Poutine et Obama veulent refonder les relations internationales

La Russie bientôt protectrice d’Israël ?

Publié le : mardi 6 octobre 2015
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Source : voltairenet.org
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Alors que les médias atlantistes sont malades, atteints d’une soudaine poussée de fièvre anti-Russes, Thierry Meyssan interprète l’action militaire de Moscou en Syrie comme le premier pas d’une révision complète des relations internationales. Selon lui, ce qui se joue en Syrie n’est pas de savoir si la Russie sauvera la République arabe syrienne des jihadistes, mais si son armée pourra partiellement remplacer celle des États-Unis dans la région afin d’en garantir la sécurité. S’appuyant sur un document interne du Conseil de sécurité, il affirme que Vladimir Poutine et Barack Obama agissent de concert face aux faucons libéraux et aux néo-conservateurs états-uniens.

 

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À New York, Barack Obama et Vladimir Poutine sont convenus d’un processus de paix pour l’ensemble de l’Afrique du Nord et du Proche-Orient. Tiendront-ils promesse ?

 

La Russie se hâte lentement aux Nations unies. Ses dirigeants sont convaincus que les groupes terroristes islamistes ont été encouragés par la CIA depuis les années cinquante, mais qu’ils menacent aujourd’hui non seulement la stabilité de la région, mais les intérêts des États-Unis eux-mêmes. Comme l’avait expliqué Vladimir Poutine l’an dernier au Club de Valdaï, il est donc souhaitable de travailler ensemble à résoudre le problème actuel.

Cependant, les dirigeants russes sont également convaincus que Washington n’écoute ses partenaires que lorsque ceux-ci sont forts. La Douma a donc débattu d’une intervention militaire contre les groupes terroristes en Syrie et a donné son accord. Il s’agit de la seconde intervention extérieure de la Fédération de Russie depuis sa création, en 1991 — la première étant la guerre d’Ossétie du Sud, en 2008. Immédiatement, l’armée russe a fait décoller ses bombardiers de Lattaquié et a détruit des installations d’Al-Qaïda et d’Ahrar Al-Sham.

Le choix de ces cibles visait à la fois :
- à contraindre les autres puissances à clarifier leur politique face à ces groupes terroristes ;
- à adresser un message à la Turquie dont les officiers encadrent actuellement Ahrar Al-Sham ;
- enfin à montrer qu’aucun groupe terroriste ne sera épargné.

Cette intervention manifeste la volonté russe de jouer un rôle au Moyen-Orient, non pas contre les États-Unis, mais avec eux. Loin de défier le président Obama, la Russie entend au contraire lui fournir l’assistance militaire qui lui fait défaut alors que le Pentagone est devenu le champ clos d’affrontements internes.

 

Qui soutient les groupes terroristes ?

Il est devenu commun d’admettre que les jihadistes en Syrie sont armés et financés par des puissances étrangères. Cependant, aucun État n’assume publiquement un tel soutien. Les réactions à l’opération de police russe anti-terroriste en Syrie ont mis en évidence les contradictions de nombreux intervenants.

Ainsi, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a déclaré qu’« Une coalition [autour de la Russie] dont les bases mêmes interdiraient tout rassemblement des Syriens contre les terroristes, alimenterait en réalité la propagande de Daech et renforcerait son pouvoir d’attraction ». Ce faisant, il a admis que l’objectif de la France et de ses alliés en Syrie — Turquie et Arabie saoudite — n’était pas de lutter contre Daesh, mais contre la vision russe des relations internationales.

Le président de la Commission sénatoriale des Forces armées, John McCain, a affirmé qu’Ahrar Al-Sham comprenait des éléments qui avaient été formés et armés par les États-Unis. Par conséquent, selon lui, l’attaque russe contre les terroristes est une agression contre les États-Unis. Dans la même logique, il a préconisé de livrer des missiles sol-air aux jihadistes afin qu’ils abattent les avions russes. [...]

