Le dernier fabricant français de pianos, victime de la concurrence asiatique, va fermer d’ici la fin de l’année.
La manufacture Pleyel, dernier fabricant français de pianos, jouera sa dernière note d’ici la fin de l’année.
Située à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), cet atelier subit une baisse de commande liée à la concurrence asiatique. Recentrée sur la production de pianos haut-de-gamme, la manufacture en produisait une vingtaine par an, contre 2 000 il y a quelques années.
Fondée en 1807 par le compositeur franco-autrichien Ignace Pleyel, cette société s’était installée en région parisienne en 2007 après la fermeture de son atelier d’Alès (Gard).
L’année suivante, elle avait obtenu le label Entreprise du Patrimoine Vivant. L’entreprise fabrique sur commande des pièces uniques dont les prix s’étalent entre 60 000 et 150 000 euros.
Mais face aux à la concurrence chinoise, qui produit près de 80% des pianos dans le monde, avec des prix qui descendent en dessous de 500 euros, la société a vu son chiffre d’affaires s’écrouler : de 1 million d’euros en 2011 à 700 000 euros l’an dernier.
Joint par téléphone, la direction de la manufacture Pleyel n’a pas souhaité répondre à nos questions.




