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On appelle ça metro-boulot-dodo. En anglais ils appellent ça "the rat race".
Je crois que le truc pour s’en extraire, c’est d’être capable de penser différemment de la masse, de penser une autre manière de vivre et de gagner de l’argent. Et accepter de prendre des risques. Beaucoup veulent sortir de cette course de rats, mais disent "c’est trop risqué, j’ai une bonne situation". Ces gens veulent en réalité le beurre et l’argent du beurre : vivre sans le stress de la course de rats dans une grande ville, et une garantie préalable d’avoir au moins autant de revenus. Et puis le système est très bien pensé : on a tous sur notre route au quotidien, au moins un clodo, pour nous rappeler que c’est ce qui nous pend au nez si on sort du chemin que le système veut qu’on suive sans poser de question. Si on n’en croise pas de clodo, c’est la TV qui nous rappellera que le chômage est en hausse, la précarité aussi. Alors on se convainc qu’on a une bonne situation avec ses 2000 euros net, malgré les 2h/j dans les transports, le manager toxique, le bullshit job, les taxes à n’en plus finir pour financer le logement des migrants.
C’est difficile de s’en extraire quand on a été formé toute sa vie à se conformer.
Dans le même genre que cette vidéo, il y a l’histoire du pêcheur mexicain et du MBA de Harvard à lire. C’est en anglais. Il faut chercher "The Mexican Fisherman and the Investment Banker".