Un jour en France : mardi 17 mai 2016

La journée du Blaireau et de la Blairotte

Publié le : mardi 17 mai 2016
Modifié le : mercredi 18 mai 2016
Commentaires : 19
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Source : E&R
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Une nouvelle est passée inaperçue au milieu du boucan infernal de l’Information mondiale : Pascale Clark annonce sur Twitter qu’elle quitte France Inter. Son QI incertain, sa voix crispante, son agressivité pathologique nous manqueront, et manqueront aux profs qui écoutent Radio PLNC (Patrick Liste Noire Cohen).

 

 

Une grosse Clark dans la gueule

Une question se pose : comment cette créature du Démon a-t-elle pu rester si longtemps en poste ? On a beau être pistonné, ça ne suffit pas pour durer. C’est le mystère des petits soldats de la gauche culturelle de bas étage. Ils ont des jobs réservés, comme nos amis guadeloupéens à La Poste. Pascale Clark était allée si loin dans l’invective ignoble contre tout ce qui était patriote (voir ici son interview de Marine Le Pen), qu’elle faisait fuir les gens de gauche… intelligents. C’est pas bon signe, ça, quand tu commences à sentir mauvais dans ton propre camp. Après, qui veut de toi ?

 

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« J’étais dans la position d’un joueur de foot qui fait partie d’une équipe mais qui reste sur le banc de touche »

 

Une Pascale Clark de perdue, dix de retrouvées

C’est le problème. À peine la Clark disparaissait-elle des radars, qu’on découvrait, atterrés, la Cahen. Qui c’est, « la Cahen » ?
Françoise Cahen est cette prof de français d’un lycée d’Alfortville qui a lancé une pétition pour « obtenir que les auteures trouvent place dans le programme de littérature de terminale L  ». On a laissé la faute d’orthographe à « auteur », mais on suppose que c’est fait exprès. Et figurez-vous que la Cahen a réussi à émouvoir la ministre de l’Éducation nationale socialiste, Najat en personne, la première collégienne-ministre de l’Histoire de France ! Voici le communiqué pondu par le ministère : « La ministre souhaite que désormais la place respective des auteures et des auteurs soit ajoutée (aux critères de choix des œuvres) afin que les œuvres des auteures femmes puissent être étudiées. Un travail de sensibilisation sera par ailleurs mené afin que ce critère soit aussi retenu dans le choix des textes sélectionnés pour les sujets d’examens. »

 

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Elkabbach donne leur chance aux mauvais écrivains

 

Adieu Céline, bonjour Delphine

Les amis de la syntaxe, de l’esthétique et du sens apprécieront le passage « les œuvres des auteures femmes  », comme s’il était besoin d’en rajouter une couche, d’ovaires. Vous pouvez être sûrs qu’à cause de la Cahen les élèves des classes littéraires (déjà en voie de raréfaction, on comprend hélas pourquoi) vont devoir se taper des textes de l’abominable Delphine de Vigan. Adieu le Céline du Voyage au bout de la nuit, et bonjour la Delphine du voyage au bout de l’ennui. C’est lourd mais on s’en fout : devant l’Irréparable, tout est permis. Les cloportes ont gagné.

Nous voilà donc en plein 1984 féminisé, avec la victoire des blairottes sur les blaireaux. Il suffit qu’une femme demande un truc, pour qu’elle l’obtienne. Ce que gonzesse veut, Dieu le veut, dit le proverbe. Politiquement, c’est devenu vrai. Conséquence, on se met à trembler, et imaginer le pire, si on n’y est pas déjà : si jamais une blairotte réclame la mixité dans les équipes de foot masculines, qui seraient « trop masculines et donc antiféministes », on risque de se retrouver avec des équipes à cinq mecs, cinq gonzesses, plus un gardien transsexuel, pour pas que la balance penche trop d’un côté (à l’image des testicules).
Ça tombe bien, c’est la journée de lutte contre l’homophobite.

