Le thème de ce deuxième entretien entre les deux dissidents qui se sont rencontrés à Moscou, désormais terre d’asile, est l’analyse des raisons et des objectifs du conflit qui embrase tout le Golfe.
Viktor Bout souligne à juste titre qu’on ne peut plus analyser le nœud proche-oriental avec les concepts d’hier, ceux du respect du droit international, de la diplomatie classique, même secrète, celle des traités et des alliances, mais qu’il va falloir d’autres outils.
Le conflit en cours rappelle les motivations de mafias de la drogue et de la prostitution qui se battent pour un territoire. C’est la victoire de la géopolitique du fait accompli. Trump, flanqué de ses faucons (Hegseth et Graham, avec Kushner et Rubio en arrière-plan), illustre parfaitement cette mafia avec son discours cash mêlé d’effets d’annonce surréalistes, volontairement embrouilleurs.
Alain Soral souligne que les puissances maritimes, au bout de leur empire, dans le temps et dans l’espace, n’ont plus que la pure piraterie pour maintenir leur niveau de vie. On appelle ça courir sur les pierres, et cela annonce, malgré une victoire d’apparat – malgré ses missiles, l’Iran est exsangue –, un avenir plus sombre.
Dans ce schéma, Israël n’apparaît plus comme le maître mais comme l’élève, sinon le chien de l’Amérique, même si les deux nations ont comme intérêt commun la confiscation du fameux pétrole (et du gaz), ce nerf de presque toutes les guerres du XXIe siècle (Irak, Syrie, Venezuela, Gaza, Liban, Iran).
Cependant, des effets secondaires inattendus de cette piraterie se font sentir sur les fronts intérieurs de l’Amérique et d’Israël, un risque majeur pour les gouvernants en place, qui plus est en butte avec leur électorat et leur justice. Netanyahou, poursuivi pour corruption, est sur la sellette depuis trois ans, et Trump, dont les spéculations familiales font tache, a trahi sa base populaire MAGA.


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