De tous côtés tombent des informations totalement inédites pour le grand public, une pluie de grêlons inavalables, qui ont un effet de choc. Plus rien n’est sacré, c’est la grande désacralisation, en droite ligne de l’abattage du christianisme – en voie de finalisation – et de l’islam – en cours.
Après le départ d’Alain Juppé du gouvernement de Nicolas Sarkozy, Édouard Philippe rejoint Areva pour 10 000€ par mois.
Mais à l’époque, ce n’est pas son salaire qui va faire jaser… #ComplementDenquete pic.twitter.com/6JGEdpqBae
— Complément d'enquête (@Cdenquete) May 19, 2022
Pour rappel, nous y dévoilons que la justice américaine soupçonnerait le groupe nucléaire Français – aujourd’hui renommé Orano – d’avoir racheté en février 2010 une obscure start-up californienne dans le but d’enrichir ses actionnaires, de hauts dignitaires du parti démocrate américain. En échange, ceux-ci auraient soutenu Areva dans l’obtention d’aides publiques à la construction d’une usine. Si ces accusations de corruption se confirment, l’amende pourrait potentiellement atteindre 24 milliards d’euros. À verser par Orano, mais en fait par l’État français, son actionnaire numéro 1. Si la question méritait d’être posée à Édouard Philippe, c’est que le Premier ministre a été aux premières loges sur ce dossier. D’abord chez Areva, dont il fut directeur des affaires publiques d’octobre 2007 à octobre 2010 sous la présidence d’Anne Lauvergeon.
Capital va plus loin, et là, ça touche à une drôle de toile d’araignées, car qui dit Clinton...
Mais il y a plus intéressant encore : on le sait moins, Édouard Philippe a travaillé, de 2004 à 2007 pour le cabinet d’avocats américain Debevoise & Plimpton. Ce cabinet est connu à Washington pour être proche du parti démocrate : non seulement Hillary Clinton fut l’une des partenaires, mais David Rivkin, l’un de ses principaux dirigeants, a été cité par le New York Times comme faisant partie des principaux leveurs de fonds du président Obama.
Adriana Karambouille
Ici le rappel du passage d’Édouard Philippe en tant que lobbyiste chez Areva (oh la chance, il est parti juste avant la tempête, comme Philippe Val avant l’attentat de Charlie), là les habitudes tordues d’une Adriana Karembeu, 250 fois mariée, démariée et remariée, qui a fait dormir sa fille de 7 ans dans le lit de son dernier amant, Marc Lavoine. Le Figaro envoie du lourd.
Les photos et SMS à connotation sexuelle s’étalent quant à eux sur une période de deux ans, de la séparation du couple aux derniers mois de l’année passée. Dans ces correspondances, il est question de la vie sentimentale et intime d’Adriana Karembeu avec des hommes, qui lui écrivent des mots érotiques ou pornographiques – certains très crus –, et lui envoient des photos de leurs pénis.
Dans la galerie photo de la fille de l’ex-mannequin, ces contenus privés se mélangent aux photos de la vie quotidienne : Nina avec sa mère, espiègles, devant des décorations de Noël. Nina qui se prend en selfie. Nina et Adriana Karembeu devant le château illuminé de Disneyland, aux côtés du chanteur Marc Lavoine.
Le grand public français, on va se concentrer sur lui, découvre soudain une société nouvelle, en sous-couche, un monde interlope qui se dévoile sous ses yeux, grâce aux réseaux sociaux, bientôt suivis par la grande presse. Les égouts débordent, et débordent d’info sale. Il ne s’agit pas de morale, mais les oligarques donneurs de leçons et preneurs de pognon – de l’argent public, celui que nous produisons, car eux ne produisent rien – montrent leur vrai visage.
Pas la peine de convoquer ici la figure du Diable, ce piège à complotistes, même si la guerre du bien contre le mal est là, sous nos yeux, disons plutôt du mal contre le bien. Cela se concrétise par les attaques permanentes du cynisme contre l’innocence, et là on retombe sur la pieuvre Epstein, le nom donné à ce réseau mondial qui sort enfin à l’air libre, dans une odeur pestilentielle.
