Alain Soral interviewé par l’agence de presse russe Tass
7 avril 07:25, par Marie-AngeY’a pas photo, le prince de la politique a parlé, avec un discernement dont le pouvoir séparateur s’affine encore. L’intégration de l’étage supérieur théologique apporte sa lumière à tous les autres étages, les imprégnant d’une logique commune. Changer de point de vue est indispensable pour penser la France, pour encore monter en étages et la voir de plus haut. La récapitulation, le ferment d’une intégration de conscience et d’esprit sont des étapes de synthèse, de montées en abstraction. Il aurait été surprenant, il y a une quinzaine d’années, d’entendre parler ici des valeurs universalistes du Christ, qui cohabitait encore assez mal avec celles de Heghel et de Marx. L’humanité du Christ est royale et épiscopale. Sa divinité est filiale. Trancher la question du suprématisme revient à convaincre un sénateur de sa fraternité avec le plébéien, c’est-à-dire l’arracher à la filiation de la chair et du sang, pour lui offrir une filiation divine par la grâce. Il ne s’agit pas de changer de suprématisme, car, dans ce domaine, le choix est abondant. Il importe peu de se demander si la constitution, par l’abolition des corporations en 1791, a supprimé tout ce qui se trouvait entre l’individu et la nation ou l’état. Mais, le Général de Gaulle put revenir au pouvoir davantage parce qu’il avait visité Staline que parce qu’il était parti pour Londres, ainsi que le décrit Jean Cathala dans ses mémoires. Cela retarda la gauleiterisation américaine de la France d’une trentaine d’années. La royauté et l’épiscopat du Christ se sont exprimés quand il montra aux provocateurs la pièce de métal précieux et qu’il leur dit de rendre à César ce qui était à César et à Dieu ce qui était à Dieu. La pensée de la scène où ce geste eut lieu suffit à dessiner un programme politique de la symphonie des pouvoirs temporel et spirituel, de même que le principe d’organisation d’un système financier international, face à une opposition dont il chassa les changeurs du temple. Il n’est de meilleur temps que celui d’une Annonciation pour redire cela, en laissant aux observateurs sagaces le loisir de voir si le Feu Sacré jaillira encore de la colonne à Jérusalem à la fin de la Semaine.
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