Un couple de Français, accusé d’espionnage en Iran, est emprisonné depuis mai 2022 dans la prison d’Evin, qui avait d’ailleurs été bombardée par l’aviation israélienne pendant la guerre des Douze Jours. Ce mardi 4 novembre 2025, on apprend que le couple est sorti de prison. C’est un jour de gloire pour notre diplomatie, qui en a peu.
Selon la diplomatie iranienne, le couple est en « liberté conditionnelle » et a été « libéré sous caution ». « Ces deux ressortissants français incarcérés pour des infractions à la sécurité nationale ont été libérés sous caution par le juge en charge de l’affaire et seront placés sous surveillance jusqu’à la prochaine étape judiciaire », a écrit dans un communiqué intitulé « libération conditionnelle de deux ressortissants français », le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï. (Le Figaro)
Le président Macron n’a pas ménagé ses efforts pour faire libérer les deux, euh, profs. « Je me félicite », dit-il, fidèle à sa modestie.
Avec doigté et élégance, la diplomatie de notre Président a fonctionné en Iran. Elle triomphera en Algérie !
— Josiane Lépine (@JosianeLepine) November 4, 2025
Pendant les négociations, forcément houleuses entre les deux pays, puisque la France a choisi le camp israélo-américain, enfin, Macron, pas les Français, l’observateur le plus idiot (et il y en a dans les médias) a pu remarquer que des Franco-Iraniens avaient été persécutés et embastillés en France. C’est le jeu, quand on veut échanger des espions.
Mais le couple Paris-Kohler travaillait-il pour la DGSE, ou était-ce simplement une prof de lettres de 41 ans et un prof retraité de 72 ans, en simple voyage touristique en Iran ? Les autorités iraniennes se seraient alors lourdement trompées, et les deux Français auraient perdu exactement 1 277 jours, selon leurs avocats.
Cependant, la télé iranienne a envoyé un documentaire où l’on voit le couple, peut-être contraint, parler à cœur ouvert. Il faut toujours se méfier des déclarations des prisonniers, il peut y avoir une menace hors champ. Voici quand même ce sujet, au moins pour les images des deux amoureux.
Au même moment, comme un fait exprès, ou alors un ordre venu du Château (Barrot et son ministère comptent pour du beurre), Caroline Fourest envoyait un rapport repris sans sourciller par Pujadas sur les proxys de l’Iran dans les couloirs de l’Assemblée.
Un rapport dénonce enfin la proximité entre certains intervenants du débat public et même certains députés avec des proxys de l’Iran… Ces liaisons dangereuses, nous les documentons dans @franctireurmag depuis deux ans. Ce qui est fou, c’est qu’elles ne fassent pas plus de bruit.… https://t.co/c0xQVASGMD
— Caroline Fourest (@CarolineFourest) November 4, 2025
Et le même jour, tenez-vous bien, dans Libération, on apprend que LFI est infestée de militants islamistes (des Frères) dans le Nord ! Ça alors, pour une surprise, c’est une surprise. On savait que LFI travaillait en sous-main pour le Hamas, mais là...
Le 24 septembre, le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, pose tout sourire dans une salle des fêtes, à Maubeuge. A ses côtés, Abdoullah Boughazi, tête de liste LFI pour les municipales dans la ville. Sur les clichés de la soirée, Cédric Brun, militant insoumis à Denain, aperçoit deux autres hommes : Soufiane Iquioussen et Youssouf Feddal. Une semaine plus tard, ce conseiller régional, ancien représentant syndical CGT de PSA dans le Valenciennois, annonce dans la Voix du Nord quitter le mouvement, dénonçant le recrutement de « profils inquiétants ».
« Depuis le 7 Octobre, on a vu arriver des gens connus pour être proches des Frères musulmans, affirme-t-il, interrogé par Libération. Leurs seuls sujets, c’est le halal dans les cantines, le voile et la Palestine, alors qu’on parle à une communauté très large et qu’on a toujours vécu en paix entre religions ici. Soit je faisais l’autruche, soit je disais que ce n’était plus possible. Les militants partent par dizaines. Il y avait déjà un problème de fait du prince mais le mouvement est en train de s’écrouler. »
L’entrisme islamiste, la grande peur des bien-pensants. Il n’est heureusement pas question d’entrisme sioniste, on n’en est plus là : la bête de l’événement est entrée depuis longtemps dans nos institutions et nos médias, il n’y a même pas débat. Ça fait partie du paysage.
Nous voilà donc dans une France pénétrée de partout par l’hydre islamiste, avec ses têtes ou ses racines (à vous de voir) en Palestine, au Hamas, en Iran ou dans le 9-3. Rien à voir avec le procès de Lafarge en Syrie, la multinationale française étant soupçonnée d’avoir financé des groupes djihadistes, un banal impôt de guerre, quoi, comme en Corse.
Hicham [un informaticien syrien recruté en 2012, NDLR] soupçonne vite Lafarge d’avoir pactisé avec des groupes armés, comme l’État islamique. « Ils livraient du ciment dans des villes où Daech construisait des murs et des installations et puis ils recevaient du pétrole de zones contrôlées par Daech », décrit-il. Les expatriés sont partis, mais chaque matin Hicham est chargé d’établir la connexion avec ses patrons français pour une réunion sur la sécurité, sur Skype, avec « le PDG, le directeur de la sûreté », explique-t-il. Des cadres qu’il va voir aujourd’hui sur le banc des prévenus. (France Inter)
Nous, on n’y croit pas : on préfère croire la version inquiétante de Caroline Fourest, l’agent israéliste qui ne ment jamais.


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