En ces temps très incertains, même le mage Vulcanos ne verrait dans l’avenir que feu et fumée. Néanmoins, quelques tendances, après une vingtaine de jours de guerre, se dessinent.
Au préalable, passons rapidement sur la sortie ahurissante du pauvre Barrot en Israël, qui inverse les responsabilités. On appelle ça la diplomatie de la serpillère et les Israéliens doivent bien rigoler. Au Quai, on doit ravaler sa colère, d’être représentés par un tel collabo.
Petite vidéo pour débunker les mensonges de Jean Noel Barrot lors de son voyage en Israël. C'est simple, il a fait une réécriture complète des événements et des responsabilités dans la guerre actuelle https://t.co/FImfmN3E0q pic.twitter.com/fzYm5ipe2g
— Mr. Propagande (@MrPropagande) March 20, 2026
Sachs, le bon Jeffrey, pas le mauvais, a immédiatement réagi comme auraient dû le faire tous nos hommes politiques et médiatiques. Mais nous sommes en France, patrie de la liberté d’expression de l’oligarchie, pas du reste, la roture. Barrot a été littéralement piqué au sionisme là-bas, un vaccin local qui liquéfie la pensée.
« Même Orwell n'aurait pas pu imaginer une chose pareille. »
(Prof. Jeffrey Sachs)Le professeur Jeffrey Sachs évoque, entre autres, la déclaration toute récente et totalement hallucinante de Jean-Noël Barrot qui condamne « l'agression de l'Iran contre et les ». pic.twitter.com/B3KdAQ7S81
— Brane (@Branech) March 21, 2026
Le scénario catastrophe est le suivant, il émane d’un certain Philippe T, qui a traduit un tweet d’Al-Hashimi. C’est un peu catastrophiste mais c’est le principe, et ça a sa logique.
LE PLUS GRAND CONFINEMENT DEPUIS LE COVID ARRIVE ET ON NE VOUS PRÉVIENDRA PAS AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD !
"Il ne s’agit pas de la guerre. Il s’agit de l’impact de la guerre sur vos vies. Voici l’effet domino dont personne ne parle : Le prix du pétrole grimpe à 110 $, 150 $, puis 175 $ le baril.
Les compagnies aériennes commencent à réduire leurs vols. United vient de réduire ses vols de 5 % cette semaine. Leur PDG prévoit un prix du pétrole à 175 $ jusqu’à fin 2027.
Les coûts du transport routier explosent. Tous les produits, dans tous les magasins, deviennent plus chers. Les engrais ne transitent plus par le détroit d’Ormuz. Les agriculteurs paient plus cher. La nourriture coûte plus cher. L’essence atteint 5 $, 6 $, puis 7 $ le gallon [Un gallon égale 3,7 litres, NDLR]. Vous commencez à moins conduire.
Puis les gouvernements commencent à vous dire de moins conduire. Le Japon rationne actuellement le carburant. La Corée du Sud rationne actuellement le carburant. Bangladesh. Philippines. Rationnement généralisé. Le gouvernement australien recommande d’« éviter les déplacements non essentiels ».
C’est EXACTEMENT ce qu’ils disaient pendant la pandémie de COVID.
« Évitez les déplacements non essentiels. »
« Télétravaillez. »
« Ne sortez que pour les besoins essentiels. »Ils appelaient cela une mesure sanitaire en 2020. Ils l’appelleront une mesure énergétique en 2026. Le résultat est le même. Vous ne sortez pas de chez vous sans autorisation.
Et ils n’appelleront jamais ça un confinement.
Voilà pour l’énergie, passons au risque nucléaire, même si les installations d’enrichissement iraniennes et israéliennes sont bien enfoncées, et bien protégées.
L’usine d’enrichissement de Natanz couvre 100 000 m2 construit à 8 mètres sous terre et protégé par un mur de béton de 2,5 m d’épaisseur, protégé lui-même par un autre mur de béton. En 2004, le toit a été renforcé de béton armé puis recouvert de 22 mètres de terre. (Wikipédia)
La réponse du berger chiite à la bergère juive
On a bien compris : les Iraniens frappent à côté des cibles militaires, donc tuent des civils, alors que les Israéliens ne visent que le matériel, jamais les civils ; les victimes côté Iran sont normales, celles du côté Israël anormales. D’un côté on a des inhumains, de l’autre des humains. C’est quand même facile à retenir, non ?
Normalement, on ne cible pas des installations nucléaires, pour des raisons écologiques évidentes (d’ailleurs, on aimerait entendre nos écolos de gauche sur les bombardements israéliens sur sites nucléaires). Les Ukrainiens ont voulu viser la centrale de Zaporijia en 2024, tombée aux mains des Russes. L’AIEA (l’arbitre international en la matière) est intervenu pour freiner les ardeurs terroristes de Kiev.
On va croire qu’on ne parle que des trains qui n’arrivent pas à l’heure, et seulement de scénarios catastrophe. Mais il y a un avantage, en temps de guerre : toutes les valeurs sont chamboulées, par l’exemple venu d’en haut de massacres et des bombardements décomplexés, alors, au niveau des gens, plein de choses sont possibles, bonnes comme mauvaises.
Par exemple, on n’imagine pas, pendant un bombardement, les huissiers passer chez nous pour réclamer des impayés. Dans les quartiers, déjà, ces officiers de justice n’osent plus entrer. Or, si le contexte actuel se durcit, le quartier aujourd’hui risque d’être la ville demain...
Pour ce qui nous concerne, et ça commence à tourner, le fait de parler d’un missile iranien d’une portée de 4 000 km est peut-être le signe précurseur d’une nouvelle psychose, déclencheuse de confinements et d’alertes « bombardement ». Une sorte de version iranienne du covid... C’est la théorie, en partie, de Général Alcazar :
Le passage de la stratégie du « fou au fort » à la stratégie du « fou au fou ». Les initiateurs de cette guerre devant l’échec patent de leur stratégie de frappes et surtout le maintien du contrôle du détroit d’Ormuz par les Iraniens qui signe l’avantage stratégique des Iraniens dans cette guerre bombardent des installations nucléaires iraniennes (une nouvelle violation du droit international). l’Iran réplique en faisant de même sur les installations nucléaires israéliennes. L’impasse dans laquelle se trouve la coalition, voire l’absence de victoire qui se profile (une défaite ?...), pourrait conduire aux pires extrémités surtout lorsque l’on constate que l’arsenal balistique iranien semble réserver des surprises.
Mettons cependant de côté cette tentative de bombardement sur Diego Garcia qui pour l’instant ne repose que sur les déclarations américaines et qui pourrait être une manipulation des américains visant à prouver aux Européens qu’ils peuvent être ciblés étant à portée et donc qu’ils doivent s’engager dans une guerre plutôt mal partie. Cette guerre décidée avec légèreté et conduite de manière brouillonne et dispendieuse est une catastrophe économique mondiale. On dit merci qui ?


et
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