L’Amérique aurait-elle moins de pauvres avec moins de migrants ?
27 janvier 17:16, par ScreenagerC’est donc ce pays-là qui nous sert d’exemple depuis 1945 ? Et bien ! Heureusement que j’entends dire qu’à choisir, il vaut mieux être sous parapluie américain. Deux erreurs dans cette dernière phrase : nous n’avons rien choisi du tout, et le parapluie, ils nous l’ont mis dans le fiak depuis fort longtemps.
Il faudra au minimum une génération pour espérer que l’économie américaine remonte du gouffre où elle se trouve ; avec des élections tous les quatre ans et des mid-terms tous les deux ans, on peut douter que cela arrive. Les chiffres de l’analphabétisme explosent, les ingénieurs et les chefs de projets manquent, les diplômés se font la malle dans des pays où ils peuvent exprimer leur savoir-faire. C’est une société vivant uniquement sur la financiarisation et les métiers de service. Or, on ne fonde pas une société viable là-dessus. C’est bien pour cela que Donald se dépêche de piquer tout ce qu’il peut : quand on n’a plus de richesses, on s’octroie la richesse des autres par la force.
C’est la même chose en Europe, sauf que comme nous nous sommes coupés de tous les pays désignés comme infréquentables, pour nous mettre à la remorque des amerloques qui ne nous le rendent pas, l’effondrement sera encore pire, si cela est possible.
En attendant, entre une guerre civile et des Etats qui ne verraient pas d’un mauvais œil de faire sécession, il y a quand même un risque véritable d’éclatement des Etats-Unis. J’ignore si nous verrons cela de notre vivant – ce serait une véritable déflagration ; il y a sans doute plus de chance que l’on assiste à l’éclatement de l’Europe. L’un dans l’autre, ce sont des empires qui ne reposent sur rien et partant, sont d’une nocivité crasse pour les peuples. Leurs disparitions ne seront pas regrettées par grand-monde, du moins dans un premier temps.
Alain Soral et E&R
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