Xavier Moreau et Fabrice Sorlin – Ukraine, la guerre oubliée / Iran : entrée en lice des Houthis
30 mars 18:01, par MauriceL’adage ne dément pas : Bons Houthis = bons ouvriers.
Le manque apparent de rationalité de cette guerre, le jugement porté sur les États-Unis et non sur Israël, dont les objectifs sont plus évidents et compréhensibles, et l’écran de fumée que constituent les déclarations, les démentis, les plaisanteries et les stupidités, pourraient peut-être avoir pour but de dissimuler la véritable stratégie et d’attiser l’opinion publique, comme le fait la métaphore de la « grenouille bouillie » ou l’expression anglophone « gagner du temps ».
Il pourrait s’agir, comme certains le pensent, d’un symptôme d’impréparation et de confusion quant aux objectifs initiaux, qui devaient composer avec la résistance iranienne.
Ou bien, cette opération a peut-être été prévue dès le départ dans le cadre d’un plan de « guerre de longue durée ». Un plan qui, peut-être, était destiné à être dissimulé dès le début.
Hypothèse : du côté américain, la justification de cette guerre ne réside peut-être pas tant, ni même uniquement, dans l’Iran comme cible principale, mais dans le monde entier.
Il pourrait s’agir d’un acte de « destruction créatrice » géopolitique et géoéconomique de grande envergure. Pour mener à bien un programme visant à « Rendre sa grandeur à l’Amérique », on peut soit propulser les États-Unis le plus loin possible vers l’avant, soit repousser le reste du monde le plus loin possible vers l’arrière.
Les États-Unis demeurent la première puissance mondiale, la plus complète et la plus influente.
Dans un contexte de souffrances économiques, financières, énergétiques, industrielles, commerciales et militaires prolongées, qui frappent le monde entier, et en particulier l’Europe et le monde arabe, mais aussi l’Asie et d’autres pays en raison des bouleversements qui s’inversent à bien des égards, les États-Unis en sortiraient plus forts que tous les autres.
La « destruction créatrice », ou l’effondrement d’un système pour créer les conditions de la construction d’un autre, est un concept issu de la théorie économique de Schumpeter.
Le monde qui pourrait émerger au terme de ce traitement prolongé et généralisé serait sans doute un monde plus docile face aux stratégies de Washington.
Cela créerait les conditions d’une nouvelle hégémonie, non pas fondée sur le « soft power », mais sur le bon vieux « hard power ».
Mais cependant ceci n’est qu’une hypothèse.
Nous savons que la stratégie initiale de son groupe de pression prévoyait de s’affranchir des contraintes électorales.
Alain Soral et E&R
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