Des bas aux hauts-fonds
Dans le Manifeste du parti communiste, paru en 1848, Marx écrit dans la partie I qui s’intitule Bourgeois et Prolétaires « Quant au lumpenprolétariat, ce produit passif de la pourriture des couches inférieures de la vieille société, il peut se trouver, çà et là, entraîné dans le mouvement par une révolution prolétarienne ; cependant, ses conditions de vie le disposeront plutôt à se vendre à la réaction. (Wikipédia) »
Il y avait un lumpenprolétariat, relire Marx ou Orwell, ce vrai socialiste, ou revoir les pièces de Brecht. Il y a désormais une lumpenoligarchie, sauf que ses membres ne sont pas en haillons et ne vivent pas comme des rats sous la bourgeoisie : ils évoluent au-dessus, dans les hauts-fonds.
Au chapitre V de son livre Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte (Der achtzehnte Brumaire des Louis Napoleon), paru en 1852, Karl Marx écrit, à propos de la Société du Dix-Décembre, que Louis-Napoléon avait formée (sous la façade d’une « société de bienfaisance ») une force d’intervention qui lui était dévouée « avec des roués ruinés n’ayant ni ressources ni origine connues… […] les rebuts et laissés pour compte de toutes les classes sociales, vagabonds, soldats renvoyés de l’armée, échappés des casernes et des bagnes, escrocs, voleurs à la roulotte, saltimbanques, escamoteurs et pickpockets, joueurs, maquereaux, patrons de bordels, portefaix, écrivassiers, joueurs d’orgue de barbarie, chiffonniers, soulographes sordides, rémouleurs, rétameurs, mendiants, en un mot toute cette masse errante, fluctuante et allant de ci-de là que les Français appellent “la bohème”. »
La bohème, elle est en haut maintenant. Pas une journée sans qu’on découvre la dinguerie de stars de la culture, de la politique ou des médias, pas une journée sans un shit storm sur une personnalité mouillée dans un scandale sexuel ou financier, les deux allant généralement ensemble. On sait que Maître Gims vient de se faire choper pour du blanchiment, mais sa proximité avec Brigitte interroge. Hasard de l’amitié ou réseau constitué ?
Adriana Karembeu, derrière son image lisse (enfin, presque) de mannequin reconverti dans la télé et l’aide médicale au téléspectateur français, un temps aux côtés de Michel Cymes, devient soudain une ogresse devant sa propre fille. Quant à Marc Lavoine, le milieu du plaisir n’ignore pas ses habitudes un peu hors-limite. Tout cela mis ensemble, Édouard Philippe, Jeffrey Epstein, la cocaïne, Adriana Karembeu et Marc Lavoine, ne fait pas un réseau criminel tentaculaire, mais cela donne un avant-goût de la lumpenoligarchie et de son impunité.
L’artiste, compagnon d’Adriana Karembeu depuis le printemps 2024, figure dans le signalement. D’abord dans un échange – supposé – de SMS entre Adriana Karembeu et lui, dans lequel le chanteur lui demande de vérifier « si le paquet plastique de la cocaïne est bien sur l’étagère ». Puis dans une série de photos prises par Adriana Karembeu, et sur la base desquelles la défense d’Aram-André Ohanian dénonce une atmosphère « mêlant sexualité adulte et quotidien de l’enfant ». Sur ces clichés, qui datent de l’été 2025, on peut voir la fillette et Marc Lavoine dormir dans le même lit, séparés par des draps. (Le Figaro)
Ou comment tromper le grand public avec des paillettes et de la fausse innocence. Quant aux milliards perdus dans le scandale UraMin, ils ne sont pas perdus pour tout le monde. Pour les Français, si. Quinze ans plus tard, la durée suffisante pour une amnésie générale (et une amnistie pour le responsable), on ose nous refourguer ce lobbyiste. La presse est en train de nous refaire une Macron.


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