L’alliance Milei-Netanyahou ou la réactivation du plan Andinia
16 mai 15:26, par Saturnin PompierPour cette histoire (le Plan Andinia, pour reprendre le nom historique de ce projet) les sionistes vont y aller pour de bon, cela ne fait aucun doute. Reste à savoir comment ils vont s’y prendre. On peut imaginer des scénarios.
Je pense que le précédent de la Palestine nous offre déjà quelques pistes. Il est bien entendu qu’ici (Patagonie) les conditions politiques, démographiques et culturelles sont très différentes du Proche-Orient. Au Proche-Orient il y a trop d’histoire et trop de peuples, et les sionistes, en choisissant la Palestine, pour des raisons dont il n’est pas lieu de revenir ici, se sont foutus dans un guêpier. Le projet sioniste a toujours été l’extermination et le déplacement de tous ceux qui les gêneraient (pratiquement tout le monde, et cela fait beaucoup de monde), une espèce de Generalplan Ost hitlérien après la lettre. Faites vos recherches et informez-vous.
Je parle du précédent palestinien (depuis 1948 et même avant) : une terre que l´on prend (par la ruse d´abord et par la force ensuite) à leurs légitimes propriétaires, expulsion de ceux-ci pour faire de la place, tout raser pour faire le retour impossible, implantation de populations venues d´ailleurs qui ne reconnaissent que le droit du plus fort (tout ça drapé dans des prétendus droits historiques et mythologiques : des histoires de dérangés)...
Pour les sionistes, les juifs avaient droit à cette terre, et ce droit justifiait l’expulsion de tous ceux qui vivaient déjà là, leur extermination si nécessaire, le vol de toutes leurs propriétés, etc... Ils ont commencé par une lente infiltration, sans trop faire de bruit au début, achetant tout ce qu’ils pouvaient aux propriétaires arabes locaux présents sur le terrain ou aux propriétaires turcs absents. Ils ont créé pendant des décennies tout un réseau de colonies plus ou moins éparses sur un terrain où ils ont été quasiment partout minoritaires jusqu´en 1948.
La Patagonie offre de bien meilleures conditions de départ pour une opération de colonisation et d’appropriation. Peu de populations locales sur le terrain, de vastes espaces où faire avancer la chose tranquillement, à l’abri des regards des indigènes, dans une région de la planète loin des théâtres de guerre et de convulsions de tout genre. Des richesses immenses (absentes en Palestine), des terres fertiles, des forêts vierges, des montagnes enneigées, des minéraux, du pétrole, de l’eau douce, l´Atlantique et le Pacifique qui regorgent de poissons...
À suivre.
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