Difficile d’avoir un avis clairvoyant sur cet extrait si l’on a pas un minimum étudié nietzsche. Pour bien comprendre la relation qu’entretiennent les deux sexes il faut s’interesser avant tout à ce que pourrait appeler Nietzsche l’idiosyncrasie des sexes c’est à dire les mécanismes et les spécificités qui les caractérisent en tant sexe différencié, notamment physio-psychologiques - Nietzsche est le philosophe du Corps par excellence. Sans ça on passe à côté de l’essentiel et on tombe vite dans le Nietzsche = mysogine faciste carabiné.
Pour Nietzsche la féminité est ambivalente ; il emploie tantôt l’adjectif féminin dans un sens péjoratif, tantôt dans un sens mélioratif ; tantôt pour désigner des qualités morales, esthétiques et artistiques, tantôt pour désigner des objets, des idées etc.
"Je veux dire que le monde abonde de belles choses, mais n’en est pas moins pauvre, très pauvre en beaux instants et en belles révélations de pareilles choses, mais peut-être cela fait-il le charme le plus puissant de la vie. La vie est couverte d’un voile tissé d’or, d’un voile de belles possibilités qui lui donne une allure prometteuse, réticente, pudique, ironique, apitoyée, séduisante. Oui, la vie est femme ".§339 (vita femina), le Gai savoir.
Petite précision : Nietzsche, d’après Onfray, n’aurait eu dans sa vie qu’une seule relation sexuelle... avec une prostitué que son père lui aurait offert à sa majorité pour perdre son pucelage. Nietzsche a toujours souffert des femmes, elles lui ont toujours posé problème, et ce à un niveau presque existentiel mais gardons nous de faire de la psychologie comptoir bien qu’il y ait, à mon avis, matière à réflexion.
Alain Soral et E&R
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