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Cette banque a reçu 700 milliards de dollars du Trésor américain pour se sortir de la situation catastrophique dans laquelle elle s’était retrouvée, alors que si les préceptes de l’utralibéralisme que le monde financier impose aux Etats étaient respectés elle aurait simplement disparu de la circulation ; ça prête à sourire. D’un autre côté, nul doute que ses positions font autorité. Paradoxalement, depuis la crise cette banque s’est renforcée, tant ses tentacules sont un touche-à-tout. Ainsi elle jouit d’une infiltration politique excellente en Europe : Papademos en Grèce, Monti en Italie, et ce n’est que le début. Pis, la crise de la dette favorise son implantation stratégique. Que le début d’une perte des acquis sociaux sur le Vieux Incontinent, de ce qui reste d’une souveraineté étatique déjà amochée, de la disparition de tout service public. L’américanisation - qui règne sur le monde financier s’appropriant des Etats européens - entre dans sa phase la plus brutale.