En bon visionnaire, Céline (1894-1961) l’avait prédit 50 ans à l’avance :
« Quelque chose a été brisé. Nous avons l’histoire contre nous, je veux dire « leur histoire » avec tout ce qui compte d’obligations, de soumissions, d’interdits, de tabous, d’exclusives, de chasses gardées. Nous n’aurons jamais connu dans l’histoire une période aussi longue de haine, de vengeance… Autrefois, après un bouleversement, il fallait attendre dix ans pour qu’une amnistie mette le point final aux antagonismes… Dix ans après la Commune tout a été effacé… Tu verras, cette fois-ci… Trente ans, quarante ans passeront sans que rien ne soit fait pour apaiser, remettre les choses en place… L’Histoire a été arrangée pour cent ans… « Ils » ont sûrement détruit tout ce qui a été écrit et publié avant et pendant la guerre à l’encontre de leurs « thèses »… Ils vont ressasser… Pilonner… la télé… »
Source (de la citation) : Ferdinand furieux de Pierre Monnier, p. 261, réédité par L’Age d’Homme (2009), passage extrait de la revue Le Petit Célinien, n°20, 5 octobre 2009.