Le Net a tout changé, et sa déclinaison, l’espace de liberté des réseaux sociaux, a modifié les rapports sociaux. Il y a évidemment beaucoup de déchets, mais aussi de bonnes surprises. Mama Nina est une ex-tox qui sait de quoi elle parle. Elle conseille les gens qui veulent s’en sortir.
Mama Nina parle de la drogue comme personne
« Tu sais ce que la coco fait le mieux ? Te mentir, et franchement, elle a du talent pour ça. Mensonge numéro un : je contrôle. Non, t’es pas aux commandes, t’es juste la marionnette la plus confiante du monde. C’est elle qui tire les ficelles. [Pub] Mensonge numéro deux, avec moi tu deviens la meilleure version de toi. C’est faux ! Juste boostée, nerveuse et complètement déconnectée. T’as l’impression d’être forte, mais t’es juste vide en accéléré. Mensonge numéro trois : je t’aide à tenir. Vrai, elle t’achève doucement. Elle te prend ton sommeil, ta santé, ton respect, et à la fin, ton identité. Pire, c’est que t’y crois, jusqu’au jour où t’as plus rien à croire. »
@official.mama.nina Tu veux vaincre ton addiction ? change de methode et essaie la neuroplasticité clique sur le lien en bio tu as tout les outils pour ta reprogrammation mental #addiction #sobriété #mental #combat ♬ son original - Mama Nina
Le propos est direct, elle bouscule les conventions (pas de victimisation), ne culpabilise pas les malades d’addiction, et s’appuie sur son cas, dix ans de C (coco) qui donnent du muscle à ses conseils. À côté d’elle, et de son succès mérité, des spécialistes de l’addiction comme le Dr Lowenstein (clinique Montevideo – Institut Baron-Maurice-de-Rothschild – de Boulogne-Billancourt, pas loin des chaînes de télé et de ses bataillons de camés) font pâle figure. Lui, il est accro aux médias.
Naturellement, elle vend sa « neuroplasticité », mais il faut bien bouffer, et son travail mérite salaire. On a écouté pas mal de ses shorts, sa désaddiction ou rémission se fonde sur la foi, comme souvent avec ceux qui sont piégés par la drogue ou l’alcool. Elle connaît tous les trucs, maîtrise l’art de la punchline, ce qui est aujourd’hui un atout sur les RS. Grâce à un lien de confiance et à son authenticité, les gens se confient à elle, en direct ou en privé (mp). L’émergence de ces nouveaux talents nous renvoie aux nouveaux journalistes du Net, qui n’ont pas de diplôme, de formation classique, mais qui ont mieux : la vocation, chevillée au corps et à l’âme. Le talent, au fond, c’est de vouloir énormément quelque chose. C’est juste du désir, qui s’habille d’expérience et de technique.
Le pouvoir se perd dans ses mensonges.
Tiphaine Auziere prétend avoir vu Jean-Michel Trogneux il y a quelques semaines et nous apprend qu’il est en parfaite santé sauf que Marlène Schiappa nous informait il y a quelques mois qu’il était mort. https://t.co/Z16nJV33cv pic.twitter.com/MeJ8y7gjb8
— Black Bond PTV (@BlackBondPtv) October 30, 2025
Ces nouveaux journalistes sont rapides, brillants, efficaces, et renvoient à des années-lumière leurs confrères mainstream, qui sont, de par leur poste, obligés de désinformer partiellement. C’est la loi du genre, et il n’y a que deux voies : sécurité et désinformation, ou insécurité et information. Le curseur ne peut rester éternellement au milieu, il est attiré par les extrêmes. Voilà pourquoi on a des néo-journalistes qui se radicalisent dans la liberté éditoriale, à leurs dépens bien entendu, et de l’autre côté, des paléo-journalistes qui mentent quasiment à 100 % sur les sujets importants. On pense à la géopolitique, la politique, la santé, la sécurité, les attentats... Ils vont clairement vers un mur mais ne peuvent s’arrêter, car ils sont déterminés professionnellement. Quand on voit un Sotto ou une Lapix raconter des salades, ce ne sont plus eux qui parlent, ce sont les tuyaux, c’est-à-dire leurs conditions objectives de travail. Cela inclut la hiérarchie, le rapport au pouvoir, les forces occultes en embuscade, le poids du passé et du groupe social, etc.
La nouvelle génération, qui retrouve simplement et par instinct les valeurs du journalisme, est en train de casser la baraque, et aussi le vieux Système, celui des médias accolés au pouvoir, qu’il soit politique ou économique. Pire, la polarisation s’accélère, du point de vue du public. Une stat vient encore de tomber, et à grand peine car ça fait mal au derrière de la propagande : l’audience globale de la télé baisse inexorablement (à cause de la génération Z), et les audiences des JT s’effondrent. Il est vrai que quand on met des femmes dociles à l’antenne (vous avez remarqué le remplacement sexuel ?), on peut passer toutes les couleuvres possibles et imaginables.
"Ça fait plus de 2 ans que vous le sucez" cette fraude de Léa Salamé se lache pic.twitter.com/3vD8IYo2Dd
— Youri (@Youridefou) August 10, 2024
Laurent Obertone : "Je paye le salaire de Léa Salamé, je ne veux pas le payer mais je le paye quand même et ne suis pas libre de dire non" pic.twitter.com/nnExtXnEAz
— Réalité Actuelle (@ReaActuelle) November 2, 2024
La chute des stats prouve que même avec un public captif, même avec une propagande anti-complotiste, c’est-à-dire contre l’information alternative, il y a une limite à l’abrutissement. C’est l’effet Streisand Constipacy Wehrmacht, comme l’écrit Lionel Labosse.
Le cas Salamé est emblématique. Une ambitieuse cruche, qui pense cocher les bonnes cases du « moment » (info-émotion, couple branché, entre-soi oligarchique, subversion indolore), se retrouve en difficulté du fait du conflit d’intérêts (Glucksmann) et de la dégradation de l’info, dont elle a fait un divertissement. Résultat : moins 500 000 téléspectateurs. Qui sont partis ailleurs ou sur les réseaux, pour s’informer correctement, et à la carte. Le menu du jour, imposé à tous, c’est terminé.
Logiquement, Léa Salamé devrait donc être virée rapidement de ce poste stratégique pour insuffisance et insuccès professionnels.
Si elle ne l'est pas, cela confirmera que sa nomination n'a pas été faite pour raisons professionnelles mais pour remplir un objectif politique. pic.twitter.com/trGPke7OZl
— François Asselineau (@f_asselineau) October 31, 2025
De ces deux femmes, Nina et Léa (de son vrai prénom Hala), il y en a une qui est survendue par le Système pour vendre le Système, et l’autre qui se fait toute seule, après un chemin de souffrance, dans les failles du Système. L’une monte, l’autre descend, pour respecter la hiérarchie naturelle des choses et des êtres, qui finit toujours par s’imposer.


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