Les trois armes de l’Iran : les missiles, le détroit, les câbles
23 mai 20:35, par Mauricele report sur l’Iran est une fuite en avant pour compenser l’impasse ukrainienne qui elle même compense la fuite d’Afganistant. Une défaite américaine en Iran signifierait : L’annulation pure et simple du marché de la reconstruction : Les capitaux qui commençaient à affluer vers les fonds dédiés à l’Iran et au Levant se volatiliseraient. Les banques comme Citigroup, qui ont déjà engagé des frais de conseil, de structuration et de prospection, devraient passer ces actifs par pertes. La fermeture d’un débouché vital : Wall Street a besoin de "frontières" à ouvrir et à reconstruire pour absorber le capital excédentaire. Si les deux fronts (Ukraine et Iran) se ferment simultanément, c’est une crise de suraccumulation qui menace. La contagion aux pétromonarques et la crise du dollar ; Le financement de la reconstruction iranienne devait être porté par les pétrodollars du Golfe. Une défaite américaine briserait ce circuit. Crise de confiance des monarchies : Si l’armée américaine échoue à sécuriser l’Iran, les pétromonarques (EAU, Arabie Saoudite) en tireront les conclusions. Leur alliance avec Washington repose sur la garantie de sécurité. Une défaite la rendrait caduque. Elles cesseraient de recycler leurs pétrodollars via Wall Street et chercheraient d’autres protecteurs (Chine, Russie). Remise en cause du pétrodollar : Une partie des transactions pétrolières pourrait basculer vers d’autres devises, affaiblissant structurellement le dollar. Or, la domination du dollar est le pilier de la puissance de Wall Street. Le krach obligataire et la fin du "Schéma de Ponzi"
C’est le risque ultime, le plus grave.Le caractère de Ponzi de la dette américaine. Ce système tient sur une croyance : la puissance militaire américaine est invincible, donc sa dette est l’actif le plus sûr du monde.
Une défaite en Iran pulvériserait cette croyance. Panique sur les bons du Trésor : Les créanciers étrangers (Chine, Japon, fonds souverains) exigeraient des taux d’intérêt beaucoup plus élevés pour détenir de la dette américaine, devenue soudainement "risquée". Le coût de la dette exploserait. Effondrement du marché obligataire : Le marché des bons du Trésor est le socle de toute la finance mondiale. S’il se bloque, c’est tout l’édifice de Wall Street qui s’effondre. Les fonds de pension, les banques, les assurances, tous sont gorgés de dette américaine. Un krach obligataire serait pire que le krach boursier de 1929.
Alain Soral et E&R
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