C’est la grande question du moment, dont la réponse conditionne beaucoup de choses, et pas uniquement à l’échelle proche-orientale.
Théorie des dominos
Si les Américains, pressés par les Israéliens, bombardent l’Iran pour accélérer un regime change qui n’avance pas depuis 1979, alors tout peut arriver en mer de Chine. Les Chinois ne verraient pas pourquoi les Américains pourraient s’opposer à la récupération de Taïwan par la république populaire. Du côté des Russes, il n’y aurait plus de frein moral à rafler Odessa et à finir le Donbass, avec des moyens encore plus brutaux.
Trump, qui est un joueur de poker, joue donc très gros sur le dossier iranien. Il manie généralement le chaud et le froid, mais aujourd’hui, on est passé du chaud-froid au brûlant-glacial. Et ce n’est pas un jeu de mots sur le Groenland : vu la faiblesse de l’Union européenne et de l’ONU, les Américains, c’est-à-dire le Pentagone, se sentent pousser des ailes avant que plus rien ne soit possible, en termes d’impérialisme. C’est maintenant ou jamais, comme dans toute séquence historique aussi violente que confuse.
Car la Russie et la Chine se renforcent de jour en jour, militairement pour l’une, économiquement pour l’autre, malgré la désinformation de LCI, la chaîne qui viole chaque jour la charte de Munich sur la déontologie journalistique.
Donald Trump, de retour du forum de Davos, a assuré qu’une « armada » se dirigeait vers l’Iran et le golfe Persique. « Nous avons beaucoup de navires qui se dirigent dans cette direction, au cas où », a-t-il expliqué, ajoutant : « je préférerais que rien ne se passe, mais nous les surveillons de très près ». (Le Figaro)
Sur une intervention militaire massive en Iran, les avis divergent, car Trump est encore une fois illisible. Même s’il évoque une armada en route vers le golfe Persique, une inconnue demeure : personne ne connaît son degré de soumission réel à la puissance sioniste aux USA.
Lors d’un déplacement dans l’usine Ford de Detroit, le président a fait un doigt d’honneur à un ouvrier qui lui a lancé à la tête le chantage israélien sur le dossier Epstein. Ambiance... Le Monde raconte l’épisode avec délectation :
Une voix s’élève au début de la séquence, criant des propos qui ne sont pas audibles. Donald Trump semble alors pointer du doigt quelqu’un dans la direction d’où viennent les cris, l’insulte, puis lui adresse un doigt d’honneur.
« Un cinglé était en train de hurler sauvagement des insultes dans un accès de rage, et le président a répondu de manière tout à fait adéquate et dénuée d’ambiguïté », a commenté le directeur de la communication de la Maison-Blanche, Steven Cheung, dans une déclaration. À en croire TMZ, la personne interpellant le dirigeant aurait en particulier proféré les mots « protecteur de pédophile ». Cela pourrait faire référence à l’affaire du criminel sexuel Jeffrey Epstein, qui embarrasse politiquement Donald Trump.
Voilà pour la petite histoire, passons à la grande, avec la version catastrophiste du scénario iranien par Gérard Chevrier. Qui donne même les dates de la guerre USA-Iran !
SELON Gérard Chevrier, L’ATTAQUE ISRAÉLO-AMÉRICAINE CONTRE L’IRAN DÉBUTERAIT ENTRE LE 26 ET LE 30 JANVIER 2026.
Chevrier décrit un scénario militaire déjà verrouillé : B-52 décollant de bases US en Italie et Espagne, frappes de missiles de croisière ciblant les tunnels… pic.twitter.com/qek1gbFxnT
— Camille Moscow (@camille_moscow) January 21, 2026
« Jusqu’où Trump suivra-t-il Israël, même au prix d’une déstabilisation régionale plus large ? »
Donald Trump, l'allié (in)conditionnel d'Israël ? #LaGrandeEdition pic.twitter.com/tzeFk3TTX6
— i24NEWS Français (@i24NEWS_FR) January 23, 2026
Malgré ces pronostics sombres, côté israélien, on commence à douter de la fidélité et de la fiabilité de Trump [1]. Le dilemme est simple : soit Trump bombarde l’Iran et c’en est fini de l’indépendance américaine ; soit il ne bombarde pas, et il risque des « sanctions » de la part d’Israël. Après Kirk, qui ? Les services de sécurité de Trump ont-ils bien analysé le bipeur en or que Netanyahou lui a offert ?
En France, le pays est tellement plongé dans la crise et le sionisme que plus grand-monde ne réagit, sur le dossier iranien. Il reste heureusement BHL qui réclame sa mer de sang, c’est peut-être ce qu’on appelle la mer Rouge.
Devinez qui est encore à la télé pour demander à Trump de faire encore une guerre ?
pic.twitter.com/JGxI2dYD4r— Marcel (@realmarcel1) January 19, 2026
Malgré la pression sioniste sur les médias, histoire de diaboliser complètement l’Iran (qui n’a commis aucun génocide, soulignons-le), des spécialistes de l’Orient appartenant pourtant au camp du bien admettent que la révolution orange a (encore) échoué à Téhéran.
Dossier iranien : Hillard en désaccord avec Chevrier sur GPTV


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