Pas une journée sans une interview d’Emmanuelle Franck, l’avocate de Cédric Jubillar, qui vient de prendre trente ans ferme en première instance, malgré la plaidoirie, semble-t-il, historique, extraordinaire, magnifique, de son avocate Emmanuelle Franck. Mais pourquoi cette soudaine emmanuellemania, médiatique, s’entend ?
Il y a beaucoup d’avocats en France, 72 000 au dernier recensement, une profession qui s’est féminisée : 57 % des avocats sont des avocates. Est-ce la raison pour laquelle la justice déraille ? N’exagérons pas : tout vient du croisement entre la panthéonisation de Me Badinter, type totalement surévalué et porté au pinacle de la république pour d’obscures raisons que nous nous interdisons d’analyser, et le travail de sape des loges depuis 250 ans. Donc les femmes n’y sont pour rien. Elles colonisent juste une profession dévaluée, politiquement, moralement et populairement.
Le fait de sortir Emmanuelle du lot nous semble, même si nous souffrons d’un léger biais sexiste, dû à son physique, plutôt qu’à des qualités professionnelles, puisqu’elle a perdu – ou ses clients – tous ses grands procès d’assises. Cependant, reconnaissons qu’elle défend des causes perdues d’avance, forcément indéfendables. D’autres diraient qu’elle se fait de la pub sur des drames humains, mais bon, débat bateau. Comme dirait un type dont on a oublié le nom, le médecin soigne les gentils et les méchants, eh bien l’avocat c’est pareil.
« Ce stress est nécessaire », ose la belle
avec son charmant cheveu sur la langue
On voit Emmanuelle et son minois attrape-mecs partout, sa chevelure ébouriffante la faisant remarquer à des kilomètres. La télé, sur des critères quasi racistes – on met une belle en avant et on oublie les moches ou les quelconques –, se jette sur cette image valorisante de la justice, à un moment où le pouvoir verse dans le totalitaire. Apportons notre petite pierre dans la gueule du Système avec la profession de foi de Vanessa :
Vanessa Langard (résistante et mutilée, gilet jaune) a raconté son combat contre l'État.
La police a collé des balles de Flash-Ball sur les portes des mutilés"
Via https://t.co/w5qe5I4xpW pic.twitter.com/nKR98ZdkXS
— Sined Warrior (@SinedWarrior) December 28, 2025
Elle est où, la justice, là ? Et les flics et les médecins qui ont persécuté cette noble femme, ils n’ont pas honte ? Il y a des gros mots qui se perdent. Aujourd’hui, la justice est une vieille pute qui rend des sentences en fonction du rang social de ses clients. Pareil pour la police, capable de mettre en joue des agriculteurs, jamais des banksters.
En France, pendant que nos politiciens profitent de leur vacances, verser du lisier devant un organe de presse, propriété d'un proche d'Emmanuel Macron, vaut désormais d'être mis en joue par les forces de l'ordre.
Pour rappel, La Dépêche du Midi appartient à Jean-Michel Baylet. pic.twitter.com/rozpBHiVf6
— Juan Branco (@anatolium) December 28, 2025
On sent qu’on n’est pas loin du dérapage qui va mettre le feu aux poudres, comme en Tunisie en 2011. Ça sent le printemps arabe français !


et
!






