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Ma France disparue

Nous sommes en 1979, sur Antenne 2 – un service vraiment public à l’époque –, dans l’émission de Chancel qui deviendra culte, Le Grand Échiquier. Le lutteur Ventura demande au guitariste Brassens de chanter Les Passantes. Georges n’a pas le choix : Lino a la mandale facile.

 

 

Dans la même émission, Lino cause avec son pote César, le sculpteur qui a créé la figurine que tout le monde connaît. César, c’était le roi de la compression, on aime ou on n’aime pas. On ne fera pas de commentaires, les potes, ça se discute pas. On a tous des potes douteux, mais c’est le prix de l’amitié.

 

 

 

Un demi-siècle plus tard, Lou Andrea von Salamé-Glucksmann invite l’humoriste Patrick Timsit, le chef Etchebest qui engueule les pizzaïolos dans leurs cabane, le droitiste cramé Copé et la socialiste de droite Royal. Les anecdotes sont sympas, sans plus. Si on n’était pas aussi polis, on dirait qu’on s’emmerde.

 

 

Mais Enrico qui chante Beyrouth en pleurnichant, là, fallait oser !

 

 

En cinquante ans, on a perdu Chancel, un mec qui invitait encore Rebatet !, et on a gagné Salamé-Glucksmann, qui coproduit son émission – Quelle Époque ! – par patriotisme, pour pas que les Russes s’en emparent, si si. On est dans la stratosphère du concept, là. Si Alloncle voyait ça...

 

 

On ne tombera pas dans le c’était-mieux-avant parce que c’est trop facile de détacher un joli morceau du passé pour le comparer à une daube du présent, et puis aussi parce qu’avant, pour certains, la vie était très dure.

Pour illustrer la vie dure, nous passerons la frontière suisse, comme les juifs pendant la guerre ou Soral avec la justice française (façon de parler) au cul, et nous retournerons au début des années 60...

 

 

Rebatet chez Chancel, c’est autre chose que Macias chez Salamé

 
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35 commentaires

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  • #3608277
    Le 21 avril à 07:21 par Henri

    César, c’était le roi de la compression, on aime ou on n’aime pas. On ne fera pas de commentaires, les potes, ça se discute pas. On a tous des potes douteux, mais c’est le prix de l’amitié.

    Chez les vrais hommes, on applique plutôt l’adage amicus Plato, sed magis amica Veritas... qui vient de l’Ethique d’Aristote : Platon est mon ami, mais la Vérité est encore plus mon amie. Le copinage est un truc de gonzesses ou de châtrés, pas d’hommes entiers.

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  • #3608279
    Le 21 avril à 07:23 par Anonyme

    Hala Salamé-Glucksmann.

    Elle représente exactement ce que souhaitent les israélites : une greluche qui accepte la destruction de son pays sans broncher, et qui plus est, acceptede côtoyer amoureusement et amicalement, les membres de la communauté qui violent son pays.
    Elle est l’exemple de la non-résistance totale.

    C’est une belle affaire pour les israélites : on t’enc. à sec, et toi, tu cries de plaisir.

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  • #3608286
    Le 21 avril à 08:14 par toto l’asticot

    Transposons un peu, en 50 ans la France a cédé tant de place à la république, combien plus dans les 180 années précédentes ? !
    Oui, il ne fait aucun doute que c’était mieux avant ! D’ailleurs quand on se met au centre de n’importe quelle église de France on ne peut que se dire que les serfs ( comprendre esclaves d’alors ) avec, de le merde jusqu’aux genoux, étaient vachement talentueux quand même car on n’a jamais cette impression, dans aucun immeuble de la Défense pourtant construits par des hommes libres. A moins, à moins qu’on nous ait menti, que les lumières de la république aient éteint la Lumière d’avant. Que la république se vante de ses "valeurs" ( pédocriminalité, LGBTisme, féminazisme, avortement, euthanazi ... ) et accable les vertus de la monarchie de droit Divin.
    Quand on a vécu 50 ans et qu’on regarde la déchéance de l’Europe on ne peut que se dire : comme ça devait être chouette "avant". Et quand on mesure les mensonges de la "démocratie" on ne peut que transposer sur tout, absolument tout le reste.
    Il suffit d’écouter Charles Trenet, ou de regarder un vieux film français en noir et blanc pour mesurer la chute vertigineuse !
    Je rêve d’une Europe où en passant une frontière on changerait de pays, où il n’y aurait pas les mêmes enseignes du nord au sud et d’est en ouest ...
    Et la semaine tweeter nous rappelle à chaque édition qu’on peut encore sombrer dans les abysses de la médiocrité.
    Hey vous avez vu ? J’ai réussi le tour de force de ne pas parler des artisans de ladite révolution, ni de l’omniprésence de certaines gens dans la perversion, la médiocrité et l’arrogance à la télévision. - aïe raté -

     

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    • #3608373
      Le 21 avril à 16:09 par Figaro68

      @toto l’astico

      Merci pour cette belle prose !

