênante. Ben oui, il ne faut pas oublier quand même que le 8 mai 2008, Bruno Gollnish, Carl Lang, Marine Le Pen et Jean-Claude Martinez votaient d’un bel ensemble "oui" à la motion instaurant le "Grand Marché Transatlantique" pour 2015, tandis que les trois autres députés européens du FN (Jean-Marie Le Pen, Ferdinand Le Rachinel et Lydia Schenardi) étaient absents. Source : http://2doc.net/mb566