 

Les homos contre-attaquent

De partout surgissent affiches, slogans, photos, vidéos (un homo se recueille devant un monument aux homos déportés – oui, ils en ont trouvé quelques uns) qui vantent aux couleurs de l’arc-en-ciel la victoire symbolique du lobby LGBT. Il manque juste la tendance « pédo », relativement discrète, on se demande pourquoi. Avant, ces malades manifestaient avec les pédés et les travelos de Libé, aujourd’hui ils se cachent. Pour éviter d’être amalgamés avec les grands noms qui souillent la Politique et la Culture ?

Pour lancer leur campagne, la dircom des homos (vérifier si Pipo & Pompo ne sont pas dans le coup) a lancé l’idée de l’Homophobiol, le médicament destiné à « aider ceux qui souffrent d’homophobie ». C’est rigolo, sauf que c’est faux : ceux qui sont anti-homos, et il y en a, eh oui malheureusement madame, se sentent très bien comme ça, et font de leur hétérosexualité non seulement une fierté, mais un bouclier contre les agressions du prosélytisme homosexuel. Et puis, fondamentalement, les premiers à souffrir d’homophobie, ce sont les homosexuels eux-mêmes : les homos sont homophobes.

 

Auto-homophobie

L’homosexuel dit souffrir de la très vague et très fantasmée (sauf en Arabie saoudite et dans certaines cités) homophobie environnementale, en fait, il souffre de sa propre homophobie, du rejet moral de sa propre différence. Les psychanalystes vous le diront : ceux qui se vantent d’être homos en souffrent autant que ceux qui admettent en souffrir. Aller contre une nature (un corps sexué), une culture (une famille), ça ne va pas de soi. On peut fanfaronner, établir des lois, imposer le gay mariage, criminaliser les anti-homos ou stigmatiser les non-homos, ça ne change rien au fond du problème : être homo, assumé ou pas, est une souffrance. C’est justement pour ça que le prosélytisme gay est aussi fort : il rassemble toutes ces souffrances pour les projeter au dehors, sur un ennemi de plus en plus imaginaire. Les homos ont besoin d’homophobie.
L’antisémitisme, c’est pareil.

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19 commentaires
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Le 17 mai 2016 à 22:10 par hahaha
#1468108

Hahaha, mais merde à la fin, calmez-vous avec les médocs. Je prend déjà de l’Antisemitox en injection intra-veineuse et du Padamalgam 1G plusieurs fois par jour... S’il faut maintenant y ajouter de l’Homophobiol je ne suis pas sorti de l’auberge. Car entre Clark, Belkacem et Beauvoir j’ai des poussées nauséabondes... Et pourtant je suis relativement humaniste, imaginez qu’il y a pire !

Le 17 mai 2016 à 22:12 par manou17
#1468111

merci ER pour ces petites chroniques journalières très bien goupillées

Le 17 mai 2016 à 22:14 par Homophobute
#1468114

J’ai adoré. L’article sur l’homophoBITE est un régal. Bravo et merci !

Le 17 mai 2016 à 22:47 par Rémi Lobry
#1468130

Sujet du Concours Général de cette année "La vie et l’oeuvre de l’écrivainE, auteurE Christine Angot"

La bonne réponse étant "C’est une oeuvre sans texte dont les pages manquent"

Le 17 mai 2016 à 23:24 par Le Yougoslave
#1468150

Ce texte, c’est n’est pas un texte, mais une vraie poésie écrite avec un réalisme glaçant !!!!

Merci mille fois, E&R !!

Le 18 mai 2016 à 03:29 par NoHope
#1468214

Ce jour contient une autre nouvelle qui prouve que nous sommes bien dans la logique du roman 1984 :

http://www.lesechos.fr/economie-fra...

On pourrait croire que ce qui est passé depuis longtemps est immuable, mais que nenni : nous avons des services administratifs qui corrigent scrupuleusement le passé deux ans en arrière afin qu’il puisse servir d’argument à la campagne de l’année prochaine !

