Le désert grandit. Malheur à celui qui recèle de déserts.
Bien évidemment que l’élite démoniaque qu’on appelle souvent "Big brother" ne contrôle pas tout. Bien loin de là.
Suite à mon message précédent, je rejoins l’observation de mes camarades concernant le caractère terriblement insidieux et sournois de cet "humour second degré" de guignols.
Quant aux "fuites" émanant des médias de masse, permettez-moi de garder quelques réserves.
Dieudonné aussi s’inscrit dans cet immense processus de dissolution. Par contre, il est acteur, il joue à la comédie et nous on en rit. Pourquoi pas ? Mais compter sur Dieudo pour vous guider vers la lumière, c’est se fourvoyer. Il l’a bien dit lui-même dans un sketch en envoyant gentiment balader ceux qui l’interpellent "Dieudo, guide nous vers la lumière !", en nous rappelant que "déjà", lui, "c’est pas par là" qu’il va...
Tout cela se résume en un immense système de compensation et d’anesthésiants qui a pour effet de nous faire vivre la déliquescence de notre monde la plus supportable, la moins désagréable possible.
On écoute, on rit, on réfléchit plus ou moins superficiellement, mais pas beaucoup plus.
On vit tous dans une profonde forme d’idolâtrie sociale et un conformisme fondé sur l’intérêt, la lâcheté, l’hypocrisie et l’inertie.
L’imposture de ces formes ’’story-telling" est un des stupéfiants les plus délétères de l’endormissement des cerveaux et de l’ablation des consciences.
Elle opère une véritable lobotomie psychique qui tend à neutraliser de façon méthodique toute forme de sensibilité et d’intérêt, toute façon de penser supérieures.
"Il arriva que le feu prit dans les coulisses d’un théâtre. Le bouffon vint en avertir le public. On pensa qu’il faisait de l’esprit et on applaudit ; il insista ; on rit de plus belle. C’est ainsi, je pense, que périra le monde : dans la joie générale des gens spirituels qui croiront à une farce." Sören Kierkegaard
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