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Mais il n’existe aucune preuve sérieuse que la pédocriminalité est liée à un culte de Satan. Le lien entre les deux est mythologique et non pas historique.
Et qu’est-ce que le Scandale des Bacchanales qui a secoué Rome en 186 av. J.-C. ? La découverte par le consul Postumius et l’interdiction de sociétés secrètes qui pratiquaient le viol d’adolescents et d’enfants, et le meurtre rituel. Tite-Live en donne une description très précise et approfondie et on a même retrouvé le Senatus consultum de Bacchanalibus (« décret sénatorial concernant les Bacchanales ») gravé sur une plaque de bronze conservée aujourd’hui au Kunsthistorisches Museum de Vienne. Les autorités romaines ont réprimé très durement les membres de la secte par crainte de la corruption qui risquait de contaminer le fonctionnement de l’Etat (certains membres de la secte ont préféré se suicider quand l’affaire a été révélée, par honte des actes qu’ils avaient commis). Et ce dieu adoré dans ces cultes privés et secrets est le dieu du carnage, des foules hystériques, du démembrement, du cannibalisme, du viol et de l’homosexualité, le même qu’on connaît sous différents noms. Le texte de l’historien Tite-Live et l’artefact archéologique conservé au Kunsthistorisches Museum, cela constitue précisément un « lien historique » et non pas mythologique.