Immense Pierre Guillaume …
Je dispose d’une copie de la dernière émission d’une télévision publique, la télévision suisse italienne, qui a organisé en 1979 un débat public sur le sujet des « chambres ».
Etaient sur le plateau d’anciens déportés, le Professeur FAURISSON et donc, Pierre GUILLAUME en défenseur du Professeur.
Bien entendu, en authentique communiste radical, au-delà du Professeur FAURISSON, c’est la liberté d’expression qu’il défendait.
Pierre GUILLAUME incarnait ainsi le texte de Marx de 1842 contre la censure (« critique sur la censure »).
L’esprit de ce texte et l’explication de cette défense du Pr FAURISSON par Pierre GUILLAUME pourrait en gros être la suivante [je vous la fais à la Francis COUSIN : c’est plus cinglant !] : quand un débat est interdit, par essence, il dissimule le faux. Sur tous les sujets.
« Si je ne peux pas vous prouver l’indiscutable par le doute, la rencontre,..., je vais vous le prouver par la sanction du Ministère de la Vérité ».
À partir du moment où le pouvoir édicte des lois d’interdiction par le Ministère de la Vérité des vérités officielles du mensonge du capital, il avoue lui-même, par cette simple édiction, qu’il vient protéger le faux parce qu’il est incapable de défendre d’un point de vue argumenté, le faux.
La critique radicale, elle, n’a jamais peur de la rencontre.
Le vrai n’a pas besoin d’interdiction. C’est toujours le faux qui a besoin d’interdiction.
Aux antipodes du communisme bolchevique, donc du capitalisme d’état, de cette aile gauche du capital qui arrive avec le masque du « bien » pour mieux nous écraser, Pierre GUILLAUME était un des derniers communistes radicaux, donc authentiques.
Il nous a quitté en 2023. Nous ne l’oublierons pas.