En effet, je ne sais pas si un génie de la promotion Voltaire est à la tête de l’INSEE, mais cet institut corrige la croissance de 2014 en la multipliant par 3 pour l’instant (du jamais vu dans l’histoire des stats, même si x10 aurait été plus simple car une erreur typographique pour la virgule et hop !), sachant que la correction finale est de toute façon pour ... mai 2017, bien sûr !

Comme ça, le ’ça va mieux’ peut s’appuyer sur des chiffres dont personne ne se souviendra d’en avoir ressenti les effets dans la réalité mais que tout le monde pourra retrouver dans les archives corrigées pour qu’elles soient plus utiles en devenant plus justes.

L’explication ? (conseil : asseyez-vous) : les gens de l’INSEE indiquent simplement que les statistiques, quand c’est eux qui les font, ne sont pas une science exacte !

Ça pique les yeux, hein ?

Du coup, j’espère qu’on n’a pas ce genre d’élite à la gestion de nos centrales nucléaires, même si en écrivant ces mots je me rappelle l’entêtement de ce secteur à fourguer des EPR qu’on ne sait ni concevoir ni fabriquer ! Mais bon, peut-être que j’me trompe, faudrait voir les archives ...

Le 18 mai 2016 à 10:25 par rémy
#1468304

"Auto-homophobie "... Voilà qui semble répondre à bien des victimisations. On est souvent surpris quand on est choisit pour cible et accusé d’intolérance alors qu’on ne se sent tout simplement pas concerné. Quand on est blanc, hétérosexuel, honnête, ’raisonnable’, qu’on ne sert aucune espèce de névrose de façon aigue, quand on se sent tout simplement à tort ou à raison ’normal’, s’accepter est facile parce qu’on on n’a rien a SE ’reprocher’...Et il faut bien constater que la majorité des ’gens’ font partis de cette catégorie. L’autocritique, l’autorefus commence quand on sort de cette ’généralité’. On sent bien que quand on s’éloigne par trop des Lois Universelles il est effectivement possible qu’on finisse par accuser des tiers du refus qu’on porte. Généralement l’accusé se dit simplement que dans la mesure où l’accusateur ne l’oblige pas à servir la même névrose sa présence au monde lui est INDIFFERENTE et pas davantage. Alors, accusateurs de tous genres, n’hésitez surtout pas à perdurer, c’est sans importance, vous n’avez a redouter, cela se vérifie dans les faits, que ceux qui servent les névroses inverses.

Le 18 mai 2016 à 12:10 par françois
#1468349

C’est clair, la plupart du temps on ne se sent simplement PAS CONCERNE un point c’est tout. Ils/elles peuvent continuer à s’enfiler, se brouter, se défriser, se pseudonomiser, se flageller, se faire fouetter, s’exhiber, s’entretuer se dominier ou l’être, s’instrumentaliser, se désinformer, ect...ect..dans la mesure où on n’est pas obligés d’en faire autant où de les sublr...ON N’EST PAS CONCERNES. Les problèmes commencent quand ils décident de vous tyranniser selon leurs schémas de pervers.

Le 18 mai 2016 à 12:14 par karimbaud
#1468350

un beau petit " papier " sur un monde décidément plus laid de jour en jour .

Le 18 mai 2016 à 14:32 par rivolta
#1468453

Excellent article, merci. La bêtise de l’égalitarisme fanatique n’est effectivement plus à démontrer. D’ailleurs, ces égalitaristes sont incohérents, dans la mesure où en même temps qu’ils souhaitent une indifférenciation des sexes, ils sont néanmoins les premiers à vouloir établir des sélections sur le critère du sexe biologique (quotas de femmes en politique, en littérature...), pour en arriver à leur sacrosainte égalité.

Le 18 mai 2016 à 18:09 par tépé
#1468549

truc..obiol ! C’est pour guérir du SIDA ?