De Depardieu à Dujardin, itinéraire de l’acteur-Système
30 octobre 2025 13:57, par SevJ’la rémène, là, passsequeu, ici, ceux qui valident mes commentaires et surtout, les lisent, auront compris que je viens du milieu des "artissses". Me suis faufilée, j’ai baguenaudé et bossé aussi pour la télé, le théâtre et le café aussi, un chouia pour le cinoche mais suffisamment pour avoir saisi de quelle chair était composé ce tout petit milieu d’entre-soi.
40 piges dans cette basse-courtisanerie ça vous éclaire le plafond sans ménagement sur la réalité de l’actorat et de ses "stars". J’en ai croisé quelques unes de ces stars françaises et hormis la Flon (Suzanne) qui fut la seule, parmi mes rencontres, a être d’une gentillesse et d’une simplicité bouleversante.
Les autres, j’ai vu... Si Dujardin est gominé jusqu’au slip c’est précisément parce que la durée de carrière des acteurs/trices) de cinoche tient à leur capacité à devenir les hommes/femmes sandwiches de la doxa merdiatique et de l’insignifiance qui va avec.
Dans ce milieu, si tu l’ouvres côté mauvais angle, tu es oublié en quelques jours seulement. La Gardin vient de le comprendre. L’insupportable Debbouze a compris très vite, il s’est rapatrié dans les coulisses, côté gros pognon.
Oui, il faut effectivement avoir l’étoffe d’un futur mythe pour durer au-delà même de sa vie. Bardot, Depardieu sont déjà des mythes vivants... Huppert, non... vous avez pigé pourquoi... la meuf sait qu’il ne faut surtout pas l’ouvrir pour garnir grassement son tiroir caisse et accepter d’entrer en "navetude française".
Côté théâtre, ils s’en foutent car cet autre petit milieu tient par fabrication de petites familles de style. Il y eut la famille Audiard-Gabin puis la De Funès Cie, puis la troupe Splendide et son humour beauf bien vu, le Jaoui-Bacri’système du cinéma comédie théâtrale, puis arriva l’interminable tsunami des humoristes.
Ces derniers sont une fausse famille. la Madani l’a compris à ses dépend... ils se tirent dans les pattes et se dézinguent mutuellement. C’est la métonymie de notre "nouveau monde" où c’est chacun pour sa gueule quitte à marcher sur la tronche des autres.
Dujardin est comme le cinéma français : pâle comme un navet, souriant comme un "gentil" qui s’indigne, "bon français" façon amateur de siflard et de bon pinard et surtout champion de la tiédeur intégrale comme position politique.
Le culturel est un truc de gauchard, ça sert à se persuader qu’on est du bon côté de l’époque. Le génie est toujours hors normes, dérangeant, énorme, ineffaçable.
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