Pour le Français moyen, au sens de moyennement cultivé, mais quand même plus que l’Américain moyen, la lutte des classes commence vers la fin du XIXe, le siècle de Marx, et peut-être aussi d’Engels, ou de Hegel, il ne sait plus trop.
Les ouvriers prennent conscience des raisons de leur misère et décident de s’associer (en syndicats) pour résister à la violence des capitalistes. Le couple Pinçon-Charlot parle de « violence des riches », aujourd’hui, comme quoi rien n’a changé en 150 ans. Riches, possédants, capitalistes, 200 Familles, Rothschild, hyperclasse, on dispose d’un maximum de synonymes.
Là-dessus, la révolution russe arrive, le pouvoir du tsar est renversé, et le pouvoir est donné (pas rendu, parce qu’il ne l’a jamais eu) au peuple. Avouons que malgré la nouvelle bourgeoisie soviétique, la nomenklatura, un renversement de l’échelle sociale a lieu. En France, on n’ira pas aussi loin que les Russes, mais on aura du larvé, une révolution permanente à bas bruit. C’est d’ailleurs ce dont les gauchistes se revendiquent aujourd’hui, la révolution permanente.
Mais c’est comme le vaccin contre le cancer : on y engloutit des milliards et on n’en voit pas la queue d’un. On dirait que cette recherche – vouée à l’échec – sert des intérêts cachés.
Ceci dit, dans l’affaire Quentin, hautement symboliquet, on a tous compris que le conflit de classes n’est pas aussi clair que le paysan et l’ouvrier russe contre le grand possédant. Ce qu’énonce Anne-Sophie à ce propos est éclairant.
Assez du mythe des « damnés de la terre ». Les meurtriers de #Quentin ne viennent pas des marges, mais des salons bourgeois. Comme l’a montré Thomas Sowell, l’idéologie déresponsabilise — et cette déresponsabilisation tue. Excellente Chronique d'Anne-Sophie de Rous sur RTS pic.twitter.com/2FS191fR08
— Revue éléments (@Revue_elements) February 23, 2026
Quand de faux prolétaires assassinent un vrai prolétaire
Il y a eu substitution : ce ne sont plus les prolos qui mènent la danse, car leur combat a été détourné par la bourgeoisie ! Ce n’est donc pas un hasard, mais une nécessité sociologique, que les protagonistes du lynchage de Quentin soient des enfants de bourgeois, de la bourgeoisie culturelle, pas de la bourgeoisie à l’ancienne, celle de la pierre, de l’armée et de l’église.
On est donc en face de velléités de révolution bidon, puisque le nouveau pouvoir bourgeois est lié au grand capital : il en est le serviteur. Voyez par exemple comment la justice punit les uns (nationalistes et prolétariat Gilet jaune) et impunit les autres (gauche et oligarchie). Aujourd’hui, la vraie lutte des classes, la vraie guerre est menée par l’hyperclasse contre le peuple. Illustration toute fraîche avec la sainte colère d’un auditeur des Grandes Gueules :
UE : Bruxelles augmente de 50% le budget jets privés de ses dirigeants. Scandaleux ?
Le coup de gueule d'un auditeur des GG : "On se fout de notre gu*ule ! Nous, on devrait rouler en véhicule électrique ou en vélo et eux, ils se payent des jets !"#GGRMC pic.twitter.com/eJEG4y5wSw
— Les Grandes Gueules (@GG_RMC) February 23, 2026
Dans cet ordre d’idées, l’UE est une Russie d’avant 1917, et Leyen en est la tsarine, la Ursula de Bruxelles, comme il y avait la Catherine de Russie. Les nouveaux tyrans se drapent dans la démocratie pour éviter tout risque de renversement et désignent de fausses cibles à un peuple désorienté : les nationalistes. Mais ce renversement, cette révolution, est inéluctable.
Ici, Elsa Marcel, avocate d’ultragauche au barreau de Seine-Saint-Denis, donc une bourgeoise culturelle, estime que Quentin, jeune homme de basse extraction, était antisémite. Sa mort est donc justifiée.
3ème invitation en 3 jours sur BFMTV de cette gauchiste
Pour elle Quentin était… antisémitePensées à ses parents qui n’ont toujours pas enterré leur fils et qui entendent sa mémoire traînée dans la boue tous les jours sur BFMTV pic.twitter.com/X92ObfaXx4
— Destination Télé (@DestinationTele) February 23, 2026
Voilà la ruse du Diable, des rejetons de la classe dirigeante qui assassinent un innocent – sali à toute vitesse après sa mort – de la classe dominée au nom de la révolution.


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