LFI est dans un sacré merdier. Si le parti de Mélenchon a globalement raison à l’international, notamment sur le conflit israélo-palestinien (IP), sur lequel il est le seul à dire la vérité au milieu du torrent de désinformation de la presse, sur le plan intérieur, c’est un plantage intégral.
On met de côté le woke et le climat, plus le covid, qui ne nous intéressent pas aujourd’hui, mais qui démontrent une furieuse tendance à se planter sur la durée, pour les mélenchonistes. Il est évident que ces trois narratifs sont en train de se casser la gueule, tout simplement parce qu’ils nient le réel.
Il n’est même pas question de morale ni de volonté dans notre assertion : tout ce qui est anti-réel finit toujours par disparaître. Autrement dit, loi numéro un de toute l’histoire du monde et de l’univers : le réel est plus fort que tout. Le réel a raison. Cela ne signifie pas qu’il ne faille pas le corriger, parfois – on pense à l’éducation des enfants, passée de la gifle au piédestal, ce qui est aussi violent à l’arrivée –, dans la mesure du possible, mais il faut rester modestes.
Les conneries des climatologues sur un Paris à 50 degrés en 2050 (disons 2100) ou une France submergée par les eaux à cause du réchauffement, des pluies diluviennes ou de la fonte des glaces, ça va cinq minutes. Mais c’est sur le plan de la politique intérieure que le glissement est plus dangereux. Par exemple, dans son dernier discours aux militants, repris sur les réseaux sociaux, Jean-Luc nous annonce, s’il est élu, qu’il va démanteler les grands médias qui appartiennent aux capitaines d’industrie. On l’écoute et on analyse.
L'empire Bolloré sera rompu et vendu à la découpe ! Il faut briser les monopoles.
En France, 10 personnes possèdent 80 % des médias. Une telle concentration des médias n'est plus possible.
Nous visons aussi la stabilisation des métiers. Le statut de pigiste doit être revu. pic.twitter.com/7TNdoyW7PL
— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) February 23, 2026
Deux choses : un, la concentration est dans l’ADN du capitalisme. Briser l’empire Bolloré, c’est toucher au symptôme, pas à la maladie. On peut déjà prévoir que cette belle idée foirera. Deux, il faut des médias de droite, et encore plus, puisque la gauche tient 80 % des médias mainstream, ce qui est non seulement une aberration, en pays soi-disant démocratique, mais la source de bien des maux français.
On le voit avec la consanguinité et l’uniformité politique – et la corruption qui en découle – qui touchent, et coulent, le service public audiovisuel. Un État dans l’État, où l’impunité a produit une bêtise sans nom et un mensonge généralisé, en plus dans le domaine de l’information. C’est une catastrophe industrielle, et LFI, très bien représentée sur France Inter, par exemple, a sa part de responsabilité. Donc OK pour casser l’empire Bolloré (LOL), mais alors on pète le SPA, qui marche sur la tête. Et on donne l’argent public aux sites d’information indépendants, qui, eux, au moins, on prouvé qu’ils savaient trouver leur public et vivre hors de la subvention et de la corruption.
Mais ne rêvons pas, ce sort est réservé à Médiapart et ses amis, pas à nous. L’analyse n’est pas très profonde, mais faut dire que la proposition de Mélenchon, démago au possible, ne l’est pas non plus. Et quand on écoute la Guetté, l’insoumise qui monte (c’est la seule qui vend des livres à gauche), c’est pas mieux. On peut dire que la relève est assurée, d’une certaine façon.
« En instrumentalisant la mort de Quentin Deranque, dans laquelle, je le dis, La France insoumise n’a rien à voir, puisque nous sommes partisans de la non-violence en politique, que nous sommes partisans de la révolution citoyenne ; et donc monsieur Lecornu qui a dit à Mathilde Panot, présidente de notre groupe parlementaire, qu’elle devait faire le ménage dans nos rangs ; monsieur Darmanin le ministre de la Justice qui a appelé à un cordon sanitaire contre La France insoumise ; madame Braun-Pivet, qui a exigé que Raphaël Arnault démissionne, alors qu’il était en train de voter, à Paris, quand Quentin Deranque est mort, à Lyon. »
Nous vivons des heures graves.
L'oligarchie veut diaboliser la France insoumise tout en réhabilitant l’extrême droite.
Ils sont du mauvais côté de l’histoire. pic.twitter.com/Y33SM0WSUo
— Clémence Guetté (@Clemence_Guette) February 23, 2026
Ouh la la la la, Raphaël Arnault, le député violent de la Jeune Garde, est innocent parce qu’il n’était pas à Lyon le jour du meurtre (elle préfère dire de la mort de Quentin, ça reste une forme passive), celle-là, elle va lui coller à la peau, à la Guetté. C’est l’histoire du commanditaire et des exécutants, chérie.
Finalement, gâcher la critique courageuse de l’israélisme par une série de mauvais choix, soit c’est un gloubi-boulga intellectuel involontaire, soit c’est un assemblage voulu, et c’est beaucoup plus grave : c’est le moyen de ne jamais arriver au pouvoir, et de rester faire de l’israélisme dans l’opposition, le meilleur moyen de réduire et neutraliser ce thème, tout en contrôlant la jeunesse et les banlieues, les deux réservoirs de voix de LFI.
Vous avez dit bêtise ou instrumentalisation ? Qui tient les ficelles de Mélenchon ?


et
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