      Tout cette dégénérescence s’explique par le manque d’homogénéité de la population. La quasi-disparition de la religion catholique pour faire plaisir à nos parasites de tous poils mène à la médiocrité voire à l’absence de créativité positive et de générosité.

      Le plan de ceux qui veulent régner en maître sur la planète, j’ai nommé les sionistes, veulent nous avilir à un état bestial seule possibilité pour eux de nous dominer. Individualisme, porno, laideur, haine etc... est leur plan.

      Supprimons la Loi sur la laïcité, nommons notre Pape, créons un Catholicisme français, interdisons le judaïsme, la Franc-Maçonnerie, revoyons le codex de la morale, destituons les allogènes de la nationalité française (pour éviter leur pouvoir dans l’Administration) enfin expulsons les inassimilables.

      Rien de nouveau sous le soleil, Céline, Drumont, Maurras nous avaient déjà écrit tout cela... avant-guerre.
      Ce programme n’est possible qu’avec un FREXIT ! François Asselineau est l’homme providentiel, notez-le !

  • #3608298
    Le 21 avril à 09:13 par Sev

    Oui, "avant" la vie était dure, mais l’est-elle vraiment moins aujourd’hui ?

    En réalité, elle est plus dure aujourd’hui malgré les apparences... Avant, il y avait encore des métiers, c’est à dire des savoirs-faire manuels (descendants des métiers d’antan, justement) et dont la qualité principale est de donner du Sens à ce qu’on fabrique. Il y a les Compagnons (devenus "du devoir"), derniers vestiges des véritables métiers.

    Aujourd’hui, 90 % des gens sont des salariés qui turbinent, non pas dans des métiers, mais dans des fonctions. Chaque fonction est un rouage dans les gigantesques dispositifs que sont devenues les ex-entreprises transformées en machine à profits très privés. Les "collaborateurs" - c’est ainsi qu’on appelle les salariés ou employés - n’étant payés qu’avec les miettes des gras profits.

    Notre époque n’est, à mon humble avis, pas moins dure mais tout autant, voire davantage par ses effets dévastateurs lents : fatigue, perte de sens, ennui, cramage (burn-out), dépression, maladies, peurs (de ne pas "atteindre les objectifs" !) etc... J’ai fait plus de 1000 interventions pour la plupart des multinatinales et autres groupes mondiaux, j’ai vu in vivo la dévastation lente des "collaborateurs" qui encaissent, se plient au "nouveau management", s’épuisent à courir après des objectifs décidés par les mecs en costard qui passent leur temps en "réunions".

    A bien observer les masses actuelles, qui peut affirmer qu’elles seraient plus heureuses et confortables que les gens d’antan ? Même les paysans d’avant, qui bossaient très dur sur leur terre et dans leur ferme, bien que fatigués et usés plus tôt, allaient jusqu’au bout avec la fierté d’avoir agit dans le Vivant.

    La seule différence tient en l’aspect... avant, l’engagement entier dans son métier manuel donnait des corps et des visages marqués et des allures de "paysans". Aujourd’hui, les visages sont lisses, anémiques, les épaules étroites, les yeux vides et tout ça en serré dans des tenues "made in China", véritable uniforme de la modernitude.

    Notre époque est basée sur la pulsion de mort. L’économie "moderne" ne tourne que sur le mortifère généralisé. Les maladies modernes sont les symptômes d’un corps social cheptelisé malade... que l’on pique exactement comme le font les ignobles "vétos" vendus qui sèment la mort dans les dernières fermes françaises à taille humaine.

     

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    • #3608366
      Le 21 avril à 15:40 par Sam

      Merci pour votre commentaire particulièrement pertinent Madame.

      Peut-être connaissez vous des auteurs comme Baudoin de Bodinat ou Michel Bounan.

      Le premier a écrit "La vie sur Terre : Réflexions sur le peu d’avenir que contient le temps où nous sommes" tomes 1 et 2 dans les années 90 puis "Sous la couche gazeuse" en 2015.
      Le second a publié divers opus remarquables dont "La vie innommable" et "Logique du terrorisme".
      Ces ouvrages ont en commun la description de ce monde mortifère dont vous parlez.
      Je vous en recommande la lecture.

      Pour ma part, je crois que le degré de corruption, d’inversion des valeurs, de pourrissement est rendu trop loin pour pouvoir espérer inverser les choses.