 

La proposition russe au Conseil de sécurité

La Russie a proposé que le Conseil de sécurité étudie durant tout le mois d’octobre la manière de lutter contre le terrorisme non seulement en Syrie, mais dans l’ensemble de l’Afrique du Nord et du Proche-Orient [1].

À l’évidence, Moscou et Washington sont convenus d’appliquer aujourd’hui l’accord qu’ils avaient conclu en 2012 — et que Clinton, Petraeus, Allen, Feltman, Hollande et Fabius ont saboté — : se partager les responsabilités dans le monde arabe. Cependant, la Russie ne souhaite pas s’engager sur des sables mouvants et appelle d’abord à assainissement du terrain.

Rappelons la base de cet accord : les États-Unis pourront retirer une partie de leurs troupes stationnées dans la région lorsque la Russie se portera garante de la sécurité d’Israël [2].

Lire l’intégralité de l’article sur voltairenet.org

Voir aussi, sur E&R :

L’arnaque démocratique résumée par l’AIPAC

Traduction E&R
L’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) est la tête de pont du lobby israélien aux États-Unis, l’équivalent du CRIF en France. Dans ce clip promotionnel, l’AIPAC présente sans aucun fard ses objectifs et sa stratégie auprès des représentants du Congrès. Une bonne leçon de « démocratie » pour les plus naïfs.

Offensive médiatique contre l’intervention russe en Syrie

La décision de Russie de procéder à des opérations aériennes en Syrie a surpris tous les commentateurs par la rapidité de son déclenchement. L’intervention historique du président russe à l’Assemblée générale de l’ONU, intervention qui s’inscrit historiquement dans la foulée de celle de Munich en 2007, ne laissait pourtant que peu de doutes à ce sujet, le président russe y affirmant clairement la nécessité (...)

Signature de l’Accord de partenariat transpacifique

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Le 6 octobre 2015 à 18:02 par SR.F
#1285582

98% des français connaisseur veulent que la France travaille en toute indépendance Et c’est l’occasion idéal pour aller dans ce sens

En effet la bipolarité implique le choix des deux ,donc un choix Qui dit choix dit liberté de choisir et donc la France a le choix de son indépendance mais encore faut-il que le gouvernement décide de se retirer du commandement de l’Otan mais encore faut-il aussi que la Russie soit complétement indépendante des État Unis

Comme je l’ai precisé il y a bien longtemps ,la Russie ne prendra jamais ce chemin car elle aura besoin des Etat Unis pour contenir le terrorisme et les envie d’indépendance au sain de la fédération

Il faudrait que la France soit puissante militairement pour qu’elle quitte le commandement de l’Otan En effet la léthargie des dirigeants français est du à la peur de représailles

Le 7 octobre 2015 à 19:27 par Palgo
#1286402

"Il faudrait que la France soit puissante militairement pour qu’elle quitte le commandement de l’Otan" Et ce n’est plus le cas selon Regis chamagne, depuis la fin de la circonscription de notre armée à la demande de l’OTAN à ce que chaque corps d’ armée se spécialise et cela pour chaque pays Européens. Nous avons néanmoins la plus grande armée en terme de militaires d’Europe, environ 260 mille, en baisse constante... Résultats aucun pays Européens n’est capable d’ assurer seul sa propre défense car dépendant des autres. L’ OTAN fait aux armées Européennes ce que l’UE fait aux peuples.

"En effet la léthargie des dirigeants français est du à la peur de représailles" Je ne pense pas que cela soit de la peur malheureusement. Cordialement

Le 6 octobre 2015 à 18:06 par spirit
#1285585

Obama est peut être sincère mais ses jours sont comptés et Poutine le sait comme il sait que la parole d’un chef d’état américain n’a pas plus de valeur qu’une promesse électorale !

Le prochain président pourrait dénoncer la politique précédente et recommencer les mêmes conneries...N’oublions pas que le congrès US est plus corrompu qu’une bureaucratie du tiers-monde...Ce sont les banques qui décident en dernier ressort !

