Mort de Thomas Sankara : le putschiste Diendéré inculpé

Publié le : mardi 8 décembre 2015
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Source : lapresse.ca
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Le général Gilbert Diendéré, auteur du putsch raté du 17 septembre au Burkina Faso et emprisonné depuis le 1er octobre, a été inculpé d’« assassinat » dans le dossier de la mort du président Thomas Sankara en 1987, a appris l’AFP auprès du parquet militaire lundi.

« Le général Diendéré a été inculpé le 12 novembre dans le dossier Sankara des chefs d’inculpation suivants : attentat, assassinat et recel de cadavre », a affirmé un membre du parquet à l’AFP.

L’enquête sur la mort de Sankara a été ouverte fin mars 2015, cinq mois après le renversement de Blaise Compaoré, chassé du pouvoir par la rue après deux journées d’insurrection populaire fin octobre 2014. Le sujet de la mort de Sankara, devenu une icône en Afrique, était tabou sous ses 27 ans de régime.

Le général Diendéré, ancien bras droit de Compaoré, était le chef du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), qui a tenté de mettre fin au régime de Transition issue de l’insurrection et du départ de Compaoré. Plusieurs de ses anciens membres avaient déjà été inculpés dans le cadre de l’enquête sur la mort de Sankara.

Surnommé le « Che Africain », le capitaine Sankara a été tué, après quatre années au pouvoir, le 15 octobre 1987 lors d’un putsch qui a porté son compagnon d’armes Blaise Compaoré au pouvoir, ce dernier ayant été soupçonné d’avoir commandité le meurtre. Douze autres personnes avaient été tuées en même temps que l’ancien président.

Cette enquête, dont les résultats sont très attendus, vise à lever le voile sur le mystère entourant les circonstances de la mort de Thomas Sankara. Officiellement sous le régime Compaoré, Sankara était décédé « de mort naturelle », à 37 ans.

En réalité, selon plusieurs témoignages publiés, un commando a abattu le « père de la révolution » le jeudi 15 octobre 1987 au Conseil de l’Entente, siège du gouvernement en plein centre de Ouagadougou, alors qu’il était en tenue de sport rouge, le jeudi étant une journée de sport de masse obligatoire pendant la révolution.

Selon l’autopsie réalisée cette année après exhumation du corps fin mai, M. Sankara a été criblé de balles. « Le rapport des tests d’ADN », qui doivent confirmer qu’il s’agit bien du corps de Sankara, « est prêt, mais n’a pas encore été transmis » au parquet, a indiqué ce dernier.

Dans le cadre de l’enquête sur le putsch raté du 17 septembre, le général Diendéré est déjà inculpé de « crimes contre l’humanité ». Amnesty International avait estimé que l’unité putschiste avait « fait preuve d’un mépris flagrant pour la vie humaine ».

« Que des soldats ouvrent le feu sur une foule de manifestants non armés, dont des enfants, avec des armes automatiques, est un flagrant usage excessif de la force qui constitue un crime de droit international », avait estimé Amnesty.

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Le 8 décembre 2015 à 13:10 par Mami Wata
#1340253

Dienderé, Compaoré et autres militaires du Régiment de sécurité présidentielle ne sont que des exécutants dans l’affaire d’assassinat du président Sankara. Que le nouveau gouvernement recherche les commanditaires. Pourquoi Sankara a été assassiné ? A qui cela a-t-il profité vraiment ? Qui voulait le voir mort à ce moment là et pourquoi ? Là on a fait que gratter le vernis que l’on se mette désormais à creuser pour enfin connaitre le fond de cette histoire et j’en suis sûr, la vérité risque de ne pas être ce dont on s’imagine

Le 9 décembre 2015 à 10:56 par LeD
#1340969

Ah OK ! c’est "Diendéré "... OK OK !... j’avais mal lu je croyais qu’ils avaient encore mis ça sur le dos de "Dieudonné", au temps pour moi, c’est bien "Diendéré " et non pas "Dieudonné" ... mea-culpa.