      Toutefois, je suis optimiste. L’entropie doit aller à son terme. Les possibilités les plus inférieures et dégradées doivent être exprimées pour pouvoir être expurgées. Ensuite, viendra le temps de la rénovation. Dieu merci, il semble que ce processus soit de plus en plus rapide.
      Ma seule question est combien de destructions encore ? Et combien seront encore debout et aptes à participer au redressement ?

      Cordialement

    • #3608618
      Le 22 avril à 18:44 par Sev

      RÉPONSE À SAM

      Merci pour votre commentaire dont j’ai noté les ouvrages que vous cités. Je ne connaissais pas cet auteur et je vais rectifier ce manque !

      J’aime beaucoup votre conclusion... lucide sans pour autant perdre cet espoir qui fait tenir parfois au-delà de... l’espéré. Peut-être serons-nous emportés par le chaos monstrueux mis en marche, mais je me dis que même aussi modeste qu’aura été notre contribution, cela vaut la peine.

      Avec toute ma sympathie ;-)

  • #3608307
    Le 21 avril à 09:41 par JL29

    La nostalgie c’est bien, un avenir ensoleillé c’est mieux..

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  • #3608317
    Le 21 avril à 10:13 par JOHNNY HALLYDAY rock off

    Bien vu ER, oui je dirais même en 30 ans,cela s’est éffondré au niveau des chiottes et qui plus est bouché.
    Il n’y a plus d’artistes (chansons/cinéma) fini !!il n’y a que des bobos gauchos, wokistes qui bousille le fric en faisant d ela daube,de la grosse daube : vous pouvez voir les sorties cinéma depuis 20 ans:pratiquement que des comédies basique avec des nazes sans charme : kad merad,dibosc,gérard jugnot,et pour les actrices c’est de même : que des nanas sans talent...........
    Oui le grand échiquier, les dossiers de l’écran, et pour la musique "chorus/ et si je ne peux blairer de caunes, je dois reconnaitre que pour ceux qui aiment le rock, il faut à cette époque important : du rock en live.
    Maintenant c’est "the voice" des petits wokistes qui bavent des merdes face à des ringards de la variétoche (pagny ,amel bent/ de la daube.

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  • #3608330
    Le 21 avril à 12:05 par Guillaume

    Chancel n’a pas invité Rebatet, il est allé chez lui.
    Et il a truffé l’interview de pièges plus lamentables les uns que les autres.

     

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    • #3608369
      Le 21 avril à 15:56 par JOHNNY HALLYDAY rock off

      @Guillaume : je suis d’accord avec tes écris, mais ER comme moi, voulons dire qu’il y a une différence criante entre les programmes (culturelle ou de divertissement) entre les années 70s et maintenant........la tv publique n’etaient pas encore contaminé par une propagande putassière comme elle l’est à ce jour et cela depuis 20 ans.
      La responsabilité de ce chaos, de cette déscente à la décharge publique : les politiques pleutre,la propagande 84 (sos racisme/touche pas à mon pote naze) le venin mis dans la tronche des français qu’ils étaient méchant,raciste,nazi, homophobe,islamophobe : oui une deconstruction qui à mis des années d emanière sournoise jusqu’a aujourd’hui ou c’est en plein jour qu’ils en arrive à dire (encore) que Marine le Pen est un danger et que le bien c’est le centre,le centre comme une raie des fesses ou la populace serait encore baisé (pardon pour l’expréssion)

  • #3608465
    Le 22 avril à 06:18 par The blue horse

    Vous me faites tous penser à la chanson de Mouloudji « Tout fou le camp « .

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  • #3608840
    Le 23 avril à 21:03 par dônàld trömpe

    J’ai beaucoup de disques de chanson française (et du rock aussi), pas mal de films en DVD : mais, non, cette période ne me manque pas. Brassens est un peu trop bonhomme (lui j’ai tous ses disques -CD & DVD-, comme Brel et Ferré, en plus des Johnny indispensables, genre Hamlet ou les rocks les plus terribles). Chancel, jamais supporté.
    Ventura, j’ai quelques films, mais comme John Wayne ou Steve Mc Queen, il est par trop lisse et unidimensionnel. Le seul gravat que j’ai lu sur lui (à voir si c’est vrai) est qu’il trompa la mère de ses enfants (4 quand même) avec une attachée de presse venue l’interroger. Il aurait même quitté le domicile conjugal tout en continuant à voir son (ex- ?!) épouse.
    Ah et il a gardé la nationalité italienne (parlait-il la langue ?!).
    Ces gens sont morts assez jeunes, vers la soixantaine ou avant.

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  • #3611767
    Le 7 mai à 17:06 par Addis

    Brassens aimait trop les femmes Il a même écrit une chanson intitulée « rien à jeter « avec les paroles suivantes : »tout est bon chez elle il n’y a rien à jeter « espérons que ce n’était que du second degré !

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