Le 6 octobre 2015 à 18:09 par Bryan
#1285588

Quand on lit l’article en entier, tout ça me parait bien complexe. Entre tous ces pays, qui protège réellement qui ? Un sacré bourbier...

Le 7 octobre 2015 à 08:22 par Mandark
#1285965

Oui ce n’est pas les méchants USA/Israel contre les gentils Russes/Syrie comme certains ont trop souvent tendance à le penser même sur ce site qui est pourtant plus éclairé que les autres.

Le 6 octobre 2015 à 18:44 par Max2phase
#1285606

Pourquoi publier des articles contradictoires sur ce site ? Deux discours différents sur la même situation. Si c’est pour brouiller les discours c’est très bien fait. Je ne pense pas que Poutine agisse dans l’intérêt des US qui a aiment fait mettre des embargos en Europe et ont bien assez attaques Poutine sur le dombass. De plus on a eu droit à des articles sur les soutiens sionistes (financement et pression venant entre autre des us) aux opposants à Poutine. Et là il s’agit d’une entente cordiale dans l’intérêt des us ?! J’en doute. Il s’agit plus d’une prise de parole et de pouvoir public devant le monde entier !

Le 6 octobre 2015 à 20:47 par cernunnos
#1285669

C’est déjà arrivé ponctuellement, pour le canal de Suez par exemple

Le 6 octobre 2015 à 22:21 par solmed
#1285740

J’avais déjà expliqué dans une de mes interventions qu’on n’a pas voulu faire passer malgré plusieurs tentatives que Thierry Meyssan est un très bon journaliste d’investigation mais un piètre analyste. Lorsque ces analyses finissent par correspondre à la réalité des rapports de force, elles interviennent après quelques corrections. Sur ce point précis, un vrai expert libanais en géostratégie Nasser Kandil avait expliqué depuis plusieurs mois que la Russie était devenu le vrai maitre du Monde car elle serait celle qui permettrait d’imposer les nouveaux équilibres avec le recul des Etats Unis qui ont définitivement perdu le Moyen Orient et l’Asie. Le rôle de la Russie ne serait pas de protéger l’entité sioniste mais d’empêcher que la région ne s’enflamme ce qui correspond plus à une contrainte qui empêcherait les sionistes de faire ce qu’ils veulent et les amener à se restreindre. Les Etats Unis ne peuvent quitter le Moyen Orient qu’avec la certitude que la sécurité de leur "rejeton" soit garantie. C’est le point d’achoppement de tout ce qui se passe actuellement dans la région. Le meilleur repère du recul américain étant l’accord intervenu avec l’Iran sur le dossier nucléaire après 30 ans d’embargo et une quinzaine d’années de négociations sans résultat. Il ne s’agit pas d’un accord d’alliés mais une contrainte américaine qu’avait résumé Feltman quelques mois plus tôt dans un entretien avec Walid Joumblatt lui disant que les Etats Unis avait plus besoin que l’Iran de l’accord car le risque qui attendait les Etats Unis serait alors que les iraniens décident de produire la bombe atomique car c’était juste une décision politique iranienne qui n’en voulait pas depuis le début. Sans l’accord nucléaire la seule option était la guerre et cela signifiait que les iraniens seraient passés outre leur choix de ne pas céder à la tentation de la bombe puisqu’ils ont dorénavant une maitrise totale sur le plan technique. Pour en finir avec la question de la Russie dans la région, aujourd’hui l’organisation mondiale des Frères Musulmans et les Wahabites d’Arabie Saoudite, les deux soutenus par L’Union mondiale des oulémas musulmans de l’inénarrable Qardawi appellent au Djihad totale contre la Russie pendant que la Palestine saigne et que la Mosquée El Aqsa de Jérusalem est sur le point d’être détruite...

