Toute analyse par la sociologie des partis politiques d’aujourd’hui en France est une entreprise fallacieuse. À titre indicatif, les métiers dits libéraux, avocats, médecins, comptables, et d’autres parasites sociaux, composent la majeure partie de la représentation parlementariste au sein de la quasi totalité du paysage politique d’un extrême à l’autre. Ajouté à cela le phénomène des effacements complets de partis comme par enchantement avec l’exemple sidérant du parti dit socialiste qui brusquement passe d’un pôle important de la dite alternance à un statut de parti accessoire. Plus étonnant encore est la monté en puissance de partis crées ex nihilo comme celui de Macron, La République en marche. Si sociologie il y a, on pourrait expliquer le phénomène par la disparition d’une composante sociale et l’apparition d’une autre, ce qui n’est pas le cas surtout lorsqu’on tient compte du déclassement généralisé et de l’érosion du bien être social. Tout cela nous amène à percevoir le phénomène partisan comme relevant d’une pure entreprise de fabrique idéologique qui ne diffère en rien d’une start up. Le jeu parlementaire est très proche de ce que l’on pourrait qualifier de la sous- traitance législative pour la grande entreprise oligarchique qui possède les rouages du système créé de ses soins. D’où l’effacement du jeu des affinités et des polarités idéologiques dans tous les pays dits démocratiques.
Alain Soral et E&R
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