Le 7 octobre 2015 à 01:04 par Koko
#1285838

Expliquez moi, pour quelles raisons, Poutine a rencontré Netanyahu avant les attaques Russie en Syrie, et pourquoi les délégations russes rencontreront les israéliens dans quelques jours ? J’aimerai bien connaitre votre point de vue là dessus.

Le 7 octobre 2015 à 08:53 par solmed
#1285981

@ Koko Il faut revenir à l’accord sur le nucléaire passé entre les Etats Unis et accessoirement les 5+1 et l’Iran. Un accord qui n’a été que le parachèvement d’une terrible bataille de plus de trois décennies pour soumettre un pays souverain dont la "profession de foi" a toujours été dès sa révolution en 1979 la Palestine indépendante et qui a depuis le début scellé des alliances avec ceux opposés à l’axe atlanto-sioniste. Au-delà du désordre que les Etats Unis ont provoqué au Moyen Orient, leur puissance militaire a été humiliée, neutralisée et affaiblie au point de les contraindre à sortir de la région en tant que puissance dominante (Afghanistan, Irak, Yemen). Les accords qu’ils passent avec la puissance montante russe sont destinés à préserver quelques uns de leurs intérêts mais en tant que puissance militaire leur retrait de la région laisse leur allié principal sans "parapluie". Lors de la crise de l’accord sur le nucléaire, les échanges entre Obama et Netanyahou par discours interposés étaient intéressants de par leur tonalité. Obama mettant l’accent sur le fait que c’était le meilleur accord possible sinon la seule option c’était la guerre, ce qu’ils ne peuvent plus faire. Netanyahou reprochant au président américain qu’il pense à la sécurité des Etats Unis alors que pour l’entité sioniste c’était une question vitale qui concernait son existence. L’apparition de la puissance militaire russe au Moyen Orient est l’acte de prise de pouvoir russe sur la région. Et le nouveau maitre du jeu très proche des pires ennemis de l’entité sioniste reçoit en quelque sorte les doléances des différents acteurs du jeu moyen oriental en tant qu’arbitre qui tente de maintenir les équilibres fragiles. A titre d’exemple, les survols de la Turquie en ce moment ne sont pas accidentels mais des messages signifiant que c’est une ligne rouge à ne pas franchir, sorte de zone no fly pour la Turquie et l’Otan. Enfin, il est une question dont il est absolument indispensable de connaitre la réponse : Comment garantir la sécurité de l’état sioniste avec un Iran redevenu fréquentable et devenu une puissance de premier plan, Une Syrie qui aura besoin de deux ou trois ans pour redevenir un voisin inquiétant et un Hezbollah qui est aujourd’hui considéré comme une puissance régionale. Or, pour ce trio signataire d’un accord stratégique formant un front militaire uni continuera-t-il à observer sans réagir au martyr du peuple palestinien ?

Le 7 octobre 2015 à 09:29 par Brindavoine
#1285995

Bibi a été à Moscou pour s’assurer que Poutine ne gênera pas l’action de l’aviation israélienne en Syrie . Le PB : les israéliens veulent détruire la Syrie, Poutine veut la sauver . Incompatible .

Le 7 octobre 2015 à 07:37 par Zom
#1285952

" Négocier avec Obama c’est égal à jouer aux échecs avec un pigeon ; Le pigeon renverse les pièces, chie sur le plateau et puis se pavane comme s’il avait gagné la partie . "

Internet attribue cette phrase à V.Poutine.

Le 7 octobre 2015 à 07:53 par super parfait
#1285959

Analyse fine, claire et documentée, comme il serait utile et salutaire d’en lire plus souvent.

Le 7 octobre 2015 à 11:21 par yann59
#1286064

Poutine bosse pour son pays et ses intérêts est ce si dur a comprendre ? LA chose que devrait faire Hollande le pantin En Tout cas ce bonhomme ne fait pas confiance a Israel vue les rapports glaciales de ces 2 pays depuis plus